Le jeune homme, chiite dans un régime sunnite, devrait être décapité et sa dépouille crucifiée cette semaine pour avoir participé à des manifestations à l'âge de 17 ans, quand une minorité de citoyens saoudiens ont cru sentir souffler le vent de liberté des révolutions dites de jasmin.  En parallèle, l'ambassadeur du pays à l'ONU, Faisal Bin Hassan Trad, vient d'être nommé à la tête du panel du Conseil des droits de l'homme de cette même ONU.
En Arabie saoudite, l'exécution d'Ali Mohammed al-Nimr, 21 ans, est imminente. Le jeune homme, chiite dans un régime sunnite, devrait être décapité et sa dépouille crucifiée cette semaine pour avoir participé à des manifestations à l'âge de 17 ans, quand une minorité de citoyens saoudiens ont cru sentir souffler le vent de liberté des révolutions dites de jasmin.  En parallèle, l'ambassadeur du pays à l'ONU, Faisal Bin Hassan Trad, vient d'être nommé à la tête du panel du Conseil des droits de l'homme de cette même ONU.
Pour aller plus loin : dans le Causette de juin (#57) on vous signalait que l'Arabie saoudite avait publié une petite annonce pour recruter 8 bourreaux supplémentaires pour faire face à la croissance des exécutions.
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#FreeNimr Exécution imminente d'Ali Al-Nimr : stop à la barbarie de l’Arabie Saoudite !

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À l'attention : de l'ONU et des Ambassades de l'Arabie Saoudite à travers le monde

L’Arabie Saoudite s'apprête à décapiter et à crucifier un homme de 21 ans, Ali Al-Nimr, dont les seuls torts sont d'avoir manifesté lors du printemps arabe à l’âge de 17 ans et d'être le neveu de l'un des plus fervents opposants au régime. Des aveux lui ont été extorqués sous la torture, ce genre de pratiques est monnaie courante dans ce pays !

De plus il est inadmissible qu'un tel pays décide de l'exécution imminente d'Ali Al-Nimr par décapitation alors que Faisal Bin Hassan Trad, l'ambassadeur de l’Arabie saoudite auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, vient de prendre la tête du panel du "Conseil des droits de l'homme" de l'ONU !

Signez cette pétition pour que les droits de l'Homme soient respectés dans l'ensemble du monde !

Merci d'avance pour l'humanité et pour Ali !

 

Ali Al-Nimr est condamné à mort pour avoir participé à des manifestations du Printemps arabe en 2012. Il pourrait être exécuté jeudi.

Ali Al-Nimr sur une photo diffusée sur la page Facebook de soutien à son oncle Sheikh Nimr. (Free Sheikh Nimr Baqir Al-Nimr)Ali Al-Nimr sur une photo diffusée sur la page Facebook de soutien à son oncle Sheikh Nimr. (Free Sheikh Nimr Baqir Al-Nimr)

Une condamnation à mort qui fait particulièrement désordre. L'exécution imminente d'Ali al-Nimr en Arabie saoudite est dénoncée, ce mercredi 23 septembre, par des experts des droits de l'homme à l'ONU et sur les réseaux sociaux. Le point sur une sentence prononcée il y a un an et demi mais dont l'exécution pourrait intervenir cette semaine, alors que l'ambassadeur d'Arabie saoudite auprès de l'ONU à Genève vient d'être nommé à un poste-clé... au Conseil des droits de l'homme des Nations unies.

# Que reproche-t-on à Ali Mohammed al-Nimr ?

Ali Mohammed al-Nimr était au lycée en 2012 lorsqu'il a participé à des manifestations du Printemps arabe à Qatif, dans l'est du royaume. Il était alors âgé de 17 ans. Il a été accusé durant son procès, en mai 2014, de faire partie d'une organisation terroriste, de porter des armes et de viser des patrouilles de police avec des cocktails Molotov. Le jeune homme, qui a aujourd'hui 21 ans, a également été condamné pour incitation à manifester. 

Mais Ali al-Nimr est surtout le neveu de Sheikh Nimr Baqr al-Nimr, lui-même "emprisonné et condamné à mort pour ses discours cinglants contre la dynastie saoudienne qui contrôle la péninsule Arabique depuis les années 1930", rapporte l"International Business Times". Ce qui pourrait expliquer l'acharnement de la justice saoudienne contre lui. Selon les experts de l'ONU, qui demandent l'annulation de l'exécution du jeune homme, Ali al-Nimr peut désormais "être exécuté à tout moment". L'"International Business Times" rapporte pour sa part que le jeune homme doit être décapité, puis crucifié, ce jeudi.

# Un système judiciaire fustigé

Les experts de l'ONU indiquent dans leur communiqué que le jeune homme a apparemment été torturé, contraint à passer aux aveux, et qu'il n'a pas pu recourir à un avocat dans des conditions normales avant et pendant son procès, qui ne répond à aucune des normes internationales. De même, son appel a été traité "dans le mépris total des critères internationaux", ajoute le communiqué. "Toute sentence infligeant la peine de mort à des personnes mineures à l'époque du délit, ainsi que leur exécution, sont incompatibles avec les obligations internationales de l'Arabie Saoudite", estiment les experts.

En août, Amnesty International livrait ces chiffres édifiants : au moins 2.208 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite entre janvier 1985 et juin 2015. Près de la moitié d'entre elles étaient de nationalité étrangère. Des mineurs et des handicapés mentaux figurent également parmi les personnes exécutées. En 2015, 134 personnes ont pour l'instant été exécutées, soit déjà 44 de plus que l'an passé, rapportent les experts de l'ONU.

# Une nomination qui fait désordre

La crispation autour de l'exécution imminente d'Ali Al-Nimr est encore accrue après l'annonce de la nomination, à la tête du panel du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, de Faisal Bin Hassan Trad, l'ambassadeur de l’Arabie saoudite auprès de l'Office des Nations Unies à Genève.

"Son ambassadeur vient d'être choisi pour présider le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, mais l'Arabie saoudite est sur le point de crucifier un adolescent", dénonce ainsi sur Twitter la plateforme d'information Grasswire.

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