Aux députés socialistes qui veulent des réponses, en voici quelques unes.

Après le déni de la campagne du premier tour, le choc des résultats, la réaction épidermiques axée sur les fondamentaux éculés (attention à la peste brune, etc.), voilà venu le moment des interrogations. "Comment peut-on encore voter FN ?" Ainsi, quelques députés, principalement des régions où PS et LR se sont pris une rouste, envisagent de rencontrer des électeurs du FN afin de saisir leurs motivations. Ben oui, le vote FN reste une énigme pour ces types, incapables de voir que la diabolisation constante et grossière ne fonctionne plus. Ainsi, Yann Galut confesse : "Nous sommes, il faut le dire, dans la nasse. Ils nous disent "on a essayé la droite, on vous a essayé vous en 2012 et bien aujourd'hui pourquoi pas elle parce que elle, elle n'a jamais été au pouvoir". Aujourd'hui, je vous le dit, on n'a pas la solution". Forts de ce constat, ils ont donc décidé de rencontrer la bête immonde afin de saisir ce qui peut pousser d'anciens sympathisants de gauche à effectuer un tel virage idéologique.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, amis lecteurs, mais un tel aveuglement, une telle naïveté, de la part d'élus censés être intelligents, me laissent sans voix. Faut-il être à ce point aveuglé par son propre discours, croire aux mensonges que l'on a inventés, être étranger à la vie quotidienne du vulgum pecus, pour ne pas voir ce qui saute aux yeux ? Il ne suffit pas de faire, de loin en loin, de la retape sur les marchés, serrer quelques louches au passage, recevoir les quémandeurs dans sa permanence pour prétendre être au fait des attentes de l'électorat. Il faudrait avoir vécu la vraie vie des vrais gens pour entrevoir les ressorts qui les ont poussés à faire le choix du FN. Ce qui n'est pas le cas des types comme ce pauvre et dépité Yann Galut qui n'a jamais vraiment travaillé, partagé qu'il était entre ses études de droit et le militantisme socialiste, choses qui l'ont aidé à se construire une carrière au sein de l'appareil politique, mais qui l'ont éloigné de ses contemporains. Comme tous ses collègues, de gauche comme de droite, engagé dans la vie partisane, il s'est engagé, sans en avoir vraiment conscience, dans un "entre-soi" qui l'a coupé de la réalité quotidienne vécue par "la masse" comme on dit. Et quand il discute avec "la base", et bien ce sont des militants qui partagent peu ou prou ses idées. Difficile dans ces conditions d'appréhender les aspirations du peuple.

Non, les électeurs du FN ou de n'importe quelle formation souverainiste ne sont pas d'affreux racistes qui rêvent du retour des troupes de l'ordre noir, défilant dans les rues, casquées, bottées, rasées de frais, la nuque droite et le menton dressé. Ce sont justes des Français qui aimeraient bien retrouver leur pays, avoir la sensation que leur patrie n'est pas dirigée depuis Bruxelles, que ses lois ne sont pas édictées par un parlement supra-national. Ils ont cru au discours européen, car ils ne sont pas hostiles à l'Europe, mais à celle que vous et vos soi-disant adversaires avez bâtie. Ce ne sont pas non plus d'ignobles racistes, ils veulent bien que la France accueille des étrangers, mais à la condition que ces derniers acceptent de vivre selon nos lois, notre culture, notre histoire, nos traditions, au lieu de se regrouper, constituant des enclaves qui ressemblent de plus en plus à des zones extra-territoriales où les mœurs qui y ont cours n'ont plus rien de nationales. Ils veulent pouvoir travailler, et que leurs enfants puissent eux aussi avoir un travail. Or, comment y arriver lorsque le chômage a atteint des sommets, que l'Etat laisse entrer bon an, mal an, plus de 200.000 étrangers qui soit bosseront au black, occupant de fait un poste qui pourrait être occupé par un de leurs enfants, soit vivront d'allocations diverses, grevant les finances publiques déjà mises à mal ? Ils aimeraient bien pouvoir avoir accès à un logement, seulement voilà, allez expliquer à une famille qui est sur la liste d'attente depuis des années, qu'elle doit encore faire preuve de patience car il y a des gens à peine débarqués d'on ne sait trop où qui sont prioritaires.

