Liberté d’expression ? Oui, mais alors, pour tout le monde !

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Jamais on aura autant parlé de la liberté d’expression ! Et c’est tant mieux.

Les Français ont formidablement bien réagi après l’agression contre Charlie Hebdo et sont descendus spontanément dans la rue pour montrer leur détermination à ne pas céder à l’obscurantisme. Il faut se battre pour la liberté d’expression !

Mais la gauche est disqualifiée pour mener ce combat tant elle agit, depuis mai 68, contre la liberté d’expression !

Quelle outrecuidance, pour la gauche, de parler de liberté d’expression alors que les paroles de haine proférée contre Eric Zemmour résonnent encore à nos oreilles !

« L’élite » de la culture de gauche a même demandé au CSA l’interdiction d’antenne du polémiste (voir ce précédent article):

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Pour justifier cette demande, ces personnes ont écrit que « les propos de Zemmour au Corriere della Serra laissent penser qu’il est favorable à l’expulsion de millions d’immigrés ». Rappelons qu’il a été établi que ces propos n’avaient pas été tenus !

Ce n’est pas seulement la liberté d’expression qu’ils bafouent mais même la liberté de pensée !

 Il suffit de feuilleter la presse de gauche pour trouver de multiples preuves de sa conception restrictive de la liberté d’expression.

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Et sur les ondes et les plateaux de télé, on ne compte pas les journalistes partisans qui ne cessent d’imposer leur conception biaisée de la liberté d’expression :

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Outre les violations de la liberté d’expression, la gauche – politiques et médias confondus – porte une lourde responsabilité dans les événements dramatiques que vit la France en ce moment. En effet, ils ont tout fait pour tuer tout débat sur l’immigration et sur les problèmes qu’elle pose à notre pays.

Depuis les années Mitterrand, la gauche n’a cessé de diaboliser toutes les informations, tous les auteurs de livres, tous les éditorialistes qui osaient traiter de l’immigration. Au nom de la non-stigmatisation des populations immigrées, on a protégé leur frange extrémiste et laissé, notamment dans les prisons, opérer la propagande islamique. Et le pire est à venir !

Dans les semaines qui viennent, va-on laisser vider nos prisons conformément à la sinistre réforme pénale de Christiane Taubira ?

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Bernard Maris

 

Parmi les morts, Un homme bien, un homme bon, un homme libre,

Un homme de culture, Bernard Maris était mon ami. Un visage familier au milieu des autres.

Une douleur intime dans l’émotion collective.

Quelqu’un m’a dit tout à l’heure : « Ce sont toujours les plus gentils que l’on tue en premier ».

Lui, c’était un gentil.

Mon cœur meurtri, mon pays défiguré.

Sinistre journée. « La haine sortant de terre »…

L’espérance est une vertu héroïque.

O combien héroïque ces temps-ci.

Henri Guaino

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7 janvier 2015, la fin d’une époque, selon Zemmour

Ce matin, sur RTL, Eric Zemmour, surmontant l’émotion générale bien compréhensive qui nous étreint tous, après la tuerie de Charlie Hebdo, a essayé, une nouvelle fois, de réfléchir sur notre époque et de mesurer l’impact qu’aura cet événement tragique sur notre futur. Il conclut à la fin d’une époque.

Voici la retranscription de sa chronique :

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Yves Calvi : « En quelques sorte, c’est notre 11 septembre ? »

Eric Zemmour :

Oui, il y a des morts qui sont plus que des morts, des attentats qui sont plus que des attentats, des dates qui ne sont pas que des événements, mais des ruptures, des fins de cycle … et des commencements.

Oui, le 11 septembre 2001, les Américains avaient cessé de croire qu’ils étaient cette nation indestructible protégée par Dieu et par l’océan, qu’ils ne pouvaient être attaqués sur leur sol.

Le 7 janvier 2015 est notre 11 septembre, le jour où la guerre est revenue, comme jadis, comme toujours. Et pas seulement la guerre pour la liberté d’expression, mais la guerre tout court, avec de vrais ennemis et des ennemis intérieurs.

On l’avait oublié, la guerre, c’était si loin ! La dernière fois, c’était la guerre d’Algérie. Des attentats, on en avait connu depuis, terrorisme d’Iran en 1985, terrorisme venue d’Algérie en 1995. Pasqua avait alors terrorisé les terroristes. C’était tragique, mais cela conservait un côté « grand guignol ». On y croyait pas vraiment. On ne voulait pas y croire !

Notre grande affaire, c’était la paix, pas la guerre ! On avait oublié que l’Histoire est tragique, oublié que jamais notre nation n’avait connu une si longue période de paix, oublié que la France avait toujours été le pays des guerres civiles et des guerres de religion. Les Wolinski, Cabu, Marris, le nom même de Charlie Hebdo, héritier de l’ancien Harakiri, symbolisaient précisément cette volonté farouche d’oublier le tragique de l’histoire. Comme si les tueurs n’avaient pas choisi au hasard.

Yves Calvi : « Mais cela marque-t-il, selon vous, Eric, la fin d’une époque ? »

Oui, Charlie Hebdo, Harakiri incarnaient une génération : celle du baby-boom, un esprit : celle des années 60, une utopie : pacifique, libertaire, qui avaient décidé de s’affranchir de toutes les contraintes et de repousser toutes les limites. C’était l’heure de l’hédonisme, de la consommation, de la libération sexuelle, du culte du « moi », de la tolérance, de la quête du bonheur avant tout et au-delà de tout.

On s’interdisait d’interdire, de stigmatiser, de discriminer, d’amalgamer.

Il n’y avait plus d’ennemis. On se donnait toutes nos différences, tous ces défauts qui sont autant de chances. L’autre devenait un pote, qu’on aimait avec passion jusqu’à la haine de soi. La guerre entre nations n’existait plus, pas davantage que la guerre de religion, de civilisation. L’humanité était une grande farandole et on se tenait tous par la main.

Le CRS était un SS à qui on reprochait de faire régner l’ordre. Les forces de police ont été peu à peu désarmées, inhibées par des années de baisses des crédits et de contraintes juridiques, conditionnées à ne pas employer leurs armes. Ils affronteront désormais des soldats implacables et aguerris.

Après mai 68, Françoise Giroud avait parlé de parenthèse enchantée. depuis 40 ans, on s’obstinait à ne pas refermer cette parenthèse enchantée, quitte à prendre tous les risques, à entretenir toutes les illusions, à refuser tous les avertissements, à brûler tous les prophètes de malheur. « Encore une minute, monsieur le bourreau », suppliait l’époque, à la manière de la Du Barry.

Le bourreau a frappé !

Eric Zemmour sur RTL.

Eric Zemmour sera inévitablement attaqué pour cette chronique. Cela a été fait, quelques minutes après, par un des auteurs de Laurent Gerra. Il ose toucher au tabou de mai 68, ce totem de la gauche qui ne supporte pas qu’on puisse voir dans cet événement autre chose qu’une avancée formidable. Comme l’évoque Eric Zemmour, Charlie Hebdo symbolisait parfaitement la génération post-soixante huitarde et ce n’est pas faire injure à ces journalistes assassinés que de réfléchir à partir de la place qu’ils occupaient dans l’espace médiatique et dans nos esprits, sur les conséquences de leur assassinat.

UNE PAROLE ÉPUISÉE

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