Et si l’Élysée avait tout « macronisé » ?

 

Plus le temps passe, plus l’échéance électorale approche et plus les pièces du puzzle diabolique se mettent en place.
Il y a dans cette commedia dell’arte un ou deux acteurs principaux et beaucoup de figurants qui commencent à comprendre qu’ils ne sont là que pour donner le change.

1er décembre 2016, Francois Hollande, accessoirement président de la République mais avant tout ex-premier secrétaire du Parti socialiste, réalise que les carottes sont cuites, non seulement pour lui, mais aussi et surtout pour son cher parti qui ne se remettra pas de ces cinq années catastrophiques.

Il annonce son retrait et laisse les prétendants à sa succession se battre entre eux.
Une brochette de ténors et de seconds couteaux s’étripent au cours de la primaire dont Hamon sort vainqueur.
Dans le même temps, Emmanuel Macron annonce sa candidature hors les murs.

Hollande observe, fait mine d’être contrarié, tance pour la forme la démarche de son ancien protégé. Hamon est tranquille car il se croit adoubé par son Président socialiste et pense que le trublion Macron va exploser en vol dans un avenir proche.
Mais il ne sait pas qu’il n’est qu’un faire-valoir dans cette course arrangée d’avance par un Président socialiste dont il ne porte plus les couleurs car celles-ci sont tellement fanées qu’il a fallu trouver un autre cheval plus présentable pour donner le change.
Le fil de la couture qui tient tout l’ensemble est d’abord de la même couleur que son nouveau favori, gris comme l’air du temps d’hiver !

Hamon continue de cravacher mais est scotché à 15 % d’intentions de vote.