SNCF : le cadre payé 5.000 euros sans travailler va être affecté à un nouveau poste

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Un cadre de la SNCF est payé depuis 12 ans 5.000 euros par mois pour ne rien faire. En conflit avec son employeur, il va finalement être affecté à un nouveau poste au 1er septembre.

Un cadre de la SNCF payé 5.000 euros par mois pendant 12 ans pour ne rien faire. L'information révélée par Le Point paraît incroyable. Pourtant, elle reflète bien la réalité de la situation de Charles Simon. Ce cadre de la SNCF, en conflit avec son employeur, devrait finalement être réintégré le 1er septembre, précise l'AFP. 

Il découvre une fraude de 20 millions d'euros

Aujourd’hui âgé de 55 ans, cet ingénieur des mines entre à la SNCF en 1991. En 2003, il est affecté à la filière Geodis. C’est là que la situation va se compliquer pour Charles Simon : il découvre "une fraude de 20 millions d’euros au préjudice de la SNCF (…), notamment, la dissimulation d'un rapport de la Cour des comptes relatif au chantier Éole (ligne E du RER) ainsi que des détournements de fonds lors de la construction du TGV Nord", explique-t-il à l’hebdomadaire.

Il informe alors sa hiérarchie de sa découverte, depuis, il est "placardisé".

La SNCF précise que cet employé n'a déposé aucune plainte contre la mauvaise gestion qu'il dénonce, et considère l'attitude de Charles Simon "comme mal intentionnée", précisant qu'il a "refusé toutes les solutions proposées, reclassement ou négociation financière pour quitter l'entreprise", selon un porte-parole du groupe.

Le PDG de la SNCF ne lui répond pas

Depuis 12 ans, il reçoit très exactement 5 496,69 euros brut par mois pour ne rien faire, et attendre.

Charles Simon a notamment écrit au président de la SNCF pour tenter de faire évoluer sa situation, mais il n’a eu aucune réponse.

Certains hommes politiques s’en sont mêlés, interpellant eux aussi Guillaume Pepy, comme l’ancien ministre socialiste Michel Delebarre, la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann ou encore Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France.

"Un lanceur d'alerte"

La sénatrice le considère comme un "lanceur d’alerte", et estime qu’il est "victime de discriminations", à la suite de la dénonciation de manœuvres frauduleuses présumées sur plusieurs ouvrages de la SNCF.

La SNCF annonce mettre un terme à toute négociation, sans lui verser "un euro de dédommagement", précisant que Charles Simon sera "affecté à un nouveau poste à partir du 1er septembre".

Joint par l'AFP, le salarié dit ne pas être au courant de cette proposition, qu'il qualifie de "mutation disciplinaire", précisant que "si on me propose un poste, je demande un dédommagement".

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