Attention, c’est du lourd !

Ce n’est pas une découverte, une bonne part des gens de gauche sont des indécrottables salopards. On croyait que le syndicat de la magistrature avait passé le mur du çon avec son fameux mur, et bien, fidèles à leur vocation de découvreurs de terres vierges, ils viennent de repousser les limites. Je vous laisse juges à la lecture de ce communiqué :

« Vendredi soir, des attentats meurtriers ont touché la France en plein cœur, faisant plus de cent vingt morts et plusieurs centaines de blessés dans une salle de concert, des bars ou dans la rue.

Le Syndicat de la magistrature apporte son entier soutien et exprime toute sa solidarité aux victimes et à leurs proches, ainsi qu’aux nombreux professionnels mobilisés, chacun dans leur domaine, après ces attentats.

Ces actes criminels d’une brutalité absolue appellent évidemment la réunion de moyens d’envergure pour en rechercher et punir les auteurs et, autant qu’il est possible, anticiper et prévenir leur commission.

Mais les mesures tant judiciaires qu’administratives qui seront prises ne feront qu’ajouter le mal au mal si elles s’écartent de nos principes démocratiques. C’est pourquoi le discours martial repris par l’exécutif et sa déclinaison juridique dans l’état d’urgence, décrété sur la base de la loi du 3 avril 1955, ne peuvent qu’inquiéter.

L’état d’urgence modifie dangereusement la nature et l’étendue des pouvoirs de police des autorités administratives. Des interdictions et des restrictions aux libertés individuelles et collectives habituellement encadrées, examinées et justifiées une à une deviennent possibles par principe, sans autre motivation que celle, générale, de l’état d’urgence. Des perquisitions peuvent être ordonnées par l’autorité préfectorale, sans établir de lien avec une infraction pénale et sans contrôle de l’autorité judiciaire, qui en sera seulement informée. Il en va de même des assignations à résidence décidées dans ce cadre flou du risque de trouble à l’ordre public. Quant au contrôle du juge administratif, il est réduit à peau de chagrin.

La France a tout à perdre à cette suspension – même temporaire – de l’Etat de droit.

Lutter contre le terrorisme, c’est d’abord protéger nos libertés et nos institutions démocratiques en refusant de céder à la peur et à la spirale guerrière. Et rappeler que l’Etat de droit n’est pas l’Etat impuissant. »

Là, je me marre. Je ris, mais de manière grinçante. Ainsi donc, pour ces sinistres guignols, une disposition prévue par la loi, et qui est prévue dans l’article 36 de la constitution de la Vème république, serait pour le moins inquiétante. Sans la moindre honte, ces militants gauchistes, accessoirement magistrats, ont le front d’affirmer que cette mesure constitue ni plus ni moins qu’une suspension de l’état de droit. Or, si cette disposition est constitutionnellement prévue, elle ne peut que s’inscrire dans l’état de droit. Il y a juste que ce dernier, en raison d’événements particulièrement graves, est non pas suspendu mais modifié dans ses modalités. Toute personne qui s’intéresse un tant soit peu à l’histoire de l’idée républicaine sait que ce type de dispositif a existé dès la naissance de cette idée. Rome, qui fut la première république sur notre continent, prévoyait que le pouvoir pouvait être donné à un dictateur, pour un temps prévu et pouvant être prolongé, dès lors que le pays traversait des troubles majeurs, un désastre militaire, une crise politique interne.

Une question pour le moins étonnante est posée par cette bouffonnerie gauchiste : « craignent-ils vraiment que dans les tréfonds de l’âme de Pépère 1er, l’esprit d’un Franco ou d’un Pinochet attend patiemment son heure ?« 

N’en déplaisent à ces belles âmes, on ne peut pas lutter contre le terrorisme avec les armes classiques. Le propre du terrorisme, c’est que le salopard ressemble comme deux gouttes d’eau au brave type. C’est le principe de la guerre asymétrique. On se planque au milieu des civils bienveillants, on prépare tranquillement son coup, puis le moment venu on sort du bois les armes à la main. S’agissant de kamikazes qui ne souhaitent rien tant que de mourir en emportant le plus d’infidèles avec eux, il est clair que l’urgence impose que les règles habituelles soient remisées.

Qu’on le veuille ou pas, nous sommes face à des réseaux qui se sont tissés au sein de notre pays, en relation avec un proto-état agressif et meurtrier. La vérité impose de dire les choses, de nommer l’ennemi, et d’agir en conséquence. La réalité, c’est que la France compte a minima 6 millions de musulmans, sans compter les immigrés illégalement entrés. Si je m’en réfère au chiffre habituellement avancé par les tenants de la bien-pensance, les barbus prêts à passer à l’acte seraient minoritaires et ne représenteraient qu’un pourcent des musulmans vivant en France. Cela fait quand même soixante-mille personnes, qui certes ne désirent pas se faire exploser dans une salle de spectacle, mais qui vont collaborer plus ou moins activement. La vérité, c’est que ces gens vivent au milieu de leurs frères en « religion », ces fameux quatre-vingt dix-neuf pourcent réputés paisibles et modérés, et que personne ne s’est jamais manifesté auprès des forces de l’ordre pour les dénoncer. Alors que faire pour mettre fin, autant que possible à ces actes ignobles ? Continuer à user de recettes qui ont montré sinon leurs limites, au moins leur inocuité ? Ou bien prendre le taureau par les cornes et traquer ces chiens quitte à mettre les règles de droit usuel de côté (surtout si c’est légalement prévu) ?

En fait, je crains qu’il ne faille voir dans ce communiqué deux manifestations, particulièrement inquiétantes s’agissant de gens qui sont normalement là pour faire la justice.

  • la première manifestation, d’ordre politique, réaffirmant les principes de la gauche la plus crasse : immigrationniste, internationaliste, relativiste, qui s’est toujours défiée par principe des pouvoirs détenu par l’Etat.
  • la seconde manifestation, corporatiste, trahissant l’inquiétude de ces types face à ce qui leur apparaît comme une remise en cause de leur pouvoir, de la part de gens qui ne souhaitent rien tant que d’établir une république des juges.

J’ose espérer qu’il se trouvera quelque éditorialiste pour fustiger publiquement ce syndicat et l’idéologie qu’il défend. En attendant, parlez-en autour de vous, il faut que le maximum de citoyens soit au courant de ce que ces gens pensent et défendent.

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