Voler de la nourriture dans les poubelles et la donner aux pauvres : est-ce un crime ?

Certains banals faits divers en disent parfois plus long sur l’état de notre société que de savants discours. Ainsi, ces trois personnes, deux hommes et une femme, récemment jugées pour « soustraction de denrées périssables à date de péremption dépassée » dans les poubelles d’un supermarché de Frontignan, aux environs de Montpellier.

Certes, l’un d’eux s’est fait attraper par la maréchaussée au volant d’une camionnette volée. Bien sûr, il s’agit de « relatifs » marginaux, un technicien du spectacle, une étudiante et un chômeur, qui militent dans le mouvement Freegan, soit des végétariens opposés à « une société fondée sur le matérialisme, l’apathie morale, la concurrence, la conformité et l’avarice ».

Des zozos, estimeront certains ; mais nous sommes loin de Daech. Ce, d’autant plus que ces « décroissants » redistribuent la quasi-totalité de leur butin aux pauvres. Bref, reconnus coupables, mais dispensés de peine, les voilà à nouveau libres comme l’air ; ce, d’autant plus logiquement que si le gérant du supermarché a déposé plainte, il ne s’est pas constitué partie civile et ne réclamait pas de dommages et intérêts, ce qui aurait tout de même été un comble pour quelques fonds de poubelles.

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Du coup, les médias sonnent le tocsin. Prenant au passage les Français pour des cloches, eux qui seraient d’abominables « gaspilleurs ». Les chiffres ne donnent pourtant pas le tournis : 32 kilos de nourriture et 56 repas passant chaque année, et par Français, dans la benne à ordures, cela paraît raisonnable, eu égard aux plats indéniablement ratés et à ces yaourts et tranches de jambon ayant passé trop de semaines dans les réfrigérateurs, bien planqués au fond, qu’ils étaient, ces gros fourbes.

Plus inquiétantes, en revanche, sont ces six cent mille tonnes de produits, pourtant parfaitement aptes à la consommation, que balance annuellement la grande distribution. Et ce, avec interdiction faite aux pauvres d’en récupérer ne serait-ce qu’une infime partie. Cette grande distribution, exception française et plaie nationale ? C’est à croire.

Hormis le fait qu’elle soit l’une des actrices majeures de la corruption de notre personnel politique, qu’elle étrangle nos éleveurs et paysans, qu’elle défigure les abords de nos villes tout en ruinant les commerces de proximité, qu’elle exploite odieusement des caissières qu’elle remplacera bientôt par des bidules automatisés, qu’elle pirate nombre de produits avec ses « marques distributeur », elle ne produit généralement que de l’immangeable, tout en interdisant, au passage, aux plus démunis de nos compatriotes d’en manger.

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Le pire de la bande – figurant au rang des plus grosses fortunes de France –, c’est sûrement Michel-Édouard Leclerc. Alors que ses concurrents se contentent de jouer les prédateurs, lui se pique de défense du consommateur, mâtinée de catholicisme social. Non content d’être aigrefin, le voilà faux-derche de surcroît.

Ce jeudi, Jean-Pierre Decool, brave député UMP du Nord, tentait, à l’Assemblée, de défendre une proposition de loi visant à ce que toutes ces denrées puissent être gratuitement distribuées à qui en a le plus besoin. La majorité socialiste a jugé ce texte « prématuré ».

Quand les communistes évoquaient jadis les « sociaux-traîtres », ils parlaient parfois d’or.

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Savez-vous que les palaces parisiens qui donnaient chaque soirf, les "invendus" de la journée ou les produits (yaourts, fruits, pâtisseries commandées mais pas consommées (cas très fréquent au petit déjeuner)), ont été soudain été sommés de ne plus le faire au regard des PRINCIPES D'HYGIENE, enfin de préserver la santé des SDF !!!

Autre délire du même tonneau : une maison de retraite avait créé un potager sur son terrain afin que les retraités puissent s'y adonner aux joies du jardinage. Donc aux joies de la récolte et enfin aux joies de la consommation ce qui maintenait le moral des troupes et, en plus, avait le mérite de leur permettre de bouger., Tout se passait donc très  bien quand le même ministère de la santé a interdit cette activité aux motif que les légumes n'étaient vérifiés par aucun service d'hygiène et que les retraités pouvaient se blesser en jardinant... Résultats : des retraités privés de leur passe-temps et de la joie de la récolte, Donc, des retraités déprimés