A quand l'interdiction des flatulences?

Usines chinoises.
Nos parasites écolos ont encore frappé. A dater du 1er janvier prochain, il sera désormais interdit dans certaines communes et au moins sur toute la région Ile de France, d'avoir un feu de bois dans sa cheminée ouverte. Plus de soirée au coin du feu, fini le bruit sympathique du crépitement du bois, finie la magie des flammes dansantes dans l'obscurité, terminée la douce odeur du bois qui se consume. Interdits !  Voilà un petit plaisir incompatible avec la religion des ayatollahs du réchauffement climatique et de l'escroquerie de la responsabilité du CO2 provoqué par l'activité humaine. On se demande s'il vaut mieux rire ou pleurer de cette imbécilité. 
Nos pitoyables écolos noient leur frustration à constater qu'ils sont complètement inutiles face à la fantastique force de la Nature en promulguant de nouveaux interdits, de nouvelles contraintes. C'est la seule façon qu'ils ont trouvée pour justifier leur médiocre existence.
Ainsi on voudrait priver quelques centaines de milliers de Français d'un petit plaisir simple et naturel de quelques heures par an  pendant que l'industrie d'un milliard quatre cents millions de Chinois continue de polluer allègrement et sans contrainte d'aucune sorte, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, pour fabriquer ce que les chômeurs français ne peuvent plus fabriquer mais veulent consommer. La vacuité de cette interdiction atteint des sommets stratosphériques.
Un éléphant et une souris courent l'un à côté de l'autre dans le désert. Tagada tagada tagada. La souris se retourne tout en continuant de galoper et dit avec fierté à l'éléphant : t'as vu toute la poussière qu' « on » soulève ? ». L'histoire connaît désormais une suite. Une autre souris écolo est là, sur le bord du chemin à se tourner les pouces. Voyant la scène,  elle se met soudain à s'agiter frénétiquement et à vociférer pour intimer l'ordre à l'autre souris de s'arrêter immédiatement de courir. Et de marcher désormais sur la pointe des pattes.

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On imagine aussi, en plein hiver, le Bidochon moyen, qui, après avoir tourné son chauffage électrique à fond, a une pensée émue pour les centrales thermiques fortement sollicitées (pour compenser la fermeture de centrales nucléaires) et leurs énormes cheminées crachant leurs fumées noires. Il est assis là, devant le trou béant de sa cheminée vide et jette tristement un coup d'oeil par la fenêtre vers la scène d’écobuage sur la colline voisine, et ses grosses volutes de fumée... 
Cet interdit du feu de bois en foyer ouvert est non seulement insupportable de bêtise, mais aussi parfaitement ridicule. Il est une belle illustration d'une décision parfaitement socialiste : contraignante dans l'esprit, mais inapplicable dans les faits. C'est d'ailleurs pour cela qu'il vaut mieux finalement en rire. 
Vous imaginez la scène ? «Allo, Monsieur le Procureur ? Ici le gendarme Macheprot. J'ai pris bonne note de votre refus de nous accorder un mandat de perquisition dans l'affaire du dealer Aziz Fofana de la cité des Minguettes, pour raison de risque de stigmatisation et de conservation de paix sociale dans le quartier.  Mais je vous appelle aujourd'hui pour une autre affaire : on nous a dénoncé un dangereux pollueur qui l'autre soir de février où il neigeait beaucoup, aurait allumé un feu de bois dans sa cheminée à foyer ouvert. Il semblerait qu'il aurait renoncé à investir 5 000 € pour la doter d'un insert. Je souhaiterais que vous m'accordiez un mandat de perquisition afin que ma brigade puisse, toute affaire cessante, constater l'infraction... »
On est évidemment attendri de constater à quel point nos écolos sont soucieux de notre bien-vivre. On attend donc maintenant avec impatience qu'ils prennent enfin une mesure coercitive envers les Français qui pètent.
L'émanation de méthane participe en effet, à l'effet de serre. Et de façon encore pire que le CO2 (beaucoup moins cependant que la vapeur d'eau, mais c'est un autre débat...) Il est grand temps qu'un coup d'arrêt soit donné à cette liberté individuelle qui se pratique impunément aux dépens de l'intérêt collectif...source