Prévoyants, les socialistes n’attendent pas d’être virés pour se recaser

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« Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Évangile de Luc, 15-7).

En l’état socialiste actuel, les justes ont toutes leurs chances, car de repentance il n’est point question chez ceux de la rose rouge ! Au lieu de s’en aller discrètement par la petite porte, eu égard à leur bilan indescriptible, voilà qu’ils persévèrent dans l’erreur, sans aucun scrupule comptable ; ce qui est diabolique !

Ainsi, Marisol Touraine « affronte la colère de l’administration de l’institut de cancérologie Gustave-Roussy pour avoir essayé de forcer la nomination de Frédéric Varnier [un conseiller de son cabinet] au poste de directeur général adjoint », nous dit Le Figaro (7 décembre 2016).

Le Figaro précise que ledit Varnier est « un ancien inspecteur des finances », ce qui, convenons-en, est assez éloigné de la cancérologie, l’institut en question constituant par ailleurs un « fleuron européen de la recherche contre le cancer ».

Malgré la protestation du directeur général de Gustave-Roussy, Alexander Eggermont – professeur de chirurgie oncologique, qui connaît donc son sujet ! –, Marisol Touraine a « demandé au préfet, président du conseil d’administration de l’établissement, de convoquer un conseil d’administration extraordinaire le 14 décembre prochain pour entériner la décision ».

Mais la ministre de la Santé « n’est pas la seule à essayer de dépanner son entourage, Ségolène Royal, elle aussi, est inquiète pour l’avenir de ses collaborateurs. Au mois de novembre dernier, la dame du Poitou a ouvert les portes de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) à son ancien conseiller budgétaire Noam Léandri.

[…] Elle a par ailleurs imposé son ancienne directrice de cabinet Élisabeth Borne à la direction de la RATP en 2015. » En forçant le trait, on peut y voir là un souci écologique de recyclage !Et Le Figaro de nous rappeler que d’autres ministres socialistes ont mis le doigt dans le pot de confiture – Fabius et Valls –, perpétuant en cela une tradition toute mitterrandienne, ce dernier ayant été jusqu’à entretenir sa famille adultérine aux frais de la nation.

Comment s’étonner, alors, que nombre d’administrations soient des foyers infectieux d’incompétence lorsqu’à leur tête, on place des copains et non des talents ?

L’exemple de Catherine Pégard, journaliste de formation, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy, est de ce point de vue édifiant. Elle est nommée en 2011 – et reconduite en 2016 – à la présidence de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, sans aucune expérience dans cette matière. Rappelons que c’est elle qui, en 2015, a laissé entrer dans le parc le Vagin de la Reine, d’Anish Kapoor !

La Rochefoucauld disait : « Le ridicule déshonore plus que le déshonneur. »

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Une fin de mandat, surtout quand le président sortant ne se représente pas, c'est souvent la perspective du chômage qui se profile pour les collaborateurs d'un gouvernement. Les ministres consciencieux essaient donc parfois de profiter de leurs derniers mois aux responsabilités pour chercher des débouchés à ceux qui les ont servis, des recasages qui ne manquent jamais de soulever de vives critiques. La ministre de la Santé Marisol Touraine en a récemment fait l'expérience, comme le relate Le Parisien ce mercredi 7 décembre. La ministre a souhaité voir nommer un conseiller de son cabinet à un poste de directeur adjoint de l'institut Gustave-Roussy (IGR), dans le Val-de-Marne...

Si ce genre de nomination se fait bien par un arrêté du ministre, l'usage veut que le directeur de l'IGR choisisse généralement lui-même ses adjoints. L'ingérence de Marisol Touraine dans cette affaire ne manque de soulever l'indignation au sein de l'établissement. Le ministère de la Santé explique que c'est le ministre qui nomme le directeur général adjoint de l'IGR, après avis (consultatif) du conseil d'administration, et soutient que «Frédéric Varnier faisait partie des candidats présélectionnés par le directeur général de l'IGR». Une version fermement contestée dans l'établissement concerné.

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Une pratique courante sous François Hollande

Marisol Touraine n'est pas la seule à essayer de dépanner son entourage, Ségolène Royal, elle aussi, est inquiète pour l'avenir de ses collaborateurs. Au mois de novembre dernier, la dame du Poitou a ouvert les portes de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) à son ancien conseiller budgétaire Noam Léandri. Le poste de secrétaire général avait été laissé vacant pendant plusieurs mois pour préparer ce recasage. Elle a par ailleurs imposé son ancienne directrice de cabinet Elisabeth Borne à la direction de la RATP en 2015 .

Si ces arrangements semblent tout à fait contraires à l'esprit de la République exemplaire promise par François Hollande, ce n'est pas la première fois que les cercles du pouvoir en place sont épinglés pour de telles pratiques. En ce qui concerne la présidence de la République, on retiendra notamment le placement de l'ancien secrétaire général de l'Élysée Pierre-René Lemas à la Caisse des dépôts et consignations, celui de l'ex-ministre Marie-Arlette Carlotti à la présidence du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées ou encore la promotion de Sylvie Hubac, ancienne directrice de cabinet de Hollande, à la tête de la RMN-Grand Palais. Mais l'Élysée n'est pas seule à accorder ce genre de faveurs: Manuel Valls et Laurent Fabius ont également été épinglés pour des faits similaires au cours du quinquennat.

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Sylvie Andrieux, enfin condamnée en justice à la hauteur de ses fautes, elle démissionne de son poste à l'Assemblée.
 
Condamnée en appel à une peine plus lourde dans une affaire de détournement de fonds publics en septembre... 2014, son pourvoi en cassation n’a rien donné.
Et il aura fallu un mois, ce vendredi, à la députée pour tirer les conséquences de sa condamnation devenue définitive début novembre. 

Elle est reconnue coupable d’avoir détourné des fonds du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle, PS, à des associations fictives de sa circonscription marseillaise.
La justice a condamné la députée exemplaire pour avoir détourné à des fins électorales environ 700.000 euros de subventions régionales à des associations fictives, entre 2005 et 2008, alors qu’elle était conseillère régionale. Sylvie Andrieux avait retardé l'échéance en allant jusqu’à la Cour de cassation, mais la franc-maçonne n’a pas réussi à faire annuler sa peine de quatre ans de prison, dont trois ans avec sursis, 100.000 euros d’amende et 5 ans (seulement) d’inéligibilité.
 
L’Assemblée nationale a pris acte de la démission de Mme Sylvie Andrieux, députée de la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône", rapporte le journal officiel vendredi. Son siège restera vacant jusqu’à la fin de la législature.