« Je n’ai pas de résidence secondaire actuellement disponible. » François Hollande

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Caché par des arbres centenaires, protégé par des dizaines de caméras à infrarouge, le petit palais est invisible. Ce qui se trame au fond du parc de Versailles nous échappe : la royauté a des charmes que la démocratie ignore…
Ceux qui ont été invités à La Lanterne affectent d’avoir tout oublié. François Hollande lui-même, pourtant prolixe, fait répondre qu’il peut parler de tout, tout… sauf de La Lanterne, le lieu le plus secret de la République.
Quand ils s’y installent, nos élus se croient à l’abri des regards. Maîtresses, courtisans, copains, chanteurs, argent liquide et toiles de maître, ils s’adonnent ici à mille caprices, abusent de leurs privilèges et s’enivrent de ne pas avoir à rendre compte.
Dans ce décor charmant, les personnages s’appellent Cécilia et Carla Sarkozy, Valérie Trierweiler et Julie Gayet, François Mitterrand, Jacques Chirac, André Malraux, sans oublier les jardiniers, serveurs, cuisiniers et gardes du corps. Les réveillons du président, les serviettes armoriées pour les amis, les visiteurs du dimanche, et les draps blancs froissés au petit matin… Cinquante ans de vie politique française dévoilés.

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La garçonnière de la République :  LES REVEILLONS DE FRANÇOIS HOLLANDE

Les amis de Thomas Hollande, le fils aîné du Président, ont l’habitude. En arrivant à La Lanterne, ils passent en cuisine saluer le personnel de l’Élysée, qui les régale, puis ils prennent possession de leurs chambres. Sur leurs lits les attendent, pliées avec soin, les serviettes de bain aux armoiries de la présidence. Leurs valises défaites, ils se retrouvent autour de la piscine et, allongés sur les transats blancs, goûtent aux boissons que leur propose un domestique en livrée. Dans un salon, travaillant à l’écart, François Hollande lit, écrit, téléphone. Thomas et ses copains ne le voient qu’à l’heure des repas. Le plus souvent, ils déjeunent dehors, faisant eux-mêmes passer les plats, tant ici le Président apprécie que le personnel soit moins nombreux – de cinq à six personnes tout de même – et tenu à distance. Entre le plat et le fromage, les invités se lèvent, rapportent les assiettes à l’office puis se rassoient en attendant que leur soit présenté le dessert. Au dîner, ils n’ont pas à quitter leur fauteuil – la simplicité a ses limites –, le maître d’hôtel fait le service, « à la française » comme l’exige le protocole.

 

La première fois qu’ils sont reçus dans la résidence de villégiature du chef de l’État, ces jeunes gens sont invités à la visiter. Sans piper mot, ils s’étonnent que le maître de maison conserve les écrans plasma gigantesques posés sur des consoles par le précédent occupant, Nicolas Sarkozy. Pas besoin d’être conservateur des monuments historiques pour trouver que ces télévisions troublent l’harmonie du pavillon XVIII e. Il est amusant de noter que François Hollande, qui n’eut de cesse, lors de sa campagne électorale, de se démarquer de son concurrent, endosse, une fois élu, l’intégralité de son héritage versaillais. Alors que son prédécesseur scandalisa en s’arrogeant la demeure, jusqu’alors attribuée – depuis que le général de Gaulle en décida ainsi – au Premier ministre, François Hollande ne rétablit pas la tradition, il prolonge et savoure le caprice, échangeant avec son chef de gouvernement La Lanterne contre le château de Souzy-la-Briche. Un amical tour de passe-passe, suivi d’aucune mise en ordre budgétaire. Afin que Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls puissent s’y délasser décemment le week-end, la demeure, défraîchie par les ans, est rénovée. Si le Premier ministre nantais ne s’y plaît guère – il n’y séjourne que deux fois –, en revanche, l’élu d’Évry paraît aimer cette folie XIX e, ceinte d’une pièce d’eau alimentée par la rivière La Renarde. La propriété de trois cents hectares est située dans l’Essonne, son fief électoral, et il n’est pas rare d’apercevoir le samedi soir un cortège de voitures officielles s’y faufiler en entrant non pas par le portail principal mais par une entrée plus discrète, à l’arrière du domaine.

