Raif Badawi éviterait encore les coups de fouet.

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La flagellation pour «insulte à l'islam» du blagueur saoudien Raef Badaoui, qui a soulevé une vague d'indignation dans le monde, doit de nouveau être reportée vendredi sur avis d'une commission médicale, a indiqué jeudi Amnesty International.

La flagellation pour «insulte à l'islam» du blogueur saoudien Raef Badaoui, qui a soulevé une vague d'indignation dans le monde, doit de nouveau être reportée vendredi sur avis d'une commission médicale, a indiqué jeudi Amnesty International.

                                               

«La flagellation prévue de Raef Badaoui doit être reportée vendredi après qu'une commission médicale a estimé (jeudi) qu'il ne pouvait pas subir de coups de fouet pour des raisons de santé», a affirmé l'ONG dans un communiqué.

M. Badaoui, 32 ans, a été condamné en novembre à dix ans de prison, une amende de 1000 riyals et 1000 coups de fouet répartis sur 20 semaines. Il a reçu ses premiers 50 coups de fouet le 9 janvier devant une mosquée de Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite).

Son épouse, Ensaf Haidar, exilée à Sherbrooke avec les enfants du couple, a indiqué à l'AFP avoir été notifiée par Amnesty du nouveau report.

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La semaine dernière, la suite de la flagellation du blogueur avait été reportée car les plaies des premiers coups de fouet n'avaient pas suffisamment cicatrisé, selon son épouse et Amnesty International.

Ensaf Haidar avait aussi indiqué à l'AFP avoir appris que le cas de son mari avait été «renvoyé par le Tribunal royal à la Cour suprême il y a presque un mois», ce qui pourrait ouvrir la voie à un appel.

Selon Amnesty, la commission médicale (huit médecins), a examiné Raef Badaoui jeudi dans un hôpital de Jeddah et conclu qu'il ne pouvait pas recevoir de nouveaux coups de fouet.

«Mais il n'y a aucun moyen de savoir si les autorités saoudiennes vont ignorer cet avis médical et ordonner la poursuite de la flagellation», écrit dans le communiqué Saïd Boumedouha, directeur adjoint d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord.

Amnesty a appelé à la libération immédiate et inconditionnelle de Raef Badaoui, emprisonné depuis 2012. Il était l'animateur du site internet Liberal Saudi Network et a été le lauréat en 2014 du prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse.

Mme Souad Chammari, qui militait pour les droits de l'Homme aux côtés de M. Badaoui, avait indiqué lors de sa condamnation que le site qu'il animait avait «critiqué la police religieuse et certains agissements et fatwas».

Selon Mme Haidar, le procès contre son mari portait essentiellement sur des déclarations à France 24 en décembre 2010. «Un athée a le droit de dire ce qu'il veut (...) et personne n'a le droit de lui réclamer des comptes pour ses opinions», avait-il dit alors à la chaîne basée à Paris.

                                                                                                                                      
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Dessin de Lacombe

Le dessin sur Urtikan.net

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