De la Syrie à la France

Je viens de rentrer de Syrie où il m’a été donné de rencontrer Bachar el-Assad à qui, avec un groupe de parlementaires et d’intellectuels français, j’ai apporté mon soutien dans la lutte qu’il mène contre le terrorisme islamiste, lui souhaitant la victoire et celle de ses alliés russes, et lui signalant mon désaccord profond, sur ce sujet comme sur tant d’autres, avec un gouvernement français aux ordres du wahabisme qataro-saoudien également soutenu par les Américains, lesquels sont, on ne le rappellera jamais assez, responsables du chaos proche-oriental et, par voie de conséquence, des attentats qui ont lieu dans cette région, ainsi qu’en Occident.

            Le grand mufti de la République syrienne nous avait, il y a quatre jours, mis en garde contre l’extension de la guerre menée par l’Etat islamique : il ne croyait pas si bien dire, lorsqu’il s’étonnait également que l’Etat français n’ait pas depuis longtemps fermé les mosquées salafistes et expulsé les imams et les pseudo-français qui les fréquentent. L’Etat islamique vient de frapper une nouvelle fois, avec une ampleur sans précédent, la France, soit le pays le plus paralysé par le politiquement correct, celui qui abrite aussi sur son sol le plus grand nombre de musulmans et qui  refuse tout « amalgame » entre l’islam et l’islamisme, alors que l’islamisme est contenu dans la lecture littérale du Coran comme dans tout barbu, toute femme voilée vivant sur le sol européen ou tout enfant qui reçoit à sa naissance en Europe un prénom arabe, la France préférant s’en prendre à Assad au lieu de s’allier à lui pour éradiquer ce poison – ce qui fait de Hollande et de sa clique des alliés objectifs du djihad.

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            Il était huit heures du soir, lorsque j’ai atterri à Roissy, le samedi 14 novembre. L’aérogare semble quasi déserte. Je marche longuement vers la station de RER que je trouve close, sans qu’on ait en amont jugé bon d’en avertir les passagers : travaux ou bien fermeture par mesure de précaution, parce que cette ligne traverse des territoires hostiles, peuplés de non-français en majorité favorables au djihad ? Une hôtesse d’accueil me demande où je vais : « A Paris. » « Où ça, Paris ? » « Contentez-vous de savoir que je vais à Paris… » ai-je répondu à cette désagréable Asiatique dont je comprenais si mal le langage qu’on pouvait la croire prélevée dans un lot de migrants. J’ai donc dû attendre pendant une demi-heure un autobus qui m’a mené, dans la nuit, à travers des espaces désertiques ou inconnus de la grande banlieue, jusqu’à la place de la  Nation, que j’attendrai au bout d’une heure, sans que cet autobus fantôme et quasi vide s’arrête jamais, sinon, vers le Blanc-Mesnil, pour laisser monter un groupe de jeunes gens (deux Arabes, un Asiatique et un Blanc) qui sentaient la frite et le tabac, montés sans payer et descendus peu après, vers la porte de Bagnolet où les rues étaient exclusivement peuplées d’Arabes, comme à Molenbeek, à Bruxelles, dans certains quartiers de Londres, ou dans la ville de Lunel, naguère célèbre pour son muscat et aujourd’hui pour ses terroristes islamistes.

            Une des origines de la décomposition française est là, dans cette massive immigration qui ne s’assimile ni ne s’intègre, et dont le nombre terrorise tout gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche.  L’autre raison de désespérer de la France se trouve dans les Français de souche eux-mêmes, comme chez cette pétasse que j’entends, dans le RER, se plaindre de ce que l’état d’urgence proclamée par le concierge de l’Elysée, menace ses libertés. L’alliance objective des bobos et des djihadistes est le pendant de la soumission de la France aux pétro-monarchies et aux Américains.

            Je n’ai pas vu la souffrance du peuple français, me trouvant à Damas quand les attaques ont eu lieu. J’entendais tous les jours le canon tonner dans la banlieue  et j’ai vu la souffrance du peuple syrien, notamment, sur leur lit d’hôpital, celle de soldats et d’enfants blessés par les prétendus « rebelles ». Je pleure la mort des Français qui viennent de mourir dans cette guerre qui est donc avant tout civile, puisque la plupart des terroristes sont officiellement français. Qu’on me permette cependant de voir dans la rencontre entre les djihadistes et le groupe de sous-musique rock qui jouait ce soir-là, au Bataclan, un signe du nihilisme qui ronge l’Occident : les Eagles of Death Metal ont en quelque sorte justifié leur nom.

 Source Richard Millet

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