viols cologne police

Viols de Cologne: la police présumée coupable

L’antiracisme a besoin d’un bouc émissaire

En ce début d’année, René Girard aurait apprécié la belle mise en pratique de sa théorie du bouc émissaire. Plus de 500 plaintes ayant été déposées à la suite du réveillon du Nouvel An à Cologne, on cherche en effet un coupable qui soit le bon.

Un esprit réactionnaire-et-replié-sur-soi pointerait tout de suite les auteurs des viols et autres agressions sexuelles. Mais ce serait trop simple. Pendant plusieurs jours, tout particulièrement à gauche, la peur de paraître raciste a empêché de voir dans le flux récent de migrants (près d’un million en 2015 rien qu’en Allemagne) la cause principale de cette émeute sexuelle sans précédent en Europe.

Henriette Reker, bourgmestre de Cologne, a d’abord jugé “absolument inadmissible les supputations reliant les réfugiés aux coupables.” L’évidence des faits a pourtant fini par voir le jour : les agressions sexuelles n’ont pas été commises par des mâles blancs de plus de 60 ans mais bien par des jeunes maghrébins ou arabes qui il est vrai n’ont pas les moyens de faire du tourisme sexuel sur les plages thaïlandaises. Pire, ce sont en majorité des « demandeurs d’asile ».

L’affaire devient embarrassante. Car comme chacun sait, le migrant musulman est le nouveau prolétaire à défendre. Avec un zeste de maternalisme, la mairesse de Cologne s’est donc contentée dans un premier temps de sermonner les allemandes plutôt que de stigmatiser les immigrés. Dans une foule compacte comme celle qui réunit la jeunesse dans la rue ces soirs de fête populaire, les femmes qui ont eu l’audace de sortir seules n’avaient qu’à se tenir éloignées d’un bras plutôt que d’aguicher ces pauvres migrants (il semble que malgré les injonctions d’Al-Jazira l’adjectif “réfugié” ne soit plus de mise ces derniers jours). Après tout, la frustration sexuelle est sans doute un “miasme post-colonial” pour reprendre la dernière trouvaille de la sénatrice PS Bariza Khiari à propos de la déchéance de nationalité.

Pour les féministes qui sont restées fidèles à leurs idéaux, la saucisse de Francfort est tout de même un peu difficile à avaler. Raillée sur les réseaux sociaux et dans la presse, Henriette Reker a fini par s’excuser de ses conseils de pudeur tandis que l’ancienne dirigeante d’Osez le féminisme Caroline De Haas osait twitter l’intwittable: “Ceux qui me disent que les agressions sexuelles en Allgne (sic) sont dues à l’arrivée des migrants: allez déverser votre merde raciste ailleurs“.

En France, les féministes de garde veillent mais de l’autre côté du Rhin, il devient difficile d’accuser à mi-mots les allemandes de provocations sexuelles. Une diversion s’impose pour éviter les amalgames et enfin trouver un coupable qui convienne. C’est donc la police de Cologne qui se trouve pointée du doigt.

Pour le ministre de l’Intérieur du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Ralf Jäger, la maréchaussée est responsable de «fautes lourdes». « L’image qu’a donnée la police n’est pas acceptable ». C’est à se demander si les émeutes sexuelles n’étaient pas, tout compte fait, une bavure policière.

Le chef de la police de Cologne a d’ailleurs été immédiatement limogé. La presse tenait son bouc émissaire. Pourtant celle-ci avait du mal à suivre. À Stockholm, à Helsinki, à Vienne, comme à Amsterdam, la police aurait été défaillante? Coïncidence troublante.

Si un dispositif policier est toujours perfectible, ces accusations contre les forces de l’ordre apparaissent finalement comme une grossière tentative de la classe politique de se dédouaner à bon compte sur le dos de ses agents. Accusés de mal communiquer ou de dissimuler, les chefs de la police se défendent de tout laxisme face à une criminalité d’une ampleur inédite et publient finalement un rapport accablant sur les méfaits de l’immigration sauvage. Reste alors pour le ministre de l’intérieur rhénan à franchir la barrière qui sépare la police de l’extrême droite : « Stigmatiser un groupe (de population) comme des agresseurs sexuels est non seulement une erreur mais aussi dangereux. C’est ce que font les charognards de l’extrême droite, c’est leur seul argument. »

Ouf, les gauches communautariste et féministe peuvent se réconcilier ! Le bouc émissaire idéal est finalement tout trouvé. Cibler l’incompétence des polices et les manifestations identitaires est bien commode. Tant pis si on confond cause et conséquence du drame. Le débat sur l’immigration extra-européenne attendra. Et c’est bien là l’essentiel pour la nomenklatura allemande.

source

 

caroline-de-haas

 

