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Le cool week-end à Manu.

Sacré week-end, tout de même, surtout pour Macrouille! Beau 14 Juillet, d’abord, rien à dire, une chouette réussite à porter au crédit de notre petit Présipède bien aimé. Déjà, Trump, comme coup de buzz ça valait son pesant de langoustes julesverniennes. On n’a parlé que de cela dans les chaumières du monde entier, avec des avis certes divergents, selon la vigueur relative des sentiments macronophiles et trumpophobes, les premiers l’emportant majoritairement en Franchouillie, vu la cote d’amour encore très élevée de notre nouveau chef de l’État et accessoirement des Armées. Sur ce dernier point, d’ailleurs, reconnaissons qu’il se lève la peau du zob afin que nul n’en ignore. Nous en trouvons pour preuve le « recadrage » du Général d’Armée Pierre de Villiers, frère de Philippe, remis publiquement à sa place: « je suis votre chef, na! Et je fais ce que je veux, re-na! ». Que le général en question, gentilhomme dont les états de service le placent moralement très au dessus des rodomontades d’un blanc-bec arriviste à succès, apprécie ou non, force restera à la Constitution et aux impératifs démago-budgétaires d’un Président un peu acculé (confondons pas, siouplait) par Bruxelles.  En tant que Chef d’Etat Major des Armées, Pierre de Villiers devra s’écraser ou se démettre. J’espère au moins qu’il choisira la seconde solution car la perte d’un big-boss militaire me semble moins irréparable que la soumission de celui-ci aux caprices d’un enfant gâté, fût-il d’essence jupitérienne. Cela dit, très joli défilé! O.K. je ne l’ai pas regardé, faut pas déconner, mais tous les media l’ont seriné sur tous les tons, ça me suffit, pas vrai? Et puis, pour en revenir, la réception des Trump: un coup de maître! C’est tout de même autre chose que Sarko accueillant Kadhafi ou Hassad. D’accord, il a mauvaise presse Donald, c’est bien le cas de le dire, mais Macron efface tout, au moins pour la parenthèse enchantée d’une visite parisienne. Quant à Melania, reconnaissons qu’elle fait plaisir à voir, une vraie souveraine. Et puis ils ont au moins quelque chose en commun, les deux couples: la différence d’âge…Bref, tout cela fleurait bon le glamour ainsi que l’alliance indéfectible de Marianne et de l’Oncle Sam. On verra sous un délai raisonnable Bribri et Manu à Washington, à moins que cela ne se passe en Floride, comme pour le Chinetoque, question de marketing…

L’après-midi, l’évènement se produisait à Nice. Belle occase, encore, pour le Grand Chef Macreuse de  s’attribuer le beau rôle en arrachant à tous les trous de balle de la tribune officielle, les larmes de crocodile qui font si bel effet dans le paysage politico-mediatique. Tous ces connards qui ont contribué à créer les conditions du désastre étaient là, émus, éplorés, pleins d’amour et d’affliction en regardant monter au ciel les petites baudruches symbolisant connement les morts de l’an dernier. Macron et tous ses subordonnés n’ont évidemment pas manqué d’appeler à la rescousse les Valeurs de la Républiques, celles à qui nous devons peu ou prou la présence de Mohamed Lahouaiedj Boulel en France, l’an dernier, alors même que sa conduite eût justifié depuis des années une expulsion pede militari (voir ici ). Mais bon, on s’en fout, ça faisait si joli, vu de drone, Liberté-Egalité-Fraternité sur la Promenade des Anglais, la fière devise républicaine, constituée de plein de petits carrés assemblés, bleus, blancs et rouges portant les noms des personnes assassinées par l’islamiste au camion. Les cinq-cents blessés, dont certains estropiés à vie, les milliers d’enfants traumatisés pour toujours par le spectacle épouvantable du massacre des innocents au nom d’Allah, j’ignore ce qu’ils ont pu penser de la jolie commémoration Macrono-Estrosienne. La plupart, sans doute, a du apprécier l’intérêt momentané que leur ont porté les Grands de notre petit monde en cette étouffante journée d’été sur la Place Masséna. D’aucuns, toutefois, choisirent de rester chez eux pour s’éviter, j’imagine,  le spectacle des hypocrites de haut-vol, ainsi que la rencontre, à chaque coin de rue, des barbouzards salafistes et autres fatmas voilées, lesquels nous rappellent, au cas ou nous essaierions de l’oublier, la menace permanente qu’il nous incombe d’assumer sans rien dire. Il en est des cérémonies mémorielles comme de tout le reste, dans notre belle Démocratie, on trouve, d’un côté, ceux qui hurlent avec les loups afin de tirer quelques marrons du feu et de l’autre ceux qui avalent les couleuvres, ferment leurs gueules et slaloment tant bien que mal entre les emmerdes, les humiliations, les avanies et les envahisseurs de tout poil. Le 14 Juillet, anniversaire de cette grosse pantalonnade que fut la Fête de la Fédération, restera pour toujours le symbole flamboyant du piège à cons républicain. Mais c’est aussi, ce qui revient à peu près au même, une superbe occasion pour les populations de nos banlieues de se rappeler au bon souvenir des media, lesquels auraient parfois tendance à les oublier, volontairement sans doute. La douce nuit n’a pas failli à ses promesses avec près de neuf-cent voitures incendiées. Sans compter tout le reste des incidents non comptabilisés, faute de place, dans les colonnes de nos baveux. Manque de pot, le petit incendie de poubelles de Sevran a bien fini par s’imposer à nos folliculaires malgré leur réticence à évoquer cette sorte d’incivilité susceptible d’effrayer le bourgeois. Il faut dire que l’affaire prit hélas mauvaise tournure dans la mesure où le sale flic agressé à la barre de fer par une horde de Chances Pour la France assoiffées de sang, n’a trouvé d’autre issue pour sauver sa peau que de flinguer un « jeune » à bout portant, ce dernier se trouvant entre la vie et la mort dans une chambre voisine de celle où son assassin de brigadier tente de récupérer de ses blessures. L’IGPN procède, bien sûr à son enquête aux fins de déterminer la responsabilité du fonctionnaire de police. Ce dernier eût sans douté été bien inspiré de se laisser lyncher à mort, vu le risque d’embrasement des banlieues que son manque de sang froid inflige à notre beau pays en ces temps estivaux si propices aux émeutes… Ne l’oublions pas, le 14 Juillet c’est la date de la prise de la Bastille par la populace, abjecte autant que manipulée, des bas-fonds de Paris: les illustrissimes « Sans-Culottes »…

