Deux brèves qu’on aurait attendues plus tôt…

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Deux infos d’aujourd’hui, pêchées au hasard des petits caractères dans les pages intérieures de la presse écrite. C’est vrai que les grands medias en ligne et ceux qui causent dans le poste n’ont pas la place ou le temps ; faute les comprendre…

- La première est la distribution par le Tribunal de correctionnel de diverses peines de prison (de moins de deux ans et avec sursis, faut pas déconner !) à quelques guignols et d’amendes à des personnes morales dans le cadre de la gestion frauduleuse du Comité d’entreprise d’EDF…

Dix ans ! Dix ans de procédures ont été nécessaires pour en arriver là ! Et sans doute n’en aurait-on même pas parlé dans quelques journaux sans la surprise de voir les juges aller plus loin que les réquisitions du  ministère public, lequel n’avait pas eu l’inconvenance de réclamer les amendes aux personnes morales

Il est donc dorénavant enfin admis que le plus gros comité d’entreprise de France, géré sans partage par la CGT depuis 68 ans, a, des années durant, financé des dépenses de la fête de l’Huma, moult emplois fictifs, financé des publications de la CGT et du PCF et plus si affinité. Depuis, avec Bygmalion, on voit que la justice a fait des progrès en célérité et transparence… Mais bon ; ça ne nous apprend rien…  

Divers guignols ont donc morflé de deux à dix-huit mois avec sursis sous réserve d’appel. Parmi ceux-ci, je relève Brigitte Gonthier-Morin, depuis dix ans sénateur sénatrice PCF des Hauts-de-Seine et réélue dimanche dernier. Elle avait bénéficié durant des années aux frais des abonnés au gaz d’un emploi 100% fictif au dit comité alors qu’elle consacrait 100% de son temps à la fédération du Parti. Elle a pris dix mois.  Il est vrai que vu la jurisprudence Thomas  Thévenoud – Sylvie Andrieux, jvoipapourkoi elle quitterait le Sénat. Yapadraison

Le plus rude, c’est que la Confédération CGT et sa fédération de l’énergie ont pris 20.000 € d’amendes chacune (autant dire 1€ symbolique au regard des détournements cumulés…) et deux autres structures dont le journal l’Humanité en ont chacune pris pour 75.000 €… Mais yapadsouci pour se pauvre canard ; comme on lui a déjà fait cadeau l’an dernier de 4,1 millions d’euros qu’il nous devait, on lui fera une petite fleur…

Et EDF qui aurait dû être partie civile s’est retirée au dernier moment de la procédure…

 

Dix ans, donc, pour en arriver là…

- Ah ! Et puis la deuxième info : Un député commis pour ce faire a présenté hier un rapport sur l’Ecole Polytechnique. Je n’entre pas dans les détails. Mais sachant que les "X" doivent dix ans de service à l’Etat,   je relève au passage que seulement 17,5% des diplômés rejoignent un grand corps de l’Etat à l’issue de leur formation. Donc que 82,5% ne font même pas un petit tour de piste symbolique au service de l’Etat avant de pantoufler… Surtout, j’apprends que quasiment aucun élève ne rembourserait la solde perçue tout au long de la formation comme prévoient les textes (au total une moyenne de 47.000 € par tête)

Je repense alors à un de mes aïeux. Il avait une tripotée de filles (sans l’une d’elles je ne serais pas ce que je suis) et deux garçons. Tous deux mobilisés en 1940 et tous deux tués dans la fleur de l’âge à quelques jours d’intervalle… L’un d’eux était polytechnicien. Mais, à peine sorti de Polytechnique, il avait fait un autre choix et était entré au séminaire… Jeune vicaire et néanmoins lieutenant de réserve, il est "Mort pour la France"…

Après-guerre, longtemps après, le pépé continuait à devoir rembourser par petits bouts à l’Etat ce que son fils avait touché durant ses études…

Au fond, c’est moins la phobie administrative de certains que le laisser-faire, le laisser-aller, le j’m’en’foutisme et le cépagrave de nos dirigeants et fonctionnaires qui me font monter aux rideaux…

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Combien coûtent les subventions à la CGT ?

 

Voici 14 magnifiques châteaux, soit plusieurs milliers de lits inoccupées, qui appartiennent à la CGT, FO, etc., et à divers comités d’entreprises – souvent des entreprises publiques.