 

Si François Hollande apprécie le legs sarkozyste, il en profite conformément à son caractère, établissant à son tour un étrange mimétisme entre sa façon de gouverner et celle d’habiter cette singulière maison. Sous son mandat, La Lanterne est verrouillée, il n’y reçoit qu’exceptionnellement ses ministres, jamais aucun syndicaliste, aucun patron d’entreprise publique, aucun chef d’État étranger. La gentilhommière n’est pas ouverte aux séances de travail ni aux rendez-vous politiques. Elle lui sert de refuge. Une grotte dans laquelle cet homme aux affects noués s’enferme et disparaît. Il n’est nul autre endroit où ce père de famille puisse passer du temps avec ses quatre enfants. Ne disposant d’aucun logement personnel dans la capitale, le Président possède certes une villa à Mougins, dont il est l’unique propriétaire depuis sa séparation d’avec Ségolène Royal, mais celle-ci étant située sur les hauteurs de Cannes, il est malcommode de s’y échapper une journée. Sans domicile fixe, à l’instar de son prédécesseur, le Président savoure la gentilhommière versaillaise, unique habitation dans laquelle il peut échapper aux pesanteurs de l’Élysée et sans toutefois renoncer à ses services. De toute la fratrie, celui qui passe le plus de temps auprès de lui est Thomas, avec lequel il partage le goût de la politique. Les amis du fils aîné se souviennent en riant de cet après-midi durant lequel ils écrivent le discours de mariage d’un proche, dérangés par les conversations de Thomas et son père. Il est alors question du départ du gouvernement d’Arnaud Montebourg et des avantages et inconvénients d’une nomination d’Emmanuel Macron, le banquier, à Bercy. Thomas Hollande a un avis sur ces questions et c’est avec lui que son père évalue ces choix.

 

Valérie Trierweiler adore La Lanterne. Tandis qu’à l’Élysée « la première journaliste de France », comme elle suggère avec une maladresse confondante qu’on la désigne, se sent épiée, dans la résidence de Versailles elle savoure le murmure des arbres, la petitesse relative de la maison, confiant s’y croire revenue dans la campagne angevine de son enfance. Dans le parc, la compagne du président de la République parcourt parfois jusqu’à trente-sept kilomètres d’une traite à bicyclette, jusqu’à l’épuisement, intimant à son corps l’ordre de demeurer svelte. Au mois d’août 2013, elle organise un dîner pour « François » avec Michel Sapin, sa femme la journaliste Valérie de Senneville, et Stéphane Le Foll ; ils sont cinq à chanter « joyeux anniversaire » pour les 59 ans du Président. Cet été-là, Valérie Trierweiler sent que son couple s’étiole et enrage que, durant leur semaine estivale à La Lanterne, son compagnon reparte quatre fois à Paris. « Travailler à l’Élysée », lui dit-il.

 

Sous François Hollande, La Lanterne est un pavillon de réveillon, tant il n’est guère qu’à la Saint-Sylvestre que le maître des lieux en partage les charmes, réunissant, peu ou prou, chaque année les mêmes convives, ces derniers épousant avec souplesse les soubresauts de sa vie sentimentale. En cette fin décembre 2013, le Président et Valérie Trierweiler reçoivent ainsi Manuel Valls et sa femme Anne Gravoin, violoniste et chef d’orchestre, Michel Sapin et son épouse, l’acteur Gérard Jugnot et sa compagne Saïda Jawad, productrice de films et amie de Valérie, et François Bachy, ancien journaliste de TF1, un ami de Valérie qui, six mois auparavant, a été nommé directeur de la communication de la Caisse des dépôts et membre des comités de direction de la banque d’État. La soirée est animée, le menu raffiné, les vins succulents. Saïda Jawad, vêtue d’une robe courte, égaie l’assemblée en dansant à l’orientale, elle essaie même de convaincre le Président d’imiter ses déhanchements, mais cette gestuelle ne convient guère à l’ancien élève de Saint Jean-Baptiste de La Salle, qui rit un peu jaune. Valérie Trierweiler photographie à tout-va – François et Saïda dansant, François des langues de belle-mère dans les cheveux, Michel Sapin la tête sous les cotillons, et bien d’autres saynètes –, immortalisant ces instants où l’on ne se tient plus tout à fait comme il faudrait. Des photos conservées dans son téléphone, en compagnie de beaucoup d’autres, tout aussi potaches, et de centaines de textos, dont ceux de François, mais aussi ceux, nombreux, de l’épouse de Michel Sapin. Un arsenal de secrets conjugaux.

