Vaucluse : le violeur de fillettes écope de 15 ans de réclusion.

Et les services sociaux, incompétents, inutiles, et complices de n'avoir rien voulu voir, rien fait pendant si longtemps, 23 ans ! Encore plus coupable que cet homme, ils n'écopent de rien eux, comme d'habitude. Mais aussi, inversement, 50% d'enfants enlevés à leur famille sans nécessité.

Mon histoire des services sociaux du Vaucluse qui ont bouzillé deux enfants : unepagedevie.canalblog.com

Je vois qu'ils continuent à être co-responsables de sévices aux enfants. Dand le Vaucluse ou ailleurs, même topo. On ne voit rien, on ne fait pas son travail, paresse et irresponsabilité de ces gens payés à glander, je suis à jamais en colère contre eux. Heureusement les deux enfants de mon histoire s'en sont particulièrement bien sortis, envers et contre tous ces gens-là.

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Samedi 10/12/2016

Faits divers - Justice - Vaucluse : le violeur de fillettes écope de 15 ans de réclusion
"Je suis coupable, j'assume mes responsabilités et je demande pardon à tout le monde", a déclaré l'accusé avant que la cour et les jurés délibèrent sur son sort. Photo La Provence.
Soulagées. Les parties civiles ont soufflé, hier, en quittant la salle de la Cour d'assises de Vaucluse, heureuses de tourner une page sordide. La cour et les jurés, après un peu plus de deux heures de délibéré, ont suivi à la lettre les réquisitions de l'avocat général Philippe Guémas : Withold Bohnke, un Carpentrassien âgé de 75 ans, est condamné à la peine de 15 ans de réclusion criminelle. Acquitté pour la détention d'images pédopornographiques, il a été reconnu coupable de viols sur deux jeunes filles alors âgées de 8 à 15 ans, et d'atteintes sexuelles sur une adolescente de 13 ans. Des faits qui se sont échelonnés sur une période de 23 ans au préjudice de ces trois enfants confiés à la garde de son épouse, agréée famille d'accueil en 1990 par le Conseil départemental de Vaucluse.

Lors de son réquisitoire, l'avocat général a pointé les souffrances et le traumatisme des victimes manipulées par cet homme qui a abusé de leur innocence pour satisfaire de viles pulsions. Confiées à une famille d'accueil, elles se sont retrouvées chez des Thénardier qui faisaient du gardiennage d'enfants : "A la SPA, au moins, on aime les animaux et on leur fait faire des promenades. Elles n'avaient pas de laisse, mais il a abusé d'elles à l'occasion de randonnées, des balades qui étaient leur bouffée d'oxygène. On est dans le comble de l'horreur... Pour l'une d'elles, cela s'est passé d'une à trois fois par semaine pendant 8 ans. Le calcul, même approximatif, n'a pas de sens. C'est un calvaire."

"Je suis coupable"

L'avocat général parle d'une spirale infernale mise en place par l'accusé qui enfermait l'enfant dans le silence et la résignation. Des actes odieux, qui vont se reproduire selon le même mode opératoire au préjudice d'une autre fillette, elle aussi prisonnière d'un terrible chantage affectif. "On est dans la manipulation et la perversité la plus totale" : les faits vont se dérouler cette fois pendant 4 ou 5 ans. À des centaines de reprises. La troisième victime subira, elle, des massages qui seront des caresses malsaines. Âgée de 13 ans, elle va dire rapidement non à son agresseur, qui sera arrêté quinze jours plus tard.

La place de la défense est étroite. "La tâche est difficile", convient Me Sandra Bouix, qui souligne que son client a reconnu les faits. "Maladroitement", mais il les a reconnus. Avec ses failles, avec ce clivage pervers profond constaté par l'expert psychiatre, "il ne peut aller plus loin", plaide l'avocate, qui, par petites touches, met en lumière l'enfance sordide qui n'exonère pas l'accusé, un homme à la sensibilité à fleur de peau. "Ce n'est pas un monstre mais un homme meurtri par la vie", conclut l'avocate.

"Je suis coupable, j'assume mes responsabilités et je demande pardon à tout le monde", a déclaré l'accusé.

Bruno Hurault