Le livre qui dégomme Hollande, Valls, Royal et les autres                                         

Sophie Coignard, auteure de l’enquête « Ça tiendra bien jusqu’en 2017… » avec Romain Gubert, est l’invitée du Grand Soir 3 ce mercredi 20 janvier. Coignard (Merci à Pitch)

Ça tiendra bien jusqu'en 2017, titre de l’enquête de Sophie Coignard, est aussi une phrase que François Hollande a dite, assure la journaliste au Point. "Nous sommes sûrs de notre fait. On nous l'a rapporté de plusieurs sources". En fait, les membres du gouvernement "organisent leur survie, ce qui n'est pas tout à fait la même chose que gouverner. C'est ça le problème. L'art de gouverner devient de plus en plus l'art de communiquer et de ne pas agir".

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Ségolène Royal, "le ministère de la parole"

Par exemple, cite l'auteure de l'enquête, "Ségolène Royal, c'est le ministère de la parole. Elle annonce un jour que les péages autoroutiers seront gratuits le week-end alors qu'elle sait que ce n'est pas possible ou que le prix des billets SNCF n'augmentera pas alors que ses propres services ont validé les hausses 24 heures auparavant. D'une manière cynique, elle a raison puisque ça marche".

Encore une nomination de complaisance dans la République -  tout sauf exemplaire – de monsieur Hollande !

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Un article d’Henri Vernet paru dans le Parisien commente de  façon assez ironique la nomination par François Hollande d’une ancienne  collaboratrice à un poste convoité :

Hollande  offre un fauteuil à une fidèle

Qui s’était engagé à  « rendre irréprochables les nominations aux plus hauts postes de  l’Etat » ? Qui avait fustigé, visant Nicolas Sarkozy, les  « nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes »  ? Réponse : François Hollande.

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Mais cela, c’était à l’époque où le  candidat socialiste promettait une « République  exemplaire », celle où le maître de l’Elysée ne se comporterait pas en  super-DRH de la République. Or, hier, c’est une proche du chef de l’Etat  qui a hérité de la présidence très convoitée de la RMN-Grand Palais :  Sylvie Hubac  (voir photo ci-contre), ex-directrice de  cabinet de Hollande à l’Elysée et issue comme lui de la fameuse promotion  Voltaire de l’ENA. C’est le président en personne qui a tranché, imposant son  choix : en effet, Hubac ne figurait pas parmi les deux candidats  finalistes proposés par Fleur Pellerin, ministre de tutelle du Grand  Palais.

Si les compétences de Sylvie Hubac ne  sont pas en cause, c’est la méthode qui gêne. D’autant que ce fait du prince  n’est pas le premier du genre, notamment dans le secteur culturel. « Le  pouvoir de nommer des gens est l’un des plus grisants qui soient, confie un  familier des palais de la République. Voir Hollande y céder comme Sarkozy et  la plupart de ses prédécesseurs n’a rien d’étonnant. » Tant  pis pour les promesses d’origine …

Henri Vernet pour le  Parisien.

Une récompense ou l’achat d’un silence ?

Dans un précédent article : « Cabinet noir de l’Elysée, un scandale  d’Etat« , je reprenais les accusations de Valeurs actuelles qui  démontrait la réalité du fameux « cabinet noir de  l’Elysée«  chargé de nuire à Nicolas Sarkozy. Or, le nom de  Sylvie Hubac est impliqué clairement dans une affaire traitée par cette officine  occulte.

En résumé, le directeur du service des télécommunications et de  l’informatique à l’Elysée, Bernard Muenkel, a été démis de ses fonctions  par Sylvie Hubac, alors chef de cabinet de Hollande, pour avoir refusé  d’enfreindre la loi et de faire des recherches dans les  archives confidentielles de Nicolas Sarkozy.

Ces recherches portaient sur des personnalités proches de l’ancien président  (Christine Lagarde, Claude Guéant, Patrick Quart), sur l’avocat de Bernard Tapie  et sur les trois juges-arbitres dans l’affaire Crédit lyonnais contre Bernard  Tapie.

Ces demandes illégales étaient formulées à Bernard Muenkel par le  colonel Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée alors que si cette demande  émanait officiellement d’un juge d’instruction – comme le prétendra l’Elysée –  elle aurait été transmise par le conseiller justice de la  présidence, Pierre Valleix.

L’implication de Sylvie Hubac est prouvée par cet email envoyé par le colonel  Bio-Farina à cette dernière :

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Dans cet email, Bio-Farina informe Sylvie Hubac de l’aspect illégal  des demandes de recherche d’informations ordonnées à Bernard  Muenkel. La même Sylvie Hubac qui n’hésitera pas à virer Bernard Muenkel de son poste à l’Elysée, après son refus de violer la loi !

De là à penser que la nomination de cette fidèle  (jusqu’à l’illégalité) est une récompense pour services (occultes) rendus,  il n’y a qu’un pas !

Pour acheter à jamais son silence ?

« Moi Président de la  République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant  exemplaire ».

source

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Mais aussi : les planqués de la République :

C'est énorme et c'est connu mais personne ne l'évoque aussi clairement sur BFM TV
 Jack Lang 10 000 euros par mois, vous remercie... 
Salaire de Jack Lang

Le salaire de Jack Lang à l'Institut du Monde arabe : 10 000 euros par mois (sans compter le cumul de ses retraites)