Panama Papers : quand « Le Monde » voit des Poutine et des Le Pen partout  

« Jusqu’où s’arrêteront-ils ? Je ne le sais ni, et que Dieu nenni… » Coluche

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai beau m’attendre systématiquement à tout avec notre « merdiacratie », je vais chaque jour qui passe (et où la déontologie trépasse) un peu plus loin dans la sidération et l’incrédulité face à la duplicité, la malhonnêteté et osons le dire franchement, la crapulerie du « journalisme » hexagonal.

Un célèbre polémiste français interdit de médias avait déclaré il y a quelque temps dans le style sans nuance qui le caractérise qu’« aujourd’hui en France, un journaliste, c’est une pute ou un chômeur »… Après le lamentable épisode « Marine Le Pen au Québec à la sauce Canal + », déjà largement évoqué sur La Plume, puis à présent avec l’opération « mains propres et idées sales » orchestrée par le système et ses exécuteurs des basses œuvres médiatiques via ces fameux (et bientôt fumeux ?) Panama Papers, force est hélas de constater qu’Alain Soral, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait – en très grande partie au moins – raison.

Les Panama Papers, c’est quoi au fait ?

Un cabinet d’affaires panaméen, Massack Fonseca, spécialisé dans la domiciliation de sociétés offshore dans des paradis fiscaux, a subi une « gigantesque fuite » d’informations internes et confidentielles. Ce sont nous dit-on plus de 11 millions de documents, citant des centaines de milliers de personnes, dont des chefs d’Etats, des responsables politiques, des industriels et sociétés multinationales, des personnalités artistiques ou sportives qui sont concernées par ces révélations.

On commencera par faire remarquer ici que, pour peu morale (ou en tout cas discutable) qu’elle soit, la domiciliation dans des paradis fiscaux de sociétés pour échapper à la ponction fiscale est une pratique qui n’a rien d’illégal (hélas ?) dans la mesure où elle ne sert pas directement à dissimuler des bénéfices normalement imposables dans le pays d’origine de ceux qui y ont recours. Une pratique qui est donc très largement, pour ne pas dire systématiquement utilisée par les « élites » économico-politiques du monde entier, ces « élites » qui nagent avec tant d’aisance dans les eaux opaques et même souvent troubles de la mondialisation heureuse, mondialisation que nous ont systématiquement vendue avec zèle et des trémolos dans la plume, depuis des décennies, les journalistes et organes de presse qui, aujourd’hui, crient pourtant le plus fort au scandale : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » avait dit Bossuet… Je ne le lui fais pas dire !

Parmi les milliers de noms qui depuis le début de l’« affaire » et dans les jours prochains vont continuer à être jetés en pâture médiatique aux masses sous le prétexte de la sacro-sainte « transparence », rien ne permet à l’heure actuelle de séparer le bon grain de l’ivraie, de distinguer le légal de l’illégal, le répréhensible de l’inattaquable… mais quelle importance pour nos chers médias, du moment que l’on peut faire le buzz, et surtout tirer de façon très sélective et parfois totalement invraisemblable sur des cibles honnies et qu’il convient d’abattre par tous les moyens, y compris les plus dégueulasses ?

Genèse d’une fuite puis d’une campagne de presse qui ne fait sans doute que commencer

Si l’on en croit l’histoire telle qu’elle est relatée par les médias, et notamment Le Monde, l’affaire Panama Papers commence par l’initiative d’un « lanceur d’alerte anonyme » qui adresse sa « bombe à déflagration mondiale » au journal allemand Süddeutsche Zeitung, un géant de la presse teutonne (avec des journaux et ramifications en Autriche, en Suisse et dans nombre de pays d’Europe de l’Est) qui n’a vraiment pas grand-chose à voir avec Le Canard Enchainé ou Mediapart.

Première interrogation dans mon esprit notoirement malpensant : pourquoi diable le mystérieux « lanceur d’alerte » a-t-il choisi de s’adresser au journal phare d’une multinationale de l’information très politiquement correct, totalement partie prenante du système, pour dénoncer de supposées dérives très clairement oligarchiques ? Mystère et boule de gomme…

Deuxième interrogation : pourquoi la source des Panama Papers est-elle restée anonyme, quand Assange (Wikileaks) ou Snowden (NSA) ont eux ouvertement et fièrement revendiqué leur action « civique » et  morale ? Pourquoi dès lors apporter – immédiatement – un tel crédit à ce qui est n’est pour l’heure qu’une dénonciation non vérifiée, dont on ignore tant la source que les motivations réelles et profondes ?

Pourquoi diable enfin… AUCUN personnage politique d’envergure des Etats-Unis (ni même apparemment le moindre businessman américain ou la plus petite célébrité artistique ou sportive made in USA) et plus largement AUCUN leader ou bon petit soldat de l’« empire du bien », de l’OTAN, de l’Union Européenne, n’apparaît sur les listings (pourtant si riches de dizaines de milliers de noms) dévoilés par les Panama Papers ? Serait-ce donc que les responsables politiques occidentaux et les people du pays de l’Oncle Sam, bien que souvent aussi ou plus riches que les autres, sont bien plus rigoureux et plus honnêtes que leurs homologues du tiers-monde (particulièrement épinglés) ou ceux des pays moins dociles (voire rétifs) aux diktats et conséquences de la mondialisation néolibérale ? Je laisse aux lecteurs du « journal de référence » le choix de faire semblant de le croire…

Qu’y a-t-il réellement dans les Panama Papers ?

Sans préjuger encore une fois du côté délictueux – ou pas – des domiciliations « paradisiaques » et des sociétés offshore que listent les Panama Papers, qui sont-elles (à cette heure) censées concerner ?

En premier lieu, une douzaine de chefs d’Etats ou de chefs de gouvernements (actuels ou anciens) : un Président de l’Argentine, un Premier Ministre de la Géorgie, le Premier Ministre d’Islande, un ancien Premier Ministre d’Irak, le Premier Ministre de Jordanie, le Premier Ministre du Qatar, l’émir du même Qatar, le Roi d’Arabie Saoudite, un Président du Soudan, l’Emir d’Abu Dhabi et last but not least on le verra, un Premier Ministre et le Président de l’Ukraine.

On peut immédiatement relever quelques points assez troublants :

1) Le côté très « tiers-mondain » et même carrément « musulman » d’une bonne majorité des responsables de haut niveau épinglés. Etonnant, quand on connaît les positions de la religion de Mahomet concernant l’usure et la finance !

2) Le côté très anecdotique des responsables européens cités : les Premiers d’Islande et de Géorgie… il ne manque que ceux d’Andorre et de San Marin pour que le tableau – presque comique – soit complet ! A noter tout de même la savoureuse présence de deux des plus importants responsables politiques de la « nouvelle Ukraine », ce fier pays qui ose se dresser seul (je pouffe !) face à l’ogre russe pour « défendre la démocratie ». Mais on y reviendra !

3) On l’a dit plus haut et c’est une suite du point précédent : pas UN SEUL responsable politique d’envergure du « monde libre » (je re-pouffe !) ne s’est donc fait épingler par les Panama Papers. Un véritable exploit, une divine surprise de la providence atlantiste, que l’âme simple que je suis a encore une fois tout de même bien du mal à apréhender… et surtout à avaler ! Si vous avez une explication qui tient la route, n’hésitez pas à me le faire savoir, je suis preneur !

En deuxième rideau viennent ensuite quelques noms de responsables politiques mondiaux, et notamment français. Comme par un nouveau divin hasard, les deux politiciens les plus notables concernant notre pays sont… Jérôme Cahuzac (PS) et Patrick Balkany (LR) ! Un partout, la balle au centre, pas de jaloux dans l’UMPS ! Deux politicards en vérité déjà vérolés jusqu’à l’os par les affaires, déjà totalement démonétisés dans le PPF (paysage politique français), et dont la présence sur les Panama Papers ne chargera pas significativement le porte-bagages judiciaire. Sans conséquences et vrai coup de bol, ou encore une fois formidable providence  ? Manquent du coup tout de même et assez curieusement… Claude Guéant et Thomas Thévenoud, deux autres très vilains petits canards des deux principaux « partis républicains » (sic)… leur tour viendra dans quelques jours, peut-être ?

Dans un troisième wagon, bien plus sujet à caution en ce qui concerne son opportunité et même sa légitimité, arrivent enfin  les « fils de », les « cousins de », et même les « amis de » (on va le voir plus loin !). Bientôt, qui sait, et au train médiatique où vont les choses, vont arriver les « voisins de palier de », les « partenaires de tennis de » (ne riez pas, vous allez le regretter un peu plus bas !), les « sosies de », etc. Et c’est là que la si belle, la si journalistique, la si morale affaire des Panama Papers commence très sérieusement à sentir le pâté, et semble bifurquer très clairement vers la manipulation médiatico-politique de très grande ampleur…

« Cherche à qui le crime profite »…

Les Panama Papers , après leurdivulgation première auprès du journal allemand Süddeutsche Zeitung, ont été nous dit-on pris en charge (en vue d’être étudiés et épluchés) par plus d’une centaine de « journalistes d’investigation » à travers la planète impliquant, dans cette gigantesque opération de « salubrité publique journalistique » et pour ce qui concerne plus particulièrement la France… le journal Le Monde.

Cette prise en charge s’est notamment faite sous le parrainage de l’ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists), une organisation « non lucrative » américaine (tiens !) financée, via le très officiel et étatique Centre des États-Unis pour l’intégrité publique (tiens, tiens !), par la fondation Ford, la fondation Carnegie, la fondation Rockefeller, la fondation W.K. Kellogg, autant de machins néo-cons spécialisés dans les manipulations et la propagande politique et, cerise sur ce gâteau d’ores et déjà immangeable… par la Open Society Foundation de George Soros (tiens, tiens, tiens !), l’homme qui se vante ouvertement (et entre autres joyeusetés) d’avoir provoqué le coup d’Etat en Ukraine qui a au final porté au pouvoir ce Petro Porochenko… qui figure justement – ironie de l’histoire, quand tu nous tiens ! – sur la liste des chefs d’Etat cités par les Panama Papers (vous êtes priés de ne pas rigoler trop fort, s’il vous plaît) !

On est d’ores et déjà à cet instant de l’histoire et de toute évidence dans la tartufferie la plus complète, dans le false flag « himalayen » mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin quand on est péripatéticien journaliste au Monde, qu’on y pisse de la copie conforme sur ordre, et que ladite tartufferie peut permettre presque immédiatement à la presse française (et sans doute aussi à une bonne partie de la  presse étrangère, en fonction des intérêts de l’oligarchie de chacun des pays concernés) de pratiquer tous les amalgames, toutes les suppositions, tous les sous-entendus, même les plus improbables pour tenter d’impliquer puis de salir ceux qui la défrisent, que ce soit à l’échelon international ou au niveau hexagonal ?

Le Monde et le « journalisme d’investigation » à tirer dans les coins russes… même vides

Vladimir Poutine ne figure PAS UNE SEULE FOIS à titre personnel dans les millions de documents des Panama Papers : il n’y est évoqué (et c’est en vérité proprement surréaliste) que comme « ami de » : ami du violoncelliste Sergueï Roldouguine, et ami depuis les années 70 (suite à leur pratique commune du sambo, un art martial russe, et du judo, cela ne s’invente pas) du milliardaire Arkadi Rotenberg, tous deux cités dans les fameux documents.

Moyennant quoi, détournant pudiquement les yeux des chefs d’Etats effectivement identifiés – eux – dans les Papers, notamment on l’a dit le Roi d’Arabie Saoudite, l’Emir du Qatar et le Président de l’Ukraine (je ne m’en lasse pas !), Le Monde, immédiatement suivi par l’AFP ou Libération, met en ligne des articles évoquant l’affaire illustrés par des photos de… Vladimir Poutine, ou le met carrément et nommément en cause dans les titres de ceux-ci !

C’est Le Monde on l’a dit qui a ouvert le bal, avec un article au titre sidérant (quand on connaît la réalité des « infos » sur le chef d’Etat russe délivrées par les Panama Papers, voir plus haut) : Panama papers : la finance offshore, « machine à cash » du clan Poutine. Le fond de l’article ? Pratiquement pas une information qui soit à cette heure vérifiable, deux pauvres noms de parfaits inconnus sans aucune responsabilité politique jetés en pâture pour ce qui est du « clan  »… et un festival d’amalgames, d’affirmations sans preuves, de supputations gratuites (quand il ne s’agit pas de  pure diffamation) tout bonnement hallucinant. Mais comme aurait pu tout aussi bien dire le proverbe : « diffamez, diffamez, il en restera toujours quelque chose ! ».

C’est presque immédiatement après  l’AFP (Agence Française de Propagande, CQFD) qui enchaîne avec un article totalement crapuleux initialement titré « Paradis fiscaux : l’onde de choc des Panama Papers s’étend, le Kremlin en première ligne »… et depuis fort prudemment rebaptisé de manière nettement moins péremptoire et surtout moins mensongère : « Paradis fiscaux : après le choc des « Panama Papers », plusieurs pays ouvrent des enquêtes ». A l’intérieur là aussi, comme de bien entendu, pas le moindre élément factuel, pas le début de commencement d’une preuve à l’appui d’allégations d’ailleurs cette fois particulièrement vagues. Mais après tout, quelle importance, « Il n’y a pas de fumée sans feu », n’est-ce pas ? Si ma foi le feu n’existe pas, allumons-le, et que la déontologie journalistique aille se faire voir ailleurs !

C’est aussi (et bien évidemment) Libération, jamais en retard d’un mauvais coup porté à l’honnêteté journalistique qui, pour illustrer son article plus sobrement intitulé « Panama Papers »: la plus grande fuite des zones d’ombre de la finance mondiale, choisit toutefois une grande photo de l’homme fort du Kremlin, l’air las et désespéré comme un Roger Gicquel présentant le journal de 20 heures sur TF1. Poutine, symbole, emblème pour Libé de la « finance mondiale  »…  Formidable !

Les infos à charge présentées contre le triste sire moscovite dans l’article ? Jugez plutôt : « Parmi les personnalités mentionnées figurent notamment un cercle rapproché de personnalités (sic) autour de Vladimir Poutine. Les associés du président russe auraient détourné plus de deux milliards de dollars avec l’aide de banques et de sociétés écran ». Un « cercle rapproché » constitué donc de … deux personnes, un musicien et un partenaire de judo, rebaptisés illico « associés du Président russe » ( ?) et qui « auraient détourné… » (sic), etc. ! Face à ces informations aussi exceptionnelles que solidement étayées, avouons-le : les révélations de Woodward et Bernstein dans l’affaire du Watergate feraient figure de dérisoires anecdotes de journalistes en culottes courtes, à peine dignes d’orner les colonnes d’un fanzine scolaire !

Que du lourd donc dans l’anti-Poutinisme monomaniaque, dans la russophobie hystérique, deux spécialités jumelles parmi les plus « remarquables » de la presse mainstream française, tout le monde en conviendra aisément ! Mais pourquoi après tout ne pas aussi utiliser les Panama Papers pour dézinguer, au bazooka surtout apte à se tromper de cible voire à tirer à l’envers, une autre tête de turc de la médiacrature, cette fois plus hexagonale ?

De Poutine à Marine, du journalisme d’investigation au journalisme d’insinuation, il n’y a qu’un trépas déontologique !

Le Monde l’avait annoncé hier : un « grand parti politique national » (sic) était impliqué dans le scandale des Panama Papers et, roulez tambours, sonnez trompettes, son nom allait être divulgué ce 05 avril ! Etait-ce le Parti Socialiste, le nom de Jérôme Cahuzac, ancien député, ancien ministre étant nommément cité sur les Papers ? Pas du tout ! LR alors, dont le député et « meilleur ami de » son Président Nicolas Sarkozy, l’irremplaçable Patrick Balkany, apparaissait lui aussi dans les révélations initiales liées aux activités de la Massack Fonseca ? Que nenni ! Non, ni PS ni LR, mais… Front National, voyons ! L’argument, l’« info » (la seule, l’unique) à même de légitimer cette mise en cause immédiate du parti souverainiste ? Accrochez-vous aux barreaux, j’ôte l’échelle :

Frédéric Châtillon, « ami » de Marine Le Pen et prestataire de service du FN via sa société de communication Riwal, figure parmi les milliers de noms jetés en vrac en pâture par les Panama Papers ! Pensez donc : un homme d’affaires français qui monte une… affaire dans un paradis fiscal ! C’est évidemment de l’inédit, c’est tout bonnement incroyable, et la connexion politique est du coup immédiatement claire comme de l’eau de roche !

Une fois de plus, c’est donc Le Monde (bientôt relayé d’enthousiasme par toute la sphère médiatique) qui déclenche le tir d’artillerie lourde avec un article d’une honnêteté intellectuelle époustouflante et carrément intitulé Panama papers » : comment des proches de Marine Le Pen ont sorti de l’argent de France. Avec photo de la Présidente du FN en Une, bien entendu, de façon tout aussi déontologique et argumentée que dans les papiers poutinophobes évoqués plus haut !

 

L’article ? Comme dans les exemples précédents, pas un élément (tangible ou non) évoqué dans ce torchon médiatique, là aussi déroulé (on aurait envie d’écrire dégueulé) sans la moindre preuve, ne fait en réalité seulement référence aux informations supposées des Panama Papers ! Pas UN vous dis-je ! Tout l’article n’est que reprise d’accusations précédemment proférées par le « quotidien de déférence » (à l’ordre établi) et au final, le « journaliste » conclut carrément de lui-même : « Interrogé par Le Monde, Frédéric Chatillon fait valoir … que cet argent n’a aucun lien avec les prestations réalisées lors des campagnes de 2012… si les magistrats ont soupçonné un temps que cet argent avait pu in fine retourner au Front national, l’enquête ne l’a pas établi ».

Vous avez bien lu, et pour résumer : Le Monde met en cause, au prétexte des Panama Papers (qui ne les citent aucunement) Marine Le Pen et le Front National, pour des allégations très antérieures, non prouvées, mettant en cause un entrepreneur extérieur au parti (mais « ami de » Marine, CQFD) pour un hypothétique délit que l’enquête menée par les services de l’Etat… « n’a pas établi » ! Grandiose !

Non content de son forfait journalistique, Le Monde en rajoutera d’ailleurs une sacrée couche dans la crapulerie de concours en publiant un nouvel « article » tout aussi lamentable, toujours au prétexte des Panama Papers, mettant cette fois en cause… Jean-Marie Le Pen ! Le titre : « Panama papers » : sur la piste du trésor de Jean-Marie Le Pen. Dans cet article comme dans le précédent, pas le moindre lien avec les révélations des Panama Papers ! Pas le moindre lien même avec le parti politique dirigé aujourd’hui par Marine Le Pen ! Encore une fois, est simplement déroulée une litanie à peine réchauffée d’allégations non étayées et donc irrecevables en Droit, vieilles de plusieurs mois, qui n’ont bien sûr à ce jour (et de ce simple fait) découlé sur aucune condamnation du Menhir de la Trinité-sur-Mer. Mais « diffamez, diffamez… » et vous connaissez déjà la suite.

Voilà donc à quoi se résume pour l’heure, cher lecteur, l’implication dans le « scandale » Panama Papers de Vladimir Poutine et Marine Le Pen… et voilà où en est rendue la presse hexagonale dans son presque ensemble, et son ex « journal de référence », en particulier…

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« Une pute ou un chômeur… », le journaliste  français ? Et bien ne reste plus qu’à espérer que les derniers lecteurs du « grand quotidien du soir » ouvriront bientôt (et enfin !) les yeux sur ce que l’on veut aussi grossièrement leur faire ingurgiter. Que, dégoûtés par les méthodes employées pour relayer et diffuser la propagande du système en place, pour diaboliser au mépris de la plus élémentaire déontologie professionnelle et au niveau mondial comme à l’échelon national ceux qui osent remettre en cause la doxa néolibérale et furieusement atlantiste de l’oligarchie qui nous dirige, ils déserteront en masse, transformant l’organe de pure propagande et de désinformation qu’est devenu le quotidien autrefois fondé et dirigé par Hubert Beuve-Méry en astre mort, en vaisseau fantôme de la bienpensance, et ses derniers bataillons de scribouillards stipendiés aux bottes du système en… chômeurs. Parce que pour ce qui est de l’autre qualificatif évoqué par Soral, il y a bien longtemps qu’ils en ont prouvé – et jusqu’à l’extravagance avec cette manipulation des Panama Papers – la terrible, l’incontestable pertinence...

Marc LEROY – La Plume à gratter

source

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Ça ne vous choque pas ces scandales financiers à la pelle, où des milliardaires et autres millionnaires, se font un plaisir de faire des montages sophistiqués, pour garder leur précieux fric à l’abri du fisc?? Chaque fois qu’il y a révélations tonitruantes, il y a comme par hasard des décisions nous concernant, qu’il vaut mieux ne pas trop fouiller, de peur de s’apercevoir qu’une fois de plus, c’est nous le peuple qui allons être floué? Le dernier scandale en date qui n’a pas pu nous échapper, les « papiers de Panama » sorti bien à propos, pour que ça nous enrage, nous mette en rogne envers ces privilégiés sans foi, ni lois qui se permettent tout sans jamais payer la note, alors que, les lanceurs d’alertes, tels Assange, Snowden, ou Antoine Deltour eux, sont obligés de s’exiler, ou risquent la prison pour avoir dénoncer les malversations de ces pourris réels ou supposés. Le Monde, journal qui se dit indépendant, mais financé à coups de millions par l’argent public, protège ses sources. Quelles sources? Le saura t-on un jour?

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Et pendant ce temps là, TAFTA/TISA/, loi el Komrhi, Lynky, nouvelles taxes, surveillance de masse, restrictions, chômage, sont mis à l’écart au profit de ce super scandale, qui tombe décidément bien à propos et dont, le locataire de l’Elysée s’est aplatit en remerciements pour l’anonyme lanceur d’alerte, sans un mot pour Antoine Deltour et Edouard Perrin qui ont mis à jour Luxleaks et qui connaîtront leur sort fin avril (10ans de prison, risquent les courageux français). Voilà qui en dit long sur l’honnêteté et le courage politique du président français dans le cadre de la lutte contre l’évasion fiscale, et plus largement sur l’hypocrisie des dirigeants européens en la matière. Regardez qui est derrière ICIJ, pas simplement Soros ou USAID, Olivier Demeulenaere a creusé plus profond et…. »on découvre que l’ICIJ a été créé en 1997 par le CPI ou « Center for Public Integrity », et que le CPI, dont la création remonte à 1989, compte parmi ses principaux fondateurs – et bienheureux donateurs – des structures comme la Fondation Ford, Carnegie, Rockefeller, Vanguard, etc.Toute la ploutocratie de l’Empire US se dissimule derrière les pseudo-journalistes d’investigation qui ont levé le lièvre du Panama. » CQFD … Pétition de soutien à Antoine Deltour

Titre original: Scandale « Panama Papers » : Qui a organisé la fuite ?

C’est le plus grand scandale d’évasion fiscale jamais révélé : 11,5 millions de fichiers secrets, 214.000 sociétés offshore réparties dans 21 paradis fiscaux, 14.000 banques et intermédiaires, des milliers de clients bénéficiaires : milliardaires, sportifs, artistes, ministres, chefs d’Etat – dont certains en activité – mais aussi des anonymes…

Toutefois, comme le remarque le site ZeroHedge, pas un seul patronyme américain de premier plan, alors que le nom de Poutine (à travers certains membres de son entourage) est cité tout en haut de la liste des personnalités publiée par les médias occidentaux, suivi de près par le président chinois Xi Jinping et l’ancien président du Brésil Lula…

Et quand on s’intéresse de plus près à l’ICIJ, le « consortium international de journalistes d’investigation » qui a coordonné le travail d’analyse des fichiers, on s’aperçoit que parmi ses « funding supporters » figurent l’Open Society de George Soros et l’USAID, deux de ces organisations qu’on retrouve derrière chaque “révolution de couleur” parrainée par l’Empire… OD.

« And then, at the bottom of the Panama Papers disclosure site we again find Open Society which, as everyone knows, is another name for George Soros ».

http://www.zerohedge.com/news/2016-04-03/unprecedented-leak-exposes-criminal-financial-dealings-some-worlds-wealthiest-people

Addendum : L’identité du lanceur d’alerte qui a contacté le Süddeutsche Zeitung pour lui proposer l’énorme lot de données à l’origine du scandale est inconnue : « nous respectons le secret des sources », a dit Jérôme Fenoglio du journal Le Monde, qui avoue ne pas savoir de qui il s’agit…

Rappels :

[Rappel historique] Les Etats-Unis à la conquête de l’Est

« The new Switzerland » : Les Etats-Unis, plus grand paradis fiscal au monde

Et pour le plaisir :

Nicolas Sarkozy : « Il n’y a plus de paradis fiscaux ! » (2009)

Source Olivier Demeulenaere

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