La débâcle de l’Europe… au ralenti : Erdogan ou comment l’Europe se vend au salafisme, Merkel se déchaîne pour laisser les frontières ouvertes ! Les amis turcs de Merkel mettent bas les masques, le fascisme ne se cache plus.

 

«Les mêmes personnes qui ont encouragé les interventions humanitaires et soutenu les insurrections armées à l'étranger, qui ont conduit à des guerres perpétuelles, générant un flux constant de réfugiés, exigent maintenant que la population de nos pays accueille les réfugiés. Ils commencent par créer le chaos là-bas, puis ils applaudissent le chaos ici.» Jean Bricmont

Erdogan: comment l’Europe se vend au salafisme

Par Eric Verhaeghe

Erdogan, le président turc islamiste, a franchi un nouveau pas dans le totalitarisme, en ordonnantl’expropriation manu militari du journal d’opposition Zaman. Après l’ouverture d’instructions judiciaires contre les journalistes de Cumhuriyet, cette décision confirme le dangereux dérapage autoritaire du gouvernement turc, devant lequel l’Union Européenne se prosterne de façon hallucinante.

Erdogan, l’ennemi de la démocratie

Depuis plusieurs mois, la soumission de l’Europe à Erdogan est accablante, et le despote turc n’a désormais plus aucune raison de retenir ses impulsions dictatoriales.

L’été dernier, déjà, Erdogan avait probablement utilisé Daesh pour organiser un attentat contre l’opposition kurde en passe de le priver de sa réélection. La mise sous tension de l’opinion turque quelques jours avant le scrutin lui avait permis de gagner et de préparer sa prise de contrôle sur le pays.

Dans la foulée, les assassinats politiques et l’intimidation face à la presse ont donné le ton de ses intentions: la Turquie doit devenir un Etat islamiste, mettant ainsi un terme à un siècle de révolution laïque.

L’expropriation de Zaman constitue une étape supplémentaire. Le journal est contrôlé par l’imam Güllen, qui dispose d’une assise financière suffisante pour défier le pouvoir d’Erdogan. Son éviction, qui constitue une hallucinante voie de fait, réduit encore le périmètre des libertés en Turquie.

Erdogan, le chouchou de l’Union Européenne

On comparera de façon instructive cette information sur la violation de la liberté de la presse, avec le titre d’une dépêche publiée hier:

Bruxelles cherche à sauver Schengen et cajole la Turquie

Pendant qu’Erdogan envoie sa police occuper les journaux d’opposition, l’Union Européenne lui fait les yeux doux et lui débloque des fonds. Cette soumission est d’autant plus hallucinante qu’Erdogan ne ménage pas ses partenaires européens.

La politique étrangère européenne, fondée sur un affaiblissement du régime syrien en s’appuyant sur les Turcs touche ici au paradoxe. Officiellement, nous luttons contre le tyran Assad, mais nous y parvenons en soutenant le tyran Erdogan.

Rappelons ici qu’Assad a eu l’inconvénient de ne pas obéir aux Etats-Unis, mais d’être laïque, alors qu’Erdogan soutient les Américains, mais instaure un régime islamiste.

Erdogan massacre ses Kurdes en tout quiétude

La soumission de la communauté internationale à Erdogan a un avantage majeur: elle lui permet de massacrer au calme ses populations kurdes insoumises. Alors que l’Europe n’a pas de mots assez durs pour dénoncer les bombardements de populations civiles par le régime syrien, elle occulte totalement le sort des Kurdes sous la botte d’Erdogan. Deux poids, deux mesures.

Dans les villes kurdes du sud de la Turquie, l’affrontement militaire est bien pire que ce que nous imaginons:

https://fr.news.yahoo.com/video/turquie-cisre-en-ruine-apr%C3%A8s-150703967.html?format=embed&player_autoplay=false

Manifestement, peu d’Européens semblent émus par cette situation, et certainement pas Angela Merkel, la généreuse bienfaitrice des réfugiés, qui reste sourde au sort de ces pauvres Kurdes.

Erdogan bien décidé à utiliser l’arme des migrants contre l’Europe

Dans le même temps, Erdogan compte bien, comme en 2015, continuer son oeuvre de déstabilisation de l’Europe en y déversant des flots de réfugiés pilotés par des mafias dont la police turque se nourrit allègrement.

