De la droite actuelle, de ses trahisons et de son impossible victoire

Ce que l’on appelle actuellement « la droite » a gagné sur le plan culturel, ou « métapolitique » comme on dit pour se faire mousser dans les salons parisiens. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter un peu les conversations dans les transports en commun, dans les bistrots. Les esprits se sont droitisés, y compris dans les terres traditionnelles de la gauche dure, comme la fameuse ceinture rouge qui s’est considérablement desserrée depuis une dizaine d’années. Ce qui ne va pas sans poser de problème à la gauche médiatique qui vit depuis quelques années une sorte de schizophrénie. Pas du tout préparés à ce revirement, les soldats médiatiques du camp du Bien vivent mal ce qui se passe.

Les Français ont fini par comprendre qu’il était normal d’avoir raison avec Aron, plutôt que tort avec Sartre. Du coup, les livres, les émissions, les articles de Brunet, Zemmour, Polony (encore qu’il y aurait beaucoup à dire à son sujet), Finkielkraut, Millet, Houellebecq, Rioufol, Tillinac, Obertone, etc. emportent l’adhésion d’un large public qui tend à s’agrandir au fil des ans. De petits procureurs lancent alors des mots d’ordre sur le mode « il ne faut plus inviter de cerveaux malades ». Seulement voilà, ces soi-disant déséquilibrés lorsqu’ils sont invités sur les plateaux assurent à l’émission une belle part de marché, condition sine qua non pour attirer les annonceurs publicitaires. Les anticapitalistes médiatiques, plus ou moins acharnés, se retrouvent alors piégés par les règles du marché. Agir selon sa conscience ou assurer la gamelle. Savoureux.

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Les tribuns, à la Mélenchon, peuvent bien clamer que les préoccupations de ces fascistes n’intéressent personne, que le bon peuple se fiche bien de l’immigration, de l’islam, etc., ça ne prend plus. Les Français se sentent, depuis trop années, dépossédés de leur pays, parfois étrangers dans la ville dans laquelle ils vivent. Leur culture, leurs traditions, sont jugées comme étant d’un autre âge, quand elles ne sont pas raillées. Des pans entiers de la morale publique, qui était fondée sur l’ordre naturel, sont jetés aux orties. Et je ne parle même pas des problèmes de sécurité posés au quotidien dans les rues, les transports en commun par la diversité enrichissante qui serait une chance pour notre pays. Ceux qui osent en parler avec leurs relations ont toutes les chances de se voir ostracisés comme le sont les « cerveaux malades » qui abordent publiquement ces problèmes.

Du coup, on essaie maladroitement de masquer le basculement à travers des sondages pipeautés qui, sans le moindre souci de vraisemblance, présentent d’une semaine sur l’autre un revirement spectaculaire de l’opinion publique. Certains quotidiens, comme Libération, tentent de conjurer le mauvais sort en sortant des unes ridicules, telle la dernière en date, qui au passage montre le mépris que ces imbéciles narcissiques ont pour la langue française.

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Seulement voilà, il reste à transformer la victoire métapolitique en succès sur le terrain politique. Et c’est là que les choses se compliquent. Car pour l’heure il ne se trouve pas dans le paysage politique actuel un seul homme qui soit en mesure d’incarner la droite. Les patrons des partis de droite dits « de gouvernement » ont soldé la droite il y a bien longtemps, vendus qu’ils sont au mondialisme, à l’européisme, et au libéralisme sous tous ses aspects (économique, social, culturel, moral). Ces derniers sont bien plus préoccupés à donner des gages de bien-pensance à la gauche, au centre, à la Commission européenne, aux maîtres du Marché, qu’à se pencher sur les préoccupations du peuple. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce dernier se tourne alors vers l’abstention ou la manifestation de mauvaise humeur en votant pour le Front National, en dépit du fait que ce parti ne soit plus vraiment de droite. Pourquoi voter pour des gens qui n’ont rien de plus pressé que de trahir leurs engagements ? Les politologues peuvent bien affirmer que le peuple n’a guère de mémoire, ce dernier se souvient qu’on lui avait promis la réduction drastique de l’immigration, la lutte contre la voyoucratie, etc., et comme sœur Anne, il n’a rien vu venir, sinon le soleil qui poudroie et l’Etat qui merdoie.