 

Quelques jours après ce réveillon, le 10 janvier, le magazine Closer publie des photos de François Hollande, casque de moto sur la tête, quittant au petit matin, à l’arrière d’un scooter, un immeuble au 20, rue du Cirque, où, à Paris, il a passé la nuit en compagnie de l’actrice Julie Gayet. Valérie Trierweiler est anéantie. Certes, elle a eu vent de cette rumeur. Lorsque pour son dernier anniversaire Nathalie Mercier, chargée de la communication dans l’équipe de campagne, et la maquilleuse Nadia lui ont apporté « de la part de François » le coffret géant de maquillage Sephora, elle a hurlé et la réservation, par leurs soins, d’une table pour le couple au restaurant Mama Shelter ne l’a pas calmée. Valérie Trierweiler s’est inquiétée de la distance de son compagnon, de ses silences, de ses absences, elle lui en a parlé. Et ce dernier l’a rassurée. Comment peut-elle imaginer qu’il ait une liaison ? A-t-elle idée de sa charge de travail ? Découvrant les photos du magazine qui laissent peu de place au doute, Valérie Trierweiler ne rend pas les armes. En colère, elle propose au président de la République « un traitement à la Hillary », comprendre un acte de contrition publique puis des excuses, suite à quoi on oubliera tout, mais surtout Julie Gayet. François Hollande ne lui répond pas, il quitte les appartements privés, où tempête la femme en disgrâce, et rejoint son bureau. Il convoque Aquilino Morelle, le priant de prendre en charge la gestion médiatique de cette crise inédite, puis Christian Gravel et Jean-Pierre Jouyet, auxquels il confie le traitement du « dossier » Valérie.

Avec l’accord du médecin militaire de garde à l’Élysée et celui du professeur Olivier Lyon-Caen, conseiller médical de la présidence, Valérie Trierweiler monte dans la voiture de Brigitte Taittinger, l’épouse de Jean-Pierre Jouyet, l’amie fidèle d’entre les fidèles de François Hollande, celle qu’il appelle jusqu’à dix fois par jour, quand bien même elle est en train de marier un de ses enfants. Brigitte Taittinger se charge de conduire la compagne du Président à la Pitié-Salpêtrière, où elle est attendue dans le service de Roland Jouvent, professeur de psychiatrie et spécialiste des troubles anxieux. Dans sa chambre, sous la garde d’un officier de sécurité déguisé en infirmier, la compagne répudiée dort, tweete, textote et reçoit des visites. Celles de François Bachy, de la journaliste Constance Vergara, de Patrick Biancone, ancien journaliste de radio devenu son chef de cabinet, de Valérie de Senneville et de l’écrivain Laurent Binet, ce dernier ignorant qu’il sera sous peu le sujet d’une querelle entre les deux Valérie, qui se disputent sa compagnie.

