Lune du 31 décembre... Clint Eastwood, dernier film...
Merci à Leo pour avoir mis sur son blog cette belle lune de la saint-Sylvestre.age du 31 décembre 2009 éclipse lunaire prise à Saint Bonnet de Mure (France) à travers les nuages de Nice. Informations chniqueelevue TV76 équipée de 0.8x correcteur avec un Canon 40
FRANCE
31 décembre 2010
Admirative de Clint Eastwood, le réalisateur comme l'acteur.... Parce que ses derniers films sont des chefs-d'œuvres qui m'ont bouleversée, sans jamais tomber dans le pathos, je ne peux que conseiller ce dernier film s'il est dans la même veine que :
SUR LA ROUTE DE MADISON (1995)
MILLION DOLLAR BABY (2004)
GRAN TORINO (2009)
et tous les autres ! La filmographie de Clint Eastwood est impressionnante.
Quand il sort de prison, ce 11 février 1990, après trente ans d'enfermement, c'est le premier choc qui le heurte. De sa voiture, Nelson Mandela voit sur sa gauche des gamins qui courent pieds nus dans un terrain vague derrière un ballon rond. Tous Noirs. De l'autre côté, un superbe terrain engazonné où l'on se fait des passes avec un ballon ovale. Entre Blancs.
La Coupe du monde de rugby, que son pays doit accueillir en 1995, sera le symbole de cette unité. Il veut faire gagner les Springboks, alors que cette équipe fait de la figuration dans la hiérarchie internationale. Il trouvera en François Pienaar, capitaine blanc de la formation, un porte-parole zélé et convaincu qui partage son point de vue.
Pour incarner Mandela, un saisissant Morgan Freeman. Le réalisateur Clint Eastwood lui offre le rôle d'une vie. Au-delà de la ressemblance physique, l'acteur apporte dans sa composition du président Mandela une ferveur, un enthousiasme et une authenticité de tous les instants. Avec, pour lui donner la réplique, un Matt Damon lui aussi très en phase avec un modèle auquel il apporte une chaude humanité. Troublé puis épaté par la démarche du chef d'État.
C'est une histoire comme Hollywood aime à les écrire, tant elle cultive le bon sentiment. Sauf qu'ici tout est vrai, jusqu'au happy end final. Mais les dessous de cette victoire annoncée auraient mérité d'être fouillés dans une certaine subtilité. Passe encore que les séquences sportives soient filmées d'une caméra assez quelconque. De l'admiration à l'hagiographie, cherchez la nuance. C'est sur le fond que Clint Eastwood se laisse déborder par son enthousiasme. Mais il nous le fait partager. 2 h 12. (L'Ouest Républicain)
Souvenir, Cannes 2005

