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Les médias aux ordres de Macron nous abuseront-ils encore longtemps. Sans programme, sans structure mentale ou civilisationnelle, Macron est surtout le plus illégitime qui soit ! D’où sort-il ?

On nous propose Emmanuel Macron. Jamais on ne vit candidat plus artificiel que celui-ci. Depuis sa démission, chacun cherche en vain son programme et ses idées. Depuis quelques semaines, chacun peut juger de ses rêves intimes à partir de ses propres déclarations : une France qui ne s’incarne pas dans une culture (discours à Lyon, le 5 février), une France coupable de crime contre l’humanité par la colonisation (déclaration le 14 février, à Alger). On devrait lui conseiller d’écouter le peuple algérien et tous les peuples africains.

 Beaucoup disent, ô combien ! c’était mieux du temps des Français.  Et s’il ne peut écouter un peuple étranger pas plus qu’il n’écoutera le peuple illettré des Françaises (déclaration, alors qu’il était ministre, faite à Europe 1 le 17 septembre 2014) ni le peuple alcoolique du nord de la France (14 janvier dernier, lors d’un déplacement)… Eh bien ! Que celui dont Mélenchon dit qu’il traite les gens comme des domestiques écoute des autorités autochtones tel Kofi Yamgnane.  

 Ce dernier disait, en mai 2010 sur LCP, que les Togolais mesuraient combien c’était mieux du temps des Blancs. Sans programme, sans structure mentale ou civilisationnelle, Macron est surtout le plus illégitime qui soit !  D’où sort-il ?  Qu’a-t-il accompli comme grand œuvre qui justifie qu’il ose se présenter ?  Fut-il un grand ministre de la République ? Il ne fut que ministre de second rang durant deux courtes années.  Un grand penseur de l’Université ?  Il fut nommé professeur à l’université de Berlin il y a trois ans.

 Un grand militaire de la nation ?  Il n’a jamais servi sous les drapeaux. Un grand homme de science de l’Académie ?  Jean d’Ormesson ne nous a pas présenté sa candidature et il n’aurait pas plus entamé sa tournée des visites aux habits verts. Aurait-il été un grand homme politique ?  Un leader de parti ?  Non. Rien ! Rien de tout cela.

 Modeste énarque, pas plus expérimenté à l’art oratoire qu’à l’administration de l’État, tâcheron à la verve feinte et mal jouée, sans bagout et sans verbe, ce piètre orateur qui est tout sauf un tribun est l’artifice d’une ligue financière qui veut maintenir ses privilèges.
 

Elle lui offre sans limite ses antennes afin que la classe médiatique continue elle aussi de participer de l’oligarchie au point que la presse elle-même se fasse l’écho d’une mansuétude complice – L’Huma : « La macronite de L’Express, 30 novembre 2016″ : « L’Express pousse son dossier jusqu’à sa rubrique Passions mode pour mettre en scène l’ancien ministre. »

 

Sans structure intellectuelle, politique et philosophique, Macron n’est rien. 

Rien d’autre que le play-mobil d’une bande de banquiers avides de sucer le sang d’un peuple qui achève sa décomposition.
N’ayant ni la fortune d’un Trump qui le rendrait libre, sans parti ni trésor de guerre, il faut bien que l’argent nécessaire à la campagne lui vienne de quelque part.
Aussi Macron est-il le candidat tenu en laisse.
La réponse d’Adalbert de Périgord à Hugues Capet lui sera souvent rappelée : « Souviens-toi qui t’a fait roi ? »

Son mouvement n’est pas En marche ! mais bel et bien En laisse !
Il éclatera comme une bulle quand les gredins qui le soutiennent se battront entre eux.
Souvenons-nous de cette laisse s’il parvient au second tour.

Bertrand du Boullay

 

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Ce peuple a montré à de multiples occasions combien il n’aime pas qu’on le trompe en lui bourrant le crâne.   

