Palmyre-sous-Fontainebleau

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A toutes celles et ceux, politiciens et médias confondus, qui nous assourdissent de leurs cris d’orfraie et nous abreuvent de vidéos à chaque fois que, dans sa folie destructrice, Daech saccage, en Syrie ou en Irak, un trésor de l’histoire, nous leur demandons, les yeux dans les yeux, ce qu’ils font, ce qu’ils disent, ce qu’ils montrent, ce qu’ils condamnent quand, comme ces derniers jours, la main noire et invisible s’en prend, chez nous, à nos portes, dans nos cités, aux reliquats et aux symboles de nos propres valeurs.

Chaque jour, rien qu’en France, deux lieux de culte ou de sépultures chrétiens sont vandalisés dans l’indifférence quasi générale. Si prompt à s’emporter, à invectiver, à menacer, à pointer un index vengeur vers les scélérats, le premier ministre Manuel Valls est resté muet comme une carpe après la mise à sac, ce week-end, de l’église Saint-Louis de Fontainebleau. Et pourtant, on y a réduit en cendres un autel classé du XVIe siècle, on y a jeté au sol des hosties consacrées, on y a dérobé l’Enfant-Jésus et une l’une des plus belles statues incarnant la vierge et l’enfant alors que tout à côté partaient en fumée une autre église et en mille morceaux la Croix de Guise, autre icône d’un passé en voie de bannissement.

On aurait pu croire que les grandes chaînes d’information, si friandes, généralement, d’images fortes se seraient emparées du sujet illustrant avec éclat le saccage d’un patrimoine aussi riche que cette église Saint-Louis sous le portail de laquelle défilèrent tour à tour Marie de Médicis, Henri IV, Louis XIV et Anne d’Autriche.

Mais Fontainebleau n’est pas Palmyre et son sort funeste est quasiment passé inaperçu par la faute de cette omerta politique et médiatique. Qui ne dit mot, consent, dit-on. Consent à taire volontairement ces atteintes à notre histoire chrétienne et donc encourage à l’anesthésier.

Les piliers de notre terre et les coupoles de nos temples, que des hommes ont mis deux ou parfois trois générations à ériger, au prix, souvent de leur existence sont plus que menacés de disparition. On voudrait croire que seuls le vandalisme gratuit et l’indifférence générale en sont la cause. Mais hélas, l’explication est tout autre. Comme sont exterminés sans qu’on y trouve à redire les Chrétiens d’Orient sont, selon une méthode éprouvée, systématiquement fracassés sur le seuil de l’intolérance ou abandonnés à l’érosion irréversible nos édifices et témoignages religieux.

Quand seront tombées les dernières pierres et enfouies sous terre les dernières croix de nos églises et de nos cimetières, nos enfants et nos petits-enfants auront perdu tout repère de leurs aïeux.

N’est-ce pas là un crime contre l’humanité?

Jean Louis Donnay

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Les lieux de culte catholiques sont les plus touchés par les profanations

Une tombe profanée du cimetière de Tracy-sur-mer. La profanation, un acte d'une grande lâcheté. Photo © AFP

Profanations. Le ministère de l’Intérieur a dévoilé les chiffres des atteintes aux lieux de cultes et sépultures pour 2014: 673 des 807 sont à l’encontre des sites chrétiens.

Deux profanations quotidiennes.

Un rapport fourni par le ministère de l’Intérieur dénonce ces dégradations, qui ne cessent d’augmenter : «En 2014, on comptait 807 atteintes aux lieux de culte et aux sépultures dont 673 à l'encontre de sites chrétiens. Sur les 216 atteintes à des cimetières, 206 concernaient des sites chrétiens. Sur les 591 atteintes à des lieux de culte, 467 concernaient des sites chrétiens». Ce qui représente en moyenne, presque deux profanations quotidiennes.

En ce qui concerne les sites israélites, le ministère aurait recensé 61 atteintes à des synagogues, six cimetières, deux monuments aux morts et une atteinte à un centre communautaire, selon le Figaro.

Enfin, les sites musulmans eux, connaissent une légère baisse de vandalisme. Alors qu’on recensait en 2013 75 faits, ce nombre est abaissé à 64 (60 mosquées et salles de prières et quatre carrés dans des cimetières).

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un lieu de culte vandalisé à Lessard-en-Bresse


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Lu hier sur le Salon Beige :

Vandalisation de la grotte des Libaux à Lessard-en-Bresse. Pour ce genre de fait, Manuel Valls est bien muet. La commune a déposé plainte et s’apprête, en lien avec le curé de la paroisse Sainte-Trinité en Bresse, à remettre en état ce site érigé en 1950 à la mémoire de la vierge Marie.

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Source : Le Salon Beige 27 décembre 2015

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Eure-et-Loir : l’église de Santeuil vandalisée et souillée d’excréments