Il refuse consciencieusement toute solution permettant de limiter les flux de réfugiés, tout en exigeant des sommes colossales de l’Union Européenne. Comme prévu, 2016 devrait donner lieu à des arrivées massives de réfugiés en Europe.

Dans le même temps, il devrait obtenir l’entrée des citoyens turcs sans visa dans l’Union. Ce petit coup de pouce au reluisant allié turc permettra d’accélérer la venue d’immigrés économiques sur le territoire de l’Union.

A quel jeu l’Europe joue-t-elle en Turquie?

Tous ces faits consternants interrogent sur le sens de la politique européenne. Pourquoi faire la guerre aux Etats laïcs du Moyen-Orient tout en soutenant les régimes islamistes qui font tout pour nous déstabiliser?

La question est sans réponse claire aujourd’hui.

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Migrants: consensus européen pour continuer

Les migrants oubliés du sommet franco-britannique

A Amiens, les gouvernements français et britannique se sont mis d’accord pour ne toucher à rien. En dehors du déblocage de 22 millions d’euros par la Grande-Bretagne pour sécuriser la zone de Calais, on en reste aux accords du Touquet qui prévoient que la France assume les fonctions de garde-chiourme du Royaume-Uni.

On notera toutefois cette injonction extravagante à l’issue du sommet:

Soutenir une mise en œuvre plus déterminée de la réponse européenne pour contenir les flux et retrouver le contrôle des frontières extérieures, grâce notamment à une aide au déploiement et au fonctionnement efficace des centres d’accueil et d’enregistrement des migrants, en Grèce et en Italie ; à l’entière mise en œuvre du Plan d’action UE/Turquie afin de lutter contre les flux irréguliers ; à l’accélération de l’examen de la proposition de garde-frontières et garde-côtes européens, afin de rendre le nouveau système opérationnel d’ici l’été prochain ;

On reviendra plus loin sur la mise en oeuvre du plan d’action UE-Turquie. Il est en tout cas amusant de constater que la France et l’Angleterre sont tout à fait d’accord pour demander aux Grecs, aux Italiens, aux Turcs, de faire un effort là où nous n’en faisons pas. Bel esprit européen!

Les migrants victimes du sommet franco-britannique

Dans le même temps, le sommet franco-britannique a permis de confirmer la politique étrangère des deux pays dont la crise des migrants est la conséquence directe:

La France et le Royaume-Uni :

Demandent à toutes les parties qui commettent des violations du droit international humanitaire, y compris la Russie et le régime syrien, de mettre fin immédiatement aux attaques contre les groupes de l’opposition modérée ; de cesser toute attaque contre des civils et en particulier contre les installations médicales et leur personnel ; de cesser leur marche vers Alep, qui compromet les perspectives de paix, menace d’aggraver de manière dramatique la crise des réfugiés et de profiter à Daech ; (…)

Réaffirment leur soutien à l’opposition syrienne et se félicitent de son attachement à un règlement politique au moyen d’une véritable négociation, tel qu’indiqué par le Haut-comité de négociation, notamment lors de sa réunion tenue à Riyad du 9 au 11 décembre 2015.

On notera au passage que le même désastre se prépare en Libye. Cette fois, c’est l’Italie qui sera submergée par les centaines de milliers de migrants qui débarqueront à Lampedusa.

Les migrants, ces bombes humaines lancées par Erdogan

Si l’Angleterre et la France se préoccupent beaucoup de l’opposition syrienne, le silence prévaut en revanche sur le sort des populations kurdes bombardées et affamées par Erdogan. Deux poids deux mesures bien étranges.

Il est en effet évident qu’Erdogan utilise les migrants comme autant de bombes humaines destinées à déstabiliser l’Europe. L’affaire des missions militaires de l’OTAN (dont la Turquie est membre) pour juguler les flux qui passent de la Turquie en Grèce en constitue la plus parfaite illustration.

