Dave Brubeck avait accédé au rang de légende dans son pays d'origine, où il s'est produit en concert devant chacun des président
Le pianiste américain était devenu l'icône d'un jazz consensuel qui a suscité la ferveur du public et le scepticisme de certains puristes.
Dave Brubeck avait accédé au rang de légende dans son pays d'origine, où il s'est produit en concert devant chacun des présidents depuis John Kennedy.
Après la Seconde Guerre mondiale, il approfondit son savoir-faire auprès du compositeur classique français Darius Milhaud, avant de lancer sa carrière en 1947 à San Francisco au côté de celui qui deviendra son plus proche complice : le saxophoniste Paul Desmond, dont le son chaud sera la marque de fabrique de leur quartette.
Avec Joe Morello (batterie) et Eugene Wright (contrebasse), ils connaissent la consécration en 1959 avec Time Out, premier album de jazz à s'écouler à plus d'un million d'exemplaires. Bâti sur des rythmiques inhabituelles, l'opus recèle deux morceaux d'anthologie : Take Five, composé par Desmond, et Blue Rondo a la Turk, signé par Brubeck lui-même. Le succès est planétaire et ne se démentira pas avec les années. Aujourd'hui encore, environ 60.000 exemplaires de "Time out" s'écoulent tous les ans.
Malgré le succès international, Dave Brubeck avait su rester humble. Interrogé par une chaîne de télévision américaine sur sa rencontre avec son idole Duke Ellington, il avait lâché : "Il était tellement plus important que moi. Il méritait d'être le premier."