Après une semaine de repos, l’ex-première dame est conduite à La Lanterne, où la sert une équipe de domestiques envoyée par la présidence. La quadragénaire a réclamé de disposer de cette demeure. Elle considère en effet que la partie, certes mal engagée, n’est pas encore perdue et s’invente un scénario rassurant : lorsque François Hollande s’apercevra que la garçonnière clandestine dans laquelle il retrouvait Julie « appartient à un gangster », comme elle le répète, vindicative14, il sera furieux, s’estimera mis en danger, démentira avoir profité du lieu et – se persuade la femme trompée – rompra avec celle qui l’y attendait. Voici pourquoi Valérie tient tant à prendre ses quartiers à La Lanterne, se figurant que, logée dans un palais de la présidence, elle habite encore le cœur de son premier élu. La seule, la vraie, la légitime. D’ailleurs, répète-t-elle à ses visiteurs, si François a accepté de lui laisser son petit palais, n’est-ce pas la preuve qu’entre eux un fil demeure, résiste ?

Sept jours durant, sous l’œil des gardiens, Éric et son épouse Josyane, qui tous deux apprécient cette maîtresse de maison aux goûts simples, Valérie Trierweiler se repose, surveillée par un médecin militaire qui dort dans la chambre attenante à la sienne. Elle lit les centaines de lettres que lui ont adressées des Françaises, elle pédale un peu sur le vélo d’appartement, écoutant de la musique, souvent du Joe Dassin qu’elle aimait chanter avec « François », et elle regarde beaucoup, beaucoup la télévision. À sa table, toujours délicieuse puisque son cuisinier est celui de la présidence, la compagne en défaveur convie ses amis, qui s’amusent, rient, parlent tard, et pour certains passent la nuit là.

Durant cette semaine de convalescence, François Hollande vient beaucoup. Dès le premier week-end, il s’annonce en fin d’après-midi. Le couple à l’agonie prend le thé dans le salon vert, puis dîne dans la salle à manger, servi par les maîtres d’hôtel au complet. Puis ils se couchent, chacun dans une chambre. Le lendemain, le président de la République reste déjeuner puis, d’humeur égale, quitte la femme qu’il n’aime plus en lui donnant rendez-vous, pour discuter des modalités de leur rupture, le jeudi suivant, dans leur appartement parisien. Le samedi, il revient, apportant le communiqué qu’il souhaite publier. Entre ces passages et les négociations diplomatiques, les amis de Valérie font et défont leurs valises, attendant dans un café de Versailles que le maître de maison ait quitté les lieux pour revenir y entourer sa femme délaissée. La Lanterne, décor d’une pièce digne de Marivaux.

 

L’« épisode Valérie » clos, François Hollande continue d’apprécier la demeure. C’est dans son parc qu’à travers une mise en scène habile est rendu public, un an plus tard, son nouvel amour. Tout donne à penser que les photos ont été volées, et elles feront d’ailleurs l’objet d’un procès. Le grain est grossier, les visages un peu floutés, le lecteur devine la puissance du téléobjectif. En ce dimanche pascal, alors que toute la France se promène en famille, les photographes mitraillent le visage matinal de l’actrice, dont la chemise mal boutonnée dépasse du pantalon. Le lundi, ils captent une promenade à l’agencement soigné. Devant, hors champ, gambadent les grands fils de Julie, Tadeo et Ézéchiel, derrière leur mère qui, les cheveux lâchés, bavarde avec Brigitte Taittinger, décidément inamovible. Plus loin, les mains nouées dans le dos, François Hollande échange avec Brice Gayet, le père de sa compagne. On est en famille, recomposée, élargie. La force tranquille d’un amour qui rassemble des clans, scelle des alliances, entérine des amitiés et se promène dans la résidence officielle du président de la République. Ces prises de vue proviennent du même endroit, un arbre planté à la pointe sud du Grand Canal dans le parc du château de Versailles, un observatoire dont il eût été possible d’interdire l’accès. Ce qui ne fut pas fait.

 

Passent les femmes, demeurent les réveillons à La Lanterne, désormais célébrés autour de Julie Gayet, nouvelle maîtresse de maison qui n’a guère renouvelé le plan de table, à croire que son « amoureux », comme elle le nomme, n’a pour amis que des ministres ou des membres de son cabinet. La Saint-Sylvestre 2015 réunit les époux Jouyet, le couple Valls, Michel Sapin et sa femme, l’ancienne amie de Valérie Trierweiler. Seuls Gaspard Gantzer, responsable de la communication du Président, et sa femme Émilie Lang, chargée de la presse auprès de la ministre de la Culture, innovent par leur présence. La fête finie, les époux Jouyet embrassent François et Julie sur le seuil. Le secrétaire général de l’Élysée s’est bien amusé. Il marche jusqu’à sa voiture en chantant à tue-tête les louanges de l’excellente cave de la République et démarre sans distinguer dans la nuit noire le labrador Philae, qu’il percute. Plus de peur que de mal.