BFM TV n’est vraiment plus la télé à regarder. L’influence, que ses propriétaires ont sur les rédactions de celle qui se veut être la première en audience, est remarquable ! Marianne a relevé que, depuis les quatre derniers mois, Macron, le chouchou de Drahi et de ses potes millionnaires, a eu droit à 426 minutes de direct alors que l’ensemble de ses concurrents a eu droit à 440 minutes : 182 pour Fillon, 135 pour Mélenchon, 63 pour Marine et 60 minutes pour Hamon – à savoir, pour les deux derniers, la seule diffusion d’un de leurs meetings…

 Et sur le même plateau de BFM TV, samedi soir, j’entends deux journalistes du Point et de L’Express, soutenus sans doute par le lecteur de prompteur de la station, affirmer que tout cela est un complot que de penser que Macron est favorisé.

 Le FN, soulignent nos trois confrères, a la culture du complot, c’est bien connu. Complots médiatique et judiciaire qui sont, pourtant, incontestables. Ne serait-il pas plus correct, chers confrères, d’avouer que vous êtes financés tous les trois par l’argent de la haute finance, celui de Patrick Drahi et François Pinault, tous deux soutiens du jeune Manu ?

 Est-il utile de répéter que Patrick Drahi, dont les dettes ne s’élèvent qu’à 50 milliards (on ne prête qu’aux riches, n’est-ce pas, MM. les banquiers ?), n’a acquis le groupe SFR que grâce à l’intervention personnelle d’un certain ministre de l’Économie dont je ne vous ferai pas l’injure de vous donner le nom – celui que vous entendez du matin au soir.

 La cerise sur le plateau d’En Marche ! est la nomination de Bernard Mourad comme conseiller financier du candidat.  Mourad, patron d’Altice Media Group, propriétaire d’un empire médiatique, racheté par SFR/Drahi, ami de quinze ans de Macron, a, en effet, été détaché auprès de son vieux copain pour toute la durée de la campagne.  Et n’oublions pas le transfert de Guillaume Dubois, directeur de BFM TV, à la direction de L’Express.

 Et on voudrait nous faire croire que la pub gratuite faite à Macron n’a rien à voir avec quelque favoritisme… Une pub qui s’est transformée en des dizaines de couvertures de magazines et des heures de télé…

 Pour le bourrage de crâne, on ne pouvait mieux faire, et comme Hollande a institué que la campagne officielle contrôlée par le CSA ne commencerait que deux semaines avant le premier tour, le… tour est joué !

Mais le scandale risque d’éclater à la figure du sémillant candidat. Enfin, si la Justice se fait tout à coup impartiale dans cette campagne présidentielle. Car, qui a accordé à Patrick Drahi le droit de racheter SFR et de constituer un empire médiatique considérable ?  Un droit que seul Bercy peut accorder pour le rachat d’une société de télécom et qu’Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Économie et du Redressement productif, avait refusé à Drahi.

Mais trois mois plus tard, en septembre 2014, Macron arrivait à Bercy et revint sur le refus de son prédécesseur. On suppose, sans rire, que Drahi lui sera redevable à jamais… Ainsi va la politique des gredins. Ainsi le veut le système dont Emmanuel Macron se défend d’être l’un des plus illustres représentants. Ainsi pense-t-il tromper le peuple français sur sa véritable personnalité.
Mais ce peuple a montré, à de multiples occasions, combien il n’aime pas qu’on le trompe en lui bourrant le crâne. 

Floris de Bonneville

Voilà celui qu’il vous faut :
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 Euh… Bon, passons et n’en parlons plus…
 Voilà celle qu’il vous faut :
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Euh… On en reparlera plus tard…
 Ah ! Voilà celui qu’il vous faut :
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Euh… On a dit ça, nous ? Non. Vous vous êtes trompés…
Voilàà ! On a rajeuni le stock ! Celui-là, on vous l’a spécialement construit pour répondre à la demande ; il répond exactement à ce que vous demandez. C’est parfaitement validé par les études de consommation et les pubs à la télé :
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Comme chaque fois, suivez bien les conseils de nos experts;