On a également trouvé dans l’ordinateur de ce brillant homme d’affaires des dizaines de photos à caractère pédophile.

Le fondateur de Terra Nova tombe pour pédophilie, la presse française muette.

15811198-pedopornographie-un-ex-conseiller-de-bercy-condamne-a-londres

Pourquoi ce silence ? Est-ce pour ne pas ternir par ricochet le soleil d’Arnaud Montebourg ?

On enterre, aujourd’hui, François Chérèque, ex-patron de la CFDT et président de la « fondation progressiste » Terra Nova. Coïncidence de l’actualité, Christophe Bejach, l’un des fondateurs et ancien vice-président de cette boîte à idées du Parti socialiste, vient de tomber, à Londres, pour pédophilie. Faut-il, alors, imaginer que c’est pour ne pas troubler ce moment de deuil et de recueillement que tous les médias officiels français n’en ont touché mot ?

Christophe Bejach, 53 ans, est ce que l’on appelle une pointure (et peut-être, aussi, un « pointeur », comme on dit dans certains quartiers de Fresnes et d’ailleurs). Sa bio sur Terra Nova nous explique, en effet, que ce brillant « ingénieur et titulaire d’un MBA du Groupe HEC (ISA) a effectué une carrière orientée vers l’investissement dans des entreprises cotées ou non cotées, en France, aux USA et en Asie ». En 2012, il rejoignait l’équipe d’Arnaud Montebourg, devenu ministre du Redressement productif, en tant que conseiller sur l’Aérospatial, la Défense et l’Énergie. Mais surtout productif pour lui-même, Christophe Bejach s’est essentiellement fait connaître comme créateur de la société L’Avion, revendue à British Airways pour 68 millions d’euros.

Ce strauss-kahnien « historique » ne partageait pas, avec son mentor, que des idées. Il semblerait qu’ils avaient aussi en commun quelques connections obsessionnelles entre le cerveau et le pantalon, mais si Strauss-Kahn s’en prenait à des femmes adultes, M. Bejach montrerait quant à lui une nette préférence pour les fillettes.

En témoigne sa condamnation, le 14 décembre dernier, par un tribunal britannique à « 9 mois de prison avec sursis pendant deux ans pour un premier chef d’accusation d’offense sexuelle sur enfant mineure et trois autres chefs d’accusation pour possession de photographies d’enfants indécentes ».

Christophe Bejach s’est fait pincer par un agent de police en civil, Sadie, qui s’est fait passer pour la mère de trois fillettes de 8, 10 et 12 ans sur lesquelles il avait jeté son dévolu. Ayant acheté sur Amazon « un stock de petites lingeries pour faire des photos de nus érotiques », Bejach a « décrit ses fantasmes sexuels à Sadie, la présumée mère des filles, qui malheureusement pour lui était en fait officier de police travaillant à la surveillance de la cyber-pédophilie ». Interrogé par le tribunal pour savoir « s’il avait eu quelques intentions d’avoir des rapports sexuels avec les filles avant le rendez-vous de l’hôtel Cumberlando, Bejach a répondu “Avant d’avoir eu ces pensées : oui” », rapportent le Daily Mail et l’Evening Standard. Outre ces faits, on a également trouvé dans l’ordinateur de ce brillant homme d’affaires des dizaines de photos à caractère pédophile, dont certaines de catégorie A, c’est-à-dire « dépeignant l’activité sexuelle pénétrante ».

Christophe-Bejach

Ayant réussi à éviter la prison, Christophe Bejach devra signer « le Registre des délinquants sexuels pendant dix ans, son ordinateur a été confisqué [ndlr : pour les photos] et il devra payer £1,200 de frais de tribunaux. Il a préalablement payé une caution de £100,000 à la Cour et remis son passeport aux autorités », écrit la presse britannique.

Voilà pour les faits. Maintenant, la question qui fâche : qui, en France, a parlé de cette histoire ? Qui a écrit une ligne sur le sujet ? Aucun des médias officiels : pas un mot en radio, pas un mot sur les chaînes d’info, pas un mot dans la presse. Les seuls à l’avoir évoquée sont ceux qu’on range commodément dans la « fachosphère » : Fdesouche, Le Salon beige et TV Libertés et, dans un autre genre, le site Au féminin, qui recense les affaires de pédophilie.

Pourquoi ce silence ? Est-ce pour ne pas « gêner » les primaires de la gauche, ne pas ternir par ricochet le soleil d’Arnaud Montebourg, épargner Terra Nova, ne pas plomber davantage un Parti socialiste moribond ? Ou bien parce qu’un Strauss-Kahn + un Bejach, c’est plus qu’on n’en peut supporter de la part de cette classe politique pourrie.

source

Le passage par le ministère de l'Economie de ce diplômé de HEC, membre fondateur en 2008 de l'influent think tank proche du PS Terra Nova, était une parenthèse dans une carrière largement consacrée à la finance (Euris, Rothschild, Saint-Honoré...). Décrit comme un "compagnon de route" d'Arnaud Montebourg par "l'Express" à l'été 2012, il avait, à Bercy, participé au sauvetage du groupe pétrochimique Kem One fin 2013, relève le Lab.

Au printemps dernier, "la Lettre A" le citait encore parmi les "Bercy Boys" d'Arnaud Montebourg, un "petit commando d'élite dévoué à sa cause" formant la "matrice de sa doctrine interventionniste". Selon la revue spécialisée, il aurait même apporté sa collaboration à "l'élaboration du programme économique et industriel" pour 2017.

Christophe Bejach avait quitté la banque pour payer sa "dette à l'égard de la France", disait-il, "qui a accueilli ma famille et m'a permis de faire de bonnes études". Mais il était retourné au privé avant même la démission d'Arnaud Montebourg du gouvernement, début 2014. Quelques mois plus tard, il prenait la tête, à Londres, des actions européennes de la société d'investissement Monument Capital Group.

Il échappe aujourd'hui à la prison. Mais, contraint de verser 100.000 livres à la justice britannique (117.000 euros), il a dû remettre son passeport et a vu son accès à internet restreint. Il doit s'acquitter de 100 jours de traitement médical et 20 jours de travaux d'intérêt général, et figurera en outre pendant 10 ans sur le fichier national des délinquants sexuels.

terra-nova-gloubi-boulga


Commentaires sur On a également trouvé dans l’ordinateur de ce brillant homme d’affaires des dizaines de photos à caractère pédophile.

Nouveau commentaire