Voilà pour les Français de souche. Passons maintenant à d'autres sections du corps électoral. Les maghrébins qui tiennent des commerces se tournent de plus en plus vers le FN. A force de se faire racketter, voler à l'étalage, cambrioler, toujours par les mêmes gibiers de garde à vue qui sont sortis alors que l'encre du procès-verbal n'est même pas sèche, ils en ont plein le dos. Ils veulent pouvoir bosser tranquilles, ne pas voir leur police d'assurance augmenter, se payer la franchise, de plus en plus importante au fur et à mesure que les sinistres s'accumulent. Avant, certains votaient Sarko, la connerie du kärcher, l'utilisation du terme "racailles" leur avait plu, puis ils se sont aperçus que c'était un crocodile : grande gueule, petites pattes. Ils se sont donc tournés vers l'original plutôt que vers la copie, puisqu’ils avaient saisis que, de toutes manières, vous ne vous intéressiez pas à eux. Enfin, il ne faudrait pas négliger le vote des juifs pour le FN. Ils commencent à y venir. Normal, depuis l'attentat de la synagogue de la rue Copernic, tous les attentats antisémites ont été l'œuvre de musulmans, sans oublier les actes du quotidien : insultes, tags et dégradations des synagogues, agressions diverses, sans parler des tombereaux d'ordures déversées sur les réseaux sociaux. Toutes choses perpétrées par des gens qui se réclament de l'islam, qui ont le soutien ouvert ou discret de pas mal de leurs coreligionnaires, mais qui ne modifient pas votre discours et votre attitude envers l'islam. Pire, à chaque fois qu'un acte antisémite est commis, la seule chose qui vous vient à l'esprit c'est l'extrême droite. Comprenez qu'un tel aveuglement finisse par lasser.

Voilà quelques raisons, pourtant évidentes, mais que vous ne semblez pas avoir perçues comme fortement mobilisatrices. Vous pourriez aussi y ajouter le fait que les partis politiques semblent plus se préoccuper de l'Autre, que des Français. Vous êtes tellement certains de votre bon droit, de votre supériorité morale, de votre brillante intelligence, qu'à droite comme à gauche, vous ne prenez même pas la peine de dissimuler : le PS a ses rapports Terra Nova, l'ex-UMP a le discours de Polytechnique. Si vous ne voyez pas ce que cela peut avoir de destructeur, c'est que vous êtes perdus pour le simple bon sens. Vous pourrez rencontrer des milliers de personnes, vous n'en sortirez pas plus avancés qu'au début.

Après le déni de la campagne du premier tour, le choc des résultats, la réaction épidermiques axée sur les fondamentaux éculés (attention à la peste brune, etc.), voilà venu le moment des interrogations. "Comment peut-on encore voter FN ?" Ainsi, quelques députés, principalement des régions où PS et LR se sont pris une rouste, envisagent de rencontrer des électeurs du FN afin de saisir leurs motivations. Ben oui, le vote FN reste une énigme pour ces types, incapables de voir que la diabolisation constante et grossière ne fonctionne plus. Ainsi, Yann Galut confesse : "Nous sommes, il faut le dire, dans la nasse. Ils nous disent "on a essayé la droite, on vous a essayé vous en 2012 et bien aujourd'hui pourquoi pas elle parce que elle, elle n'a jamais été au pouvoir". Aujourd'hui, je vous le dit, on n'a pas la solution". Forts de ce constat, ils ont donc décidé de rencontrer la bête immonde afin de saisir ce qui peut pousser d'anciens sympathisants de gauche à effectuer un tel virage idéologique.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, amis lecteurs, mais un tel aveuglement, une telle naïveté, de la part d'élus censés être intelligents, me laissent sans voix. Faut-il être à ce point aveuglé par son propre discours, croire aux mensonges que l'on a inventés, être étranger à la vie quotidienne du vulgum pecus, pour ne pas voir ce qui saute aux yeux ? Il ne suffit pas de faire, de loin en loin, de la retape sur les marchés, serrer quelques louches au passage, recevoir les quémandeurs dans sa permanence pour prétendre être au fait des attentes de l'électorat. Il faudrait avoir vécu la vraie vie des vrais gens pour entrevoir les ressorts qui les ont poussés à faire le choix du FN. Ce qui n'est pas le cas des types comme ce pauvre et dépité Yann Galut qui n'a jamais vraiment travaillé, partagé qu'il était entre ses études de droit et le militantisme socialiste, choses qui l'ont aidé à se construire une carrière au sein de l'appareil politique, mais qui l'ont éloigné de ses contemporains. Comme tous ses collègues, de gauche comme de droite, engagé dans la vie partisane, il s'est engagé, sans en avoir vraiment conscience, dans un "entre-soi" qui l'a coupé de la réalité quotidienne vécue par "la masse" comme on dit. Et quand il discute avec "la base", et bien ce sont des militants qui partagent peu ou prou ses idées. Difficile dans ces conditions d'appréhender les aspirations du peuple.