Ma chère Caroline,

Vous permettez que je vous appelle par votre petit nom ? A la lecture de votre tweet, je me suis demandé quelle Caroline avait bien pu l’écrire. La féministe ou la femme qui a fréquenté assidûment les allées du pouvoir socialiste ? La question est d’importance. Car il me semble qu’une forme particulièrement pernicieuse de schizophrénie frappe les féministes occidentales. Surtout lorsqu’il est question de la culture musulmane, donc de l’immigration. J’ose espérer qu’a contrario de Mme Henriette Reker, vous n’essayez pas de faire porter la responsabilité des agressions sexuelles et des viols du 31 décembre dernier, à Cologne, sur les victimes. Etant entendu, d’après cette dame que les migrants n’ont pu refréner leurs instincts à la vue de tant de cuisses et d’appâts à peines voilés. Elle est là la schizophrénie, en tant que féministe vous êtes toutes tentées de condamner ces faits atroces, mais en tant que bonnes petites gauchistes vous ne pouvez pas vous résoudre à pointer les responsables, à savoir les migrants de confession musulmane.

Ce que vous vous refusez à voir, a contrario de Claude Askolovitch qui commence à entrevoir la lumière, c’est que le racisme n’a strictement rien à voir là-dedans. Le fait que la grande majorité des auteurs de ces agression sexuelles soient arabes n’est pas en cause. En revanche, que ces derniers soient les zélateurs de la soi-disant religion mahométane, c’est un fait indéniable. Prenez un arabe musulman et son homologue mais chrétien, mettez-les en présence d’une femme, même légèrement vêtue, et observez leur comportement. Point de racisme, juste le triste constat d’une réalité quotidienne vécue par des milliers de femmes européennes qui doivent subir la promiscuité avec ces gens, qu’ils soient fraîchement arrivés ou nés sur notre sol, comme le documentaire ci-dessous, première pièce à conviction, le montre amplement.

Rassurez-vous, chère Caroline, vous n’êtes pas seule à être prise de tels scrupules, écartelée entre votre combat pour les femmes et votre allégeance idéologique. Votre consoeur belge, Sofie Peeters, qui a réalisé un documentaire sur le harcèlement de rue à Bruxelles, troisième pièce à conviction, a été aux prises avec le même dilemme : « C’était l’une de mes grandes craintes, comment traiter cette thématique sans tourner un film raciste ? […] Je ne le dis pas volontiers, mais il s’agit de personnes allochtones dans 95% des cas. […] Les musulmans ont un comportement assez insistant par rapport à la sexualité : porter une jupe pour une femme, c’est déjà risqué. »

Est-ce que vous vous rendez compte que par idéologie vous refusez la réalité ? Interrogez donc les occidentales qui ont eu à séjourner un temps certain dans un pays arabe. Elles vous parleront de l’obligation qu’elles ont eu à voiler leur chevelure, à se vêtir de manière à ne rien laisser voir de leurs formes, car même un blue-jean ne suffit pas pour éviter de se faire peloter « virilement » par des mâles en rut dès qu’ils voient une femme blanche. Discutez avec des femmes arabes qui ont réussi à fuir leur pays natal et l’emprise de leur famille, elles vous parleront de la place qu’elles ont en terre musulmane, des coups qui pleuvent pour un oui et surtout pour un non, car elles n’ont pas le droit de se refuser.

Mais je gage que tout cela vous le savez en votre for intérieur. Il est donc inutile que j’essaie de vous convaincre, car il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Néanmoins, espérant qu’un jour vous finirez par ôter vos œillères idéologiques, je laisse ci-dessous trois documents qui devraient, normalement, vous permettre de revoir votre position sur le supposé racisme de ceux qui se montrent critiques envers la vague de migrants qui menace l’Europe, sa culture, ses traditions, son mode de vie. Prenez le temps de les consulter, puis ensuite le temps d’imaginer ce que serait l’Europe si ces gens devenaient majoritaires chez nous. Essayez d’entrevoir ce que sera la vie des femmes dans une Europe islamisée. Faites-le avant que cela n’arrive et que vous soyez obligée de regretter la douce férule du mâle européen qui, dans le fond, n’était pas aussi oppresseur que vous feignez de le croire.

Voilà, je suis arrivé à la fin de ma petite lettre. Je vous prie de croire, en espérant un sursaut salvateur de votre part, à l’assurance de mes sentiments distingués.

