samedi 2 janvier 2010

Pour moi je traîne et souffre plus patiemment dans ma solitude, que quand j'étais obligé de grimacer devant les importuns...

Lettre A M.V... A l'Hermitage le 4 avril 1757. Votre lettre, mon cher concitoyen est venue me consoler dans un moment où je croyais avoir à me plaindre de l'amitié, et je n'ai jamais mieux senti combien la vôtre m'était chère. Je me suis dit : je gagne un jeune ami ; je me survivrai dans lui, il aimera ma mémoire après moi ; et j'ai senti de la douceur à m'attendrir dans cette idée. Il est vrai, mon ami, que j'espérais vous embrasser ce printemps, et que je compte avec impatience les minutes qui s'écoulent jusques à ma retraite... [Lire la suite]
Posté par bichau à 18:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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