orwell

Non, les électeurs du FN ou de n'importe quelle formation souverainiste ne sont pas d'affreux racistes qui rêvent du retour des troupes de l'ordre noir, défilant dans les rues, casquées, bottées, rasées de frais, la nuque droite et le menton dressé. Ce sont justes des Français qui aimeraient bien retrouver leur pays, avoir la sensation que leur patrie n'est pas dirigée depuis Bruxelles, que ses lois ne sont pas édictées par un parlement supra-national. Ils ont cru au discours européen, car ils ne sont pas hostiles à l'Europe, mais à celle que vous et vos soi-disant adversaires avez bâtie. Ce ne sont pas non plus d'ignobles racistes, ils veulent bien que la France accueille des étrangers, mais à la condition que ces derniers acceptent de vivre selon nos lois, notre culture, notre histoire, nos traditions, au lieu de se regrouper, constituant des enclaves qui ressemblent de plus en plus à des zones extra-territoriales où les mœurs qui y ont cours n'ont plus rien de nationales. Ils veulent pouvoir travailler, et que leurs enfants puissent eux aussi avoir un travail. Or, comment y arriver lorsque le chômage a atteint des sommets, que l'Etat laisse entrer bon an, mal an, plus de 200.000 étrangers qui soit bosseront au black, occupant de fait un poste qui pourrait être occupé par un de leurs enfants, soit vivront d'allocations diverses, grevant les finances publiques déjà mises à mal ? Ils aimeraient bien pouvoir avoir accès à un logement, seulement voilà, allez expliquer à une famille qui est sur la liste d'attente depuis des années, qu'elle doit encore faire preuve de patience car il y a des gens à peine débarqués d'on ne sait trop où qui sont prioritaires.

Voilà pour les Français de souche. Passons maintenant à d'autres sections du corps électoral. Les maghrébins qui tiennent des commerces se tournent de plus en plus vers le FN. A force de se faire racketter, voler à l'étalage, cambrioler, toujours par les mêmes gibiers de garde à vue qui sont sortis alors que l'encre du procès-verbal n'est même pas sèche, ils en ont plein le dos. Ils veulent pouvoir bosser tranquilles, ne pas voir leur police d'assurance augmenter, se payer la franchise, de plus en plus importante au fur et à mesure que les sinistres s'accumulent. Avant, certains votaient Sarko, la connerie du kärcher, l'utilisation du terme "racailles" leur avait plu, puis ils se sont aperçus que c'était un crocodile : grande gueule, petites pattes. Ils se sont donc tournés vers l'original plutôt que vers la copie, puisqu’ils avaient saisis que, de toutes manières, vous ne vous intéressiez pas à eux. Enfin, il ne faudrait pas négliger le vote des juifs pour le FN. Ils commencent à y venir. Normal, depuis l'attentat de la synagogue de la rue Copernic, tous les attentats antisémites ont été l'œuvre de musulmans, sans oublier les actes du quotidien : insultes, tags et dégradations des synagogues, agressions diverses, sans parler des tombereaux d'ordures déversées sur les réseaux sociaux. Toutes choses perpétrées par des gens qui se réclament de l'islam, qui ont le soutien ouvert ou discret de pas mal de leurs coreligionnaires, mais qui ne modifient pas votre discours et votre attitude envers l'islam. Pire, à chaque fois qu'un acte antisémite est commis, la seule chose qui vous vient à l'esprit c'est l'extrême droite. Comprenez qu'un tel aveuglement finisse par lasser.

Voilà quelques raisons, pourtant évidentes, mais que vous ne semblez pas avoir perçues comme fortement mobilisatrices. Vous pourriez aussi y ajouter le fait que les partis politiques semblent plus se préoccuper de l'Autre, que des Français. Vous êtes tellement certains de votre bon droit, de votre supériorité morale, de votre brillante intelligence, qu'à droite comme à gauche, vous ne prenez même pas la peine de dissimuler : le PS a ses rapports Terra Nova, l'ex-UMP a le discours de Polytechnique. Si vous ne voyez pas ce que cela peut avoir de destructeur, c'est que vous êtes perdus pour le simple bon sens. Vous pourrez rencontrer des milliers de personnes, vous n'en sortirez pas plus avancés qu'au début.

source

socialistes-bisounours