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Une prime de 2500 euros pour inciter les migrants à rentrer dans leur pays.                            

Des migrants après le démantèlement de la «jungle» à Calais.

Des migrants après le démantèlement de la «jungle» à Calais. Crédits photo : PHILIPPE HUGUEN/AFP               

Cette somme, majorée de manière exceptionnelle, pourra être touchée jusqu'à la fin de l'année 2016 par les étrangers acceptant «volontairement» de repartir, a annoncé l'Office français d'immigration et d'intégration ce mercredi.

Le gouvernement a temporairement décidé «de porter à 2500 euros le montant maximum d'aide au retour» pour les étrangers, hors Union européenne ou pays dispensés de visas, acceptant de rentrer volontairement dans leur pays, a indiqué ce mercredi le directeur général de l'Office français d'immigration et d'intégration (Ofii), Didier Leschi.

Cela représente une augmentation conséquente du dispositif en vigueur, puisque l'allocation de base de 650 euros, qui avait déjà été augmentée une première fois de 350 euros en octobre, est désormais majorée de 1850 euros, précise un arrêté du ministère de l'Intérieur daté de début novembre. Il s'agit toutefois d'une action ponctuelle, concernant uniquement le demandes faites «avant le 31 décembre», selon le texte.

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Dans le sillage du démantèlement du bidonville calaisien, l'idée est d'«augmenter significativement le nombre de départs volontaires aidés», a précisé M. Leschi, notamment pour les quelque 7000 migrants évacués de la «jungle» et logés en Centres d'accueil et d'orientation (CAO). «Les Afghans sont sans doute les plus intéressés», a-t-il ajouté, alors que 400 d'entre eux ont pu bénéficier du dispositif depuis le début de l'année - contre 19 en 2015 sur la même période.

Réinsertion

Au total, l'Ofii a procédé à 3051 retours cette année et «nous allons en faire aux alentours de 4500 sur l'année pleine, c'est-à-dire presque autant que l'année dernière», a-t-il précisé. Les candidats au retour pourront, en outre, selon les pays, bénéficier d'une aide de l'Ofii à leur arrivée pour la réinsertion sociale, l'emploi ou la création d'entreprise et ce «jusqu'à un montant de 10.000 euros». «Selon les pays, cela peut les aider à monter une petite entreprise», a assuré M. Leschi, en précisant que la réinsertion se faisait sur place avec l'accompagnement d'un opérateur «pendant douze mois». Ce pécule ne doit pas servir à financer le billet d'avion, puisque l'aide au retour prévoit aussi une aide à la préparation du voyage ainsi que la prise en charge des frais de transport...