 

Château de Fontenay-les-Briis propriété de la branche CGT de la RATP. Situé aux portes de Paris dans un parc de 74 hectares, dont près de 40 hectares de forêt, avec deux cours de tennis, deux restaurants, un mini-golf, un étang à truites, et trente chambres :

 

Le château de la Brévière, au cœur de la forêt de Compiègne. Il appartient à Force ouvrière, qui sera j’en suis sûr ravi de le mettre à votre disposition :

 

Avec ses 36 hectares de vignes dans le Sauternes, voici le château Lafaurie-Peyraguey du CE de GDF-Suez :

 

Les pieds dans l’eau, avec ses 31 chambres dont 5 suites, 2 salles de restaurant, jacuzzi, saunas, etc… Castellamare du CE de la Snecma :

 

Le château du Plat, à Vallière dans la Creuse, entouré de plusieurs bâtiments, et qui appartient au comité d’entreprise de la RATP, possède 114 hectares de terres, des forêts et des prairies, et des écuries avec une trentaine de chevaux. Le château est en bon état, car le CE vient de faire d’énormes travaux, auto-financés sur son pactole de 50 millions d’euros par an :

 

Château de Montreul de la Fédération des organisations sociales des PTT :

 

À seulement quelques kilomètres des superbes plages de Honfleur, Trouville et Deauville, dans un parc boisé de 3 ha, le château de Prêtreville appartient au comité d’entreprise de la Caisse d’allocations familiales du Val d’Oise. Il est composé de 8 bâtiments :

 

Au cœur de la Bourgogne, le château de Ragny. Un véritable château médiéval du XIIe siècle qui appartient à la Banque de France, qui l’a confié à son au comité d’entreprise. En été, il accueille des centaines d’enfants en colonies. Tennis et piscine font naturellement partie des prestations de base :

 

L’association Ageforel (Association de gestion des foyers de la région ferroviaire de Lyon) gère le château de La Bachasse. Propriété de la SNCF depuis 1947, c’est une jolie bâtisse du XIXe siècle avec un parc de 8 hectares au cœur de Sainte-Foy-Lès-Lyon :

 

Le comité d’entreprise de la SNCF est également propriétaire du magnifique château du Vernay, à Challuy, au sud de Nevers, qui comprends terrains de tennis, piscines, parc privé et forêt :

 

Dans le Nord, le comité d’entreprise d’EDF-GDF à majorité CGT est propriétaire du château de Cappelle-en-Pévèle, dit aussi château du Béron. Piscine couverte chauffée et deux tennis. Une riche propriété foncière :

 

Château de Sainte-Croix du comité d’entreprise d’EDF,  dans l’Ain :

 

Sublime château d’Agecroft du comité d’entreprise d’EDF sur la Côte d’Azur :

 

Château de Blomard dans l’Allier, toujours au comité d’entreprise d’EDF :

 

Château de Vaux à Argenton-sur-Creuse, également au comité d’entreprise d’EDF :

 

La CGT possède le très beau château de Courcelle-sur-Yvette, dans l’Essonne :

 

Château de Bierville à Boissy-la-Rivière, non loin d’Étampes – CFDT :

 

Ce ne sont que des exemples, les syndicats vous donneront les adresses des autres châteaux.

Vous pourrez également réquisitionner très utilement les milliers de lits des centaines de maisons de vacances des comités d’entreprises et des syndicats, dont ils seront ravis de vous donner la liste par solidarité pour les plus démunis.

Jean-Patrick Grumberg

POURQUOI LA FACTURE D'ELECTRICITE AUGMENTE : LES VRAIES RAISONS    

Emplois fictifs et détournements de fonds au comité d'entreprise d'EDF : les peines sont sévères (voir article ci-dessous). Mais bizaremment, EDF aurait pu se constituer partie civile et récupérer des dommages et intérêts. La direction a préféré "acheter la paix sociale" en ne demandant rien et a préféré protéger la CGT.

Qui paye pour les détournements alors ? Le consommateur !

Eh oui, votre facture évolue. Toujours à la hausse.

Plus les taxes : pour le réseau, pour les énergies renouvelables et même une taxe sur les taxes.

Quand ça magouille à EDF, qui paye ? Le consommateur.

Quand ça magouille dans une campagne électorale (Bygmalion), qui paye ? Le contribuable.

Quand ça magouille dans une entreprise, qui paye ? Le salarié futur chômeur.

Et si le consommateur-contribuable se met à magouiller, qui paye ? Le consommateur-contribuable. Justice est faite !

Emploi fictif et détournements au comité d'entreprise EDF         

Emploi fictif et détournements au comité dentreprise EDF                                                    
JUSTICE - La justice a bien confirmé que le plus gros CE de France était vérolé. Le procès a abouti à 12 condamnations.   
Près de dix ans après les premières alertes sur les dérives au sein du  Comité d’