À La Lanterne, François Hollande ne sort pas. Ni baignade, ni tennis, ni footing, ni même une seule promenade dans le parc du château, pourtant magnifique, et dont il n’est pas peu fier. Recevant au palais de l’Élysée la reine d’Angleterre, le président de la République fait inviter au dîner d’État Alain Baraton, le truculent jardinier en chef du domaine de Versailles, venu en smoking et sans son épouse. Élisabeth II repartie, on sert le café. François Hollande s’approche du jardinier et lui glisse : « Tout est arrangé, vous êtes nommé à Buckingham. » Une plaisanterie, bien sûr, mais c’était dire que la reine d’Angleterre, pour ses propres jardins, aurait bien eu besoin que l’élu de la République lui cède « son » jardinier, qui officie dans le parc de « son » palais…

Emilie Lanez La garçonnière de la République

Le Premier ministre Dominique de Villepin nota qu'il y avait là « une des plus belles caves de la République ».

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Le président Normal Ier, qui passe ses vacances au château de la Lanterne (on dit aussi « Pavillon » si on ne veut pas désobliger sa Majesté qui a la modestie sensible), s'est révélé être un bâtard de sang royal dont les goûts normaux de prince de sang de la République ont trahi le sang bleu (républicain, donc) qui coule dans ses veines, le rose étant réservé à l'apparence de sa délicate peau d'aristocrate des Grandes Écoles. Sa subtile délicatesse lui permet d'honorer de sa présence cet édifice de l'Ancien Régime qui n'est que contigüe au château de Versailles.

Il est le descendant de Francisque Ier, pardon, François Ier le Florentin, qui reprit ce bâtiment tombé entre les mains de Grands serviteurs de l'État mais d'origine roturière (par exemple, Son Excellence M. le marquis de Malraux, talentueux organisateur de Pompes Funèbres qui squatta avec sa maîtresse de Vilmorin, ou encore M. le Grand Intendant Rocard dont l'austérité protestante nécessita la construction d'une piscine et d'un tennis). Tonton, affectueux surnom donné par les plus populaires de ses courtisans, fit tout réaménager pour que sa délicieuse enfant adultérine M…P… puisse y prendre ses cours d'équitation en toute discrétion sous les yeux émus de son bon Géniteur.

Puis c'est M. de Jospin, Premier Conseiller de SM Chirac Ier, et sa femme, née princesse Agacinsky, qui vinrent le week-end échanger balles de tennis et propos philosophique en profitant de l'inspiration d'une cave des plus réputées de la République.

Enfin, pour faire vite, Nicolas Ier vira son Intendant Fillon-le-Sarthois pour y poser ses bottes avec ses femmes ( mais pas ensemble : Cécilia pour fêter son sacre, puis Carla pour le repas de noces).

Et puis vint le Président normal, qui non content de reprendre le carosse royal doré à l'or fin décrié de son prédécesseur (si, vous savez bien, surnommé le Sarko One), ne tarda pas à s'empiffrer de tous les prébendes de la monarchie républicaine .Vous me direz que je suis mauvaise langue (pas tant que Saint-Simon, quand même) et que nos Élus ont bien le droit de souffler dans le luxe après tous les dévouements et le travail acharné dont ils font preuve pour augmenter nos gabelles, le nombre de nos chômeurs et faire des guerres coloniales.

Et bien pas du tout ! J'éprouve une fierté toute républicaine à voir que le programme révolutionnaire de nos glorieux Sans-Culottes est appliqué à la lettre par nos Conventionnels : les Aristocrates sont bien à la Lanterne!