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Le bon peuple n’a pas plus apprécié l’entourloupe de l’adhésion au traité de Lisbonne, quelques années après le non au TCE en 2005. Sans compter que les électeurs sentent bien que le roi est nu, que ceux qui se présentent aux suffrages briguent un siège dépourvu du moindre pouvoir réel. Et sur le plan local, il en va de même. L’abstention gagne du terrain et c’est bien normal. Combien de maires se prétendant de droite osent réellement tailler dans la brousse des subventions aux associations, par peur d’être pointés du doigt par ceux qu’ils prétendent combattre ? Combien osent vraiment nettoyer les écuries d’Augias de la « politique culturelle » ? Quel élu local ose s’élever contre des lois imbéciles comme la loi imposant des quotas de mixité sociale, qui sont en fait des quotas déguisés de mixité ethnique ? Quel élu local monte au créneau pour s’élever contre le projet de loi visant à démonter le fragile écheveau des lois protégeant les monuments historiques et leurs nécessaires périmètres protégés ? Est-il encore français l’élu local qui autorise, quand il ne propose pas de sa propre initiative, la construction d’une mosquée, quand il décide la destruction d’une église ?

Les Français, intérieurement, sont en train de retrouver les fondamentaux de la droite traditionnelle française qui a à cœur de défendre les vertus qui font un pays sain, viable et vivable. Son mai 68 de droite s’est fait en douceur, sans guignolades à base de barricades et de mots d’ordre imbéciles, simplement par la prise de conscience de ce qui a été perdu, de ce qui peut encore l’être, et des horreurs à venir. Deux siècles de république n’ont pas réussi à faire oublier aux Français qui ils sont, d’où ils viennent. De même, la novlangue n’a pas réussi à effacer des esprits que la France n’est pas une succession de territoires à administrer, mais un ensemble de terroirs, de paysages, de langues et de cultures différents qui se reconnaissent Français mais ne veulent pas pour autant abdiquer leurs particularités au nom d’une supposée égalité qui n’est jamais qu’un moyen de niveler par le bas, d’appauvrir la richesse de NOS diversités au profit de l’étranger considéré comme meilleur, car nettement plus divers.

Comme l’a si bien écrit Jean Raspail, la patrie est trahie par la république. Cette dernière se veut une et indivisible, a la prétention d’incarner la France, alors qu’elle n’est jamais qu’un régime politique, pourtant, à travers le jeu des partis elle n’est jamais qu’un instrument pour créer de la division. Il faut les voir, tous ces militants, braves petits soldats au service d’intérêts qui n’ont rien à voir avec notre pays. Ils descendent à chaque élection dans les rues, sur les marchés, afin de vanter, tels les bateleurs d’antan, les mérites du poulain qu’ils défendent. Il y a le peuple de gauche, celui de droite, celui du centre, sans parler des extrêmes de tout poil, et pour tout ce petit monde, l’étendard de la nation est accessoire, celui qui compte vraiment étant celui du parti.

Comment imaginer que celui qui a obtenu plus des 50% nécessaires à la victoire puisse, par la magie du suffrage universel, oublier les intérêts de ceux qui l’ont porté au pouvoir pour se consacrer au bonheur de l’ensemble du peuple français ? Mais la patrie est également trahie par tous ceux qui osent encore se prétendre de droite. Car ceux-là ont oublié ce qu’est la droite. Ils ont oublié qu’elle est née le 11 septembre 1789, lorsque les députés de l’assemblée constituante, rassemblés pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi, se répartirent spontanément de part et d’autre du président : à gauche, les opposants au veto, à droite les partisans du roi. La droite est fondamentalement catholique, réactionnaire, légitimiste...suite

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La France, un des Etats les plus corrompus d’Europe, constate Transparency International