 

source

Ma chère Caroline,

Je vous appelle encore par votre petit nom, parce que dans le fond je ne vous en veux pas. Je suppose, puisque votre fiche Wikipedia ne propose pas votre biographie, que vous êtes née dans une famille de petits bourgeois socialistes. Handicap de départ assez lourd, vite aggravé par votre passage au syndicat étudiant (rires) UNEF, éminent nid de gauchistes et accessoirement pépinière dans laquelle le PS vient piocher ceux qui auront l’insigne honneur de faire partie de ses cadres. Ce qui n’a pas manqué de vous arriver, puisque vous avez été une des collaboratrices de Benoît Hamon, pour ensuite entrer dans le cabinet de Najat Belkacem. Autant dire que dès le début vous avez pris le parti de chausser des lunettes noires afin de ne pas voir cette méchante réalité qui contredit votre idéologie.

autain

 

Il y a peu, vous avez commis un tweet qui, comme on dit familièrement, a fait du bruit dans Landerneau. Tout comme votre amie Clémentine Autain, dont le tweet ô combien pertinent est reproduit ci-dessus, vous croyez, je pense plutôt que vous tenez de vous en persuader, que les viols de masse qui ont eu lieu à Cologne, et en Suède quelques mois avant, n’ont rien à voir avec le fait que les auteurs de ces actes criminels soient des musulmans. Non, en bonnes petites féministes de combat, vous ne voulez voir que leur qualité de mâles. Toute autre tentative de réponse n’est à vos yeux que saloperie, de la merde raciste comme vous le dites si élégamment. Vous avez d’ailleurs été rejointes par Anne-Cécile Mailfert, présidente d’Osez le féminisme, votre successeur à cette charge, qui de son côté a apporté une contribution de choc :

sans-titre

J’avoue, tant de lucidité me laisse sans voix. Avec de telles féministes, ces dames peuvent dormir tranquilles, elles savent qu’elles sont bien protégées. Le hic, c’est qu’il n’y a aucune manipulation, juste une observation des faits, des images et vidéos qui circulent, sans parler de la publication, par la police allemande, des origines de tous les criminels qui ont peu être interpellés. En plus, sur certains enchristés, les fonctionnaires de police allemands ont retrouvé des mails chiffrés, envoyés depuis la Syrie et l’Irak, émanant de cadres de l’Etat islamique, dans lesquels il était clairement demandé à tous les migrants plus ou moins affiliés à ce groupe : « Molestez et agressez la femme blanche, utilisez-la comme vous le voulez ». Pas d’bol, quand ça n’veut pas…

Si l’information ne circulait pas librement, et avec vos amis au pouvoir je ne doute pas que cela finira par arriver, que le net soit bloqué de manière à ce que nos concitoyens ne puissent avoir accès aux banques de données étrangères, votre discours pourrait passer. A la limite, mais il pourrait passer. Il y aurait bien quelques salopards de dissidents pour mal-penser, mais les camps de rééducation auraient vite fait de les remettre dans le droit chemin. Bref, tout irait pour le mieux pour vous, dans le meilleur des mondes gauchistes. Seulement voilà, dans le monde réel, le Clément Michu qui vit au fin fond de sa province perdue, peut, grâce à la fée internet, se connecter à tous les journaux du monde, à toutes les bibliothèques numérisées, à tous les instituts de recherche, de sciences sociales, etc. Et il peut tomber sur la carte ci-dessous qui a été réalisée par le Womanstats Project:

weightedinternationalrape2011

Que voit-on sur cette carte ? Dont je précise que la justesse ne saurait être mise en cause puisqu’elle est l’oeuvre d’une institution féministe, sinon qu’à part quelques rares pays, ceux qui présentent la plus forte proportion de viols sont justement musulmans. Bien essayé Mesdames, mais votre laborieux babil ne passe pas l’épreuve du réel, celui qui a été vécu par des centaines de femmes, comme celle de la statistique. « A fact is a fact » comme disent nos amis anglo-saxons, et contre cela on ne peut rien.

Je vous l’accorde, ma chère Caroline, il y a bien de la merde qui a été déversée, mais elle n’est pas raciste, elle est idéologique, et elle coule de votre plume, comme de celles de vos amies.

Je vous prie de croire, en espérant un sursaut salvateur de votre part, mais j’y crois de moins en moins, à l’assurance de mes sentiments distingués.

source                                                                                                     

Agressions sexuelles à Cologne: "Ils ont commencé à nous toucher les fesses"

Près de deux semaines après les agressions sexuelles du Nouvel An à Cologne, des victimes de la "nuit de la honte" témoignent. "Ils ont commencé à nous toucher les fesses", témoigne Selina, une jeune femme qui attendait devant la gare. "J’ai vu un homme mettre se tête dans le décolleté de ma fille", raconte Klaus. Au total, près de 600 plaintes ont été déposées cette nuit-là, dont 40% pour des agressions sexuelles. Retrouvez le reportage complet dans le "Grand Angle" de ce mercredi à 22h45 et 23h45.

un enfant-3-ans-aurait-ete victime d'un viol collectif dans un centre de réfugiés en Novège