Cela dit, soyons justes, Macronou n’a pas manqué, ce Dimanche, l’occase d’une autre commémoration, celle du Vel d’Hiv’, pour remettre un peu les pendules islamiques à l’heure. Les trois- quarts de siècle qui nous séparent désormais de la grosse rafle de 42, la solidarité rotschildéenne et l’aide efficace de notre désormais ami Trumpinet, ont décidé Netanhiaou a faire un saut à Paris, dans la plus extrême discrétion -diable, il prend autant de risques que s’il se pointait incontinent dans la Bande de Gaza- afin de recevoir l’hommage de la Nation Française honteuse et repentante d’avoir réalisé ce que l’occupant Allemand exigeait d’elle, vaincue et subjuguée. Et Macron, en effet, de bien en remettre une couche sur la responsabilité française à l’intention d’un « cher Bibi » aussi surpris des familiarités macronnesques que le Prince de Monaco des gaffes protocolaires (1) de notre chefaillon adoré. Mais ce dernier,  emporté par son désir de plaire au Peuple Élu -la venue du Patron d’Israël apparaissant à cet égard comme une occase sans équivalent- s’est fendu d’un « Nous ne cèderons rien à l’antisionisme, forme réinventée de l’antisémitisme » dont le caractère novateur mérite de se voir ici souligné. C’est en effet, à ma connaissance, la première fois que la haute diplomatie franchouille prend ainsi fait et cause contre la tendance de fond qui, dans ce pays, sous-tend la pensée gauchiarde depuis quasiment l’après-guerre. Il était de bon ton, jusqu’à présent, d’abhorrer l’anti-sémitisme tout en vilipendant les Sionistes. C’était vachement pratique et en plus ça permettait de se sentir proche des braves « jeunes » banlieusards attachés à l’extermination des Juifs, certes, mais surtout à la disparition d’Israël, ce qui occultait le premier aspect de la question tout en rendant à l’amour du Feddayin, combattant du droit des peuples et de la justice fondamentale, sa justification première de solidarité contre toutes les oppressions. Et voilà Macrounette qui ferme la porte, dites donc! Qui va chercher Sarah Halimi, torturée et défenestrée par lesdits « jeunes » et même Ilan Halimi (tiens décidément) horriblement massacré par les mêmes! Sans compter les victimes juives de Mohamed Merah et de Coulibaly!  Tout ça sur le compte de l’anti-sionisme! Alors merde, on va faire quoi maintenant? Ce n’est pas en évoquant, comme-ça, histoire de marquer le coup, le nom du Marocain Bouaram, soi-disant noyé dans la Seine par le Front-National voilà vingt deux ans, qu’il va nous refaire la cerise, le divin Emmanuel! Des vacheries comme celle-là ça va produire des ravages chez les post-soixante-huitards, c’est moi qui vous le dis! Je ne vous parle même pas de la conférence de presse des deux personnages qui se congratulèrent mutuellement dans le grand salon de l’Élysée. Un joli moment d’amitié au cours duquel on nota cependant d’imperceptibles subtilités, le petit Manu évoquant timidement une solution du conflit palestinien à deux états « avec Jérusalem pour capitale » -on ne sait pas trop si ça vaut pour les deux, ou un seul, et lequel, mais j’ai probablement mal compris- et le chéri Bibi invitant pour sa part Macrounet à lui rendre visite dare-dare « à Jérusalem »! Je ne suis pas certain que de telles démonstrations d’amitié mettent en joie nos quartiers sans-cible, mais en tout cas, la République et surtout son Présidenticule, sortent avec les honneur de ce week-end commémoratoire autant que festif. Vive Macrouille, vive la Révolution et les bals des pompiers et, surtout, prompt rétablissement au petit « jeune » de Sevran…ça vaudrait mieux…

Bonne semaine à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.

NOURATIN

(1) Le 14 Juillet, à Nice, Macron a cité Bébert de Monaco, présent dans la tribune, quasiment en dernier, juste avant l’ultime « mesdames-messieurs » destiné au vulgum pecus.

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