Certains se croient tout permis...

Dans la catégorie " Vieux tromblon qui en croque ", j'ai nommé: Jean-Louis Debré; l'homme qui parcourt en ce moment les plateaux tévés pour donner des leçons d'exemplarité à tout le monde ...
 
Lu dans le Parisien:
 
Quand Jean-Louis Debré tente de forcer un barrage policier
 
«Je suis de la maison !». Ou comment un ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Louis Debré, a tenté d’intimider un policier pour pouvoir passer un barrage. Vendredi, la petite histoire est remontée dans les bureaux du ministère. «Il est quand même gonflé, commente un haut fonctionnaire ! Debré fait la morale à tout le monde dans son bouquin («Ce que je ne pouvais pas dire», nldr), écrit que «Au sommet de l’Etat, certains se croient tout permis et traite Rachida Dati de «petite fille gâtée» !
Celui qui n’occupe plus aucun mandat mais qui fut à l’Intérieur de 1995 à 1997 puis président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007 et enfin président du Conseil constitutionnel jusqu’au 5 mars dernier, se trouve bloqué par un barrage policier. En cause ? La manifestation anti loi travail place de la République, à Paris.
Jean-Louis Debré, à bord d’une Peugeot 508 banalisée police, fait un demi tour «à l’arrache» et franchit une ligne continue. Un des policiers sur le dispositif le remarque, le stoppe à un feu rouge et lui explique qu’il ne peut pas passer à cause de la manifestation. Jean-Louis Debré baisse alors la vitre teintée de sa voiture : «Je suis de la maison. Vous devez me faire passer !». Le brigadier lui demande de présenter sa carte de police. Debré précise qu’en fait, il n’est «pas vraiment de la police» mais «un ancien ministre de l’Intérieur» et qu’il «roule d’ailleurs avec un véhicule du SPHP» (Service de Protection des Hautes Personnalités, nldr). «Le service est au courant», assure-t-il.
Le policier ne se démonte pas et lui demande les papiers du véhicule. Jean-Louis Debré n’a ni carte grise ni attestation d’assurance mais sa carte d’identité et son permis de conduire. L’homme politique téléphone alors à un commissaire de police qu’il connait et tend le combiné au fonctionnaire qui refuse de le prendre et, toujours en ligne, demande au brigadier son RIO (matricule) et le service auquel il est affecté. «J’ai effectivement téléphoné à l’inspecteur qui me suit, reconnait Jean Louis Debré. Le policier m’avait dit «Je suis contre les privilèges !».
Au final, Jean Louis Debré, qui venait de chez ses « petits-enfants» avec la voiture du SPHP «qu’ils m’ont prêté pour faire des courses» et se rendait à son domicile, passera le barrage policier. «C’est bon ! Partez», m’a dit le brigadier. Il sera demandé au policier d’écrire un rapport sur l’incident...
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René Le Honzec

 

Depuis longtemps, près de 10 ans, j’ai cru que Jean-Louis Debré, célèbre membre du trio gallocomique Debré’s (Bernard frère député-chirurgien, François frère écrivain journaliste), était Président du Conseil Constitutionnel, sommet de l’état de droit de la Vème République. Mais la chère midinette de 71 ans a craqué, dès qu’il a quitté la fonction, se dépêchant d’écrire un truc ressemblant à un livre  » Ce que je ne pouvais pas dire ». On dirait un titre de Loana re-re-racontant ses ébats de Loft Story.

C’est là que j’ai découvert qu’il ne fut en réalité que le concierge de l’établissement, écrivant chaque jour de ses 10 années au Conseil au crayon gras le contenu des poubelles qu’il était chargé de descendre, contenant tous les secrets de la Vème République. Les médias ne s’y sont pas trompés, qui se sont empressés de sortir les bonnes feuilles, où Loana-Jean-Louis raconte des anecdotes et méchancetés recuites pour satisfaire son égo.

Nous avons là un parfait exemple du discrédit de notre classe politique, incapable de prendre de la hauteur. Le devoir de Debré, en dehors de goûter une retraite bien rémunérée, était de donner éventuellement son point de vue sur les grands problèmes politiques de la socièté, plutôt d’une point de vue constitutionnel puisque l’on parle parfois de VIème République.

Caricature jusqu’au bout : on lui a fait un parachute doré « Président du Conseil Supérieur des Archives ». Si, ça existe. De même que le strapontin inventé pour Thierry Lepaon de vieille noblesse cégétiste, ou l’Institut du Monde Arabe refilé à Lang.

Il paraît qu’il voudrait faire du cinéma…. Comme si une vie de comédien-guignol politique pouvait remplacer le cours Simon.