L'ancien président du département vendéen, aujourd'hui retiré de la vie politique mais toujours souverainiste, s'insurge, à l'occasion de la sortie de son livre « Le moment est venu de dire ce que j'ai vu », qu'en France on ait «le droit de profaner la croix du Christ mais (que) l’islamophobie (soit) un délit». « Il y a une préférence musulmane », dénonce-t-il, affirmant que « on est en train de fabriquer un Kosovo islamique » en accueillant des réfugiés.

Dès la deuxième page de son livre, Philippe de Villiers prévient: «Il n'y a plus de précaution à prendre, ni de personne à ménager. Il faut que les Français sachent. En conscience, j'ai jugé que le moment était venu de dire ce que j'ai vu.» Et Villiers raconte tout. Tout ce qu'un responsable politique ne dit jamais en public, parce que cela pourrait nuire à sa carrière, ou par peur du jugement des médias. Personne, ni à gauche, ni surtout à droite (n'ayant jamais rien attendu du camp d'en face, Villiers est d'abord déçu par le sien) ne sort indemne de cet exercice de sincérité, féroce et drôle à la fois. Mais le livre est bien plus qu'un règlement de comptes. En plongeant dans l'histoire et la foi, Philippe de ...

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La France s'effondre de l'intérieur, je ne peux plus me taire. Aujourd'hui en France, il y a une préférence musulmane.

La politique pour moi, c'est du dégout et de la souffrance...

A l'école, on apprend à haïr la France...

La France a besoin d'un chef, que dis-je d'un "Général", pas d'un petit Caporal chef de parti, ou d'un Président hébété qui ne comprend rien à rien...

"J'ai été un homme politique. Je ne le suis plus. Ma parole est libre. Je suis entré en politique par effraction. Et j'en suis sorti avec le dégoût", déclare l'ancien député de Vendée en ouverture de son livre Le moment est venu de dire ce que j'ai vu (Albin Michel), galerie de portraits, souvent au vitriol, des responsables politiques croisés en 30 ans de vie publique.

"Nos politiciens ont perdu l'idée de la France", déplore celui qui a recueilli 4,74 % des voix à la présidentielle de 1995 et 2,23 % à celle de 2007. "Comme il n'a jamais cru aux idées, Chirac n'a jamais eu de certitudes. Il ne sait quoi penser. Il a besoin d'un appui-tête. Quand il s'adosse à Marie-France Garaud et Pierre Juillet, il est eurosceptique ; quand c'est Balladur et Juppé qui le conseillent, il devient eurolâtre. Il court. Il est le cheval. Il lui faut un jockey", écrit-il. Valéry Giscard d'Estaing est lui un "colin froid" qui a pour seul dessein "l'intégration de notre pays dans une Europe fédérale, libérale et atlantiste".

Son regard sur François Mitterrand, côtoyé sous la première cohabitation (1986-1988) alors qu'il est secrétaire d'État à la Culture, est moins féroce même s'il voit en lui un "collectionneur de noirceurs" qui cherche à placer chacun "dans son cabinet de curiosités". Lors d'un tête-à-tête en 1987, Mitterrand lui confie : "Je suis de gauche parce que j'étais de droite. On n'aimait pas l'argent dans ma famille. Je suis resté, dans mon coeur" le "fils de vinaigrier" face aux "grands bourgeois cognacquiers".

Particulièrement dur avec Nicolas Sarkozy, il le décrit, dans un chapitre "Nicolas, le lapin-tambour", comme un homme qui, "pendant les campagnes présidentielles", "cherche les courants d'air chaud". "Quand il se sent perdu, il hèle celui qu'il appelle l'alchimiste, le docteur Buisson". Plus attiré par "le Qatar" que le "Mont-Saint-Michel", Sarkozy "ne croit pas à l'oeuvre du temps".

 

j'ai fait l'ENA buisonnière...

C'est comme pour Kadhafi, Hussen, l'expérience ne nous sert à rien. La classe politique française, la diplomatie française, elle est soumise, elle obéit à des consignes américaines, car nous sommes sous contrat. L'Amérique a dit "on soutient l'Arabie Saoudite et le Qatar", qui nous demandent de foutre en l'air Assad. Je pèse mes mots, la classe politique française, elle est en grande partie achetée par le Qatar et l'Arabie Saoudite...

Le TAFTA, ce traité fait tomber toutes les frontières, toutes les douanes, entre l'UE et le marché américain, ça veut dire qu'il n'y a plus d'AOC, plus de normes européennes. Mais ça va plus loin, ce traité prévoit un tribunal arbitral qui jugera les états quand il y aura des difficultés avec les multinationales. C'est ça le rêve mondialiste, c'est ce que j'ai vu se mettre à l'oeuvre, un système dans lequel ce sont les pauvres des pays riches qui subventionnent les riches des pays pauvres.

Je suis très écologiste, je défends les abeilles... En cinquante ans on a arraché nos campagnes, on a laissé faire...

Le Puy du fou, l'oscar du plus beau parc du monde décerné par les américains...

 

 Voir aussi : tafta-le-debut-de-la-fin/