Le mandat définitif de la mission a, en tout cas, été fixé la semaine dernière mais la Turquie a continué à manifester une série de réticences. Parmi les points d’accroche : le rayon d’action envisagé pour la flottille, la réadmission des réfugiés qui seraient récupérés en mer après avoir quitté son territoire ou le rôle de la marine grecque. Si Athènes a autorisé l’OTAN à accéder à l’ensemble de ses eaux territoriales, Ankara refusait le principe d’un accord global.

Autrement dit, la Turquie n’a absolument pas envie que cesse le flux de réfugiés qui est en train de couler sa vieille ennemie la Grèce, et qui provoque une implosion de l’Europe.

Curieusement, les Etats-Unis, qui dirigent l’OTAN et la verrouillent, n’ont pas encore tapé du poing sur la table pour que la Turquie, membre de l’Alliance, se plie aux décisions communes. L’Allemagne négocie avec Erdogan et la France continue sa guerre contre Bachar El-Assad.

Bref, 2016 sera l’année de la crise des migrants et de son internationalisation.

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Migrants: le Sénat alerte sur les hotspots

De l’avis des personnes rencontrées dans le hotspot de Moria et malgré l’arrestation et le déferrement aux autorités judiciaires de personnes soupçonnées de lien avec des activités terroristes ou autres crimes et délits, le point faible du dispositif reste les contrôles lors de l’identification, considérés comme insuffisamment poussés pour assurer la sécurité de l’Union européenne. Serait en cause notamment un défaut d’exploitation et de recoupement des informations recueillies par la police grecque et Frontex avec celles contenues dans le Système d’information Schengen (SIS) ou celles détenues par Europol. Letrafic de faux documents ferait également florès, étant en cause non seulement les titres de voyage présentés par les migrants mais également le « sauf-conduit » délivré par les autorités grecques (cf. infra), à la sécurisation duquel travaille actuellement l’Union européenne.

Avant tout, la mission d’orientation des migrants reste à cette heure théorique. Tout migrant enregistré sur l’île se voit attribuer un « sauf-conduit » pour le continent valant également « injonction de quitter le territoire », dont les délais varient en fonction de la nationalité du titulaire – 6 mois pour les Syriens, 1 mois pour les autres nationalités. Moyennant 60 euros – le coût de la traversée en ferry -, toute personne en possession de ce « sauf-conduit » peut donc rejoindre le continent et poursuivre son chemin vers les Balkans, sans demander l’asile aux autorités grecques ni s’en retourner dans son pays d’origine.

L’éloignement des migrants en situation irrégulière ne concerne en effet qu’une infime minorité. Selon les chiffres fournis par les autorités grecques à la Commission européenne, seuls 16 131 retours forcés auraient été effectués en 2015, majoritairement à destination de l’Albanie. À la fermeture de la quasi-totalité des places en centres de rétention administrative s’ajoutent, en effet, les difficultés rencontrées par la Grèce – comme par l’ensemble des États de l’Union européenne – pour obtenir l’application par certains États tiers des accords de réadmission signés avec les autorités européennes.

Quant aux retours volontaires aidés, seuls 3 460 auraient eu lieu en 2015 et 503 au mois de janvier 2016, dont la grande majorité – 352, soit près de 70 % – à destination du Maroc, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Si l’on songe que le hotspot est la principale réponse apportée par l’Union à l’arrivée de migrants, on mesure immédiatement que nous sommes bien loin d’avoir réglé le sujet!

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Sommet UE-Turquie sur l’immigration : Merkel se déchaîne pour laisser les frontières ouvertes

« La chancelière allemande, Angela Merkel, se déchaîne au sommet UE/Turquie pour maintenir les frontières européennes ouvertes à l’immigration musulmane en provenance du tiers-monde.

Aidé par Jean-Claude Juncker, le président de la Commission Européenne, le chef du gouvernement allemand refuse tout communiqué final qui indiquerait que la “route des Balkans” serait désormais “fermée”.

La Macédoine et la Bulgarie, aidées par une dizaine de pays des Balkans, ont entrepris de clore leurs frontières.

Angela Merkel, largement isolée en Europe comme en Allemagne suite à son soutien à l’invasion migratoire, tente désespérément d’imposer sa ligne à tout le continent. La chancelière allemande entend organiser l’implantation de millions de migrants afro-musulmans dans tous les pays de l’UE ».

Source : The Independent (via Breizatao.com), le 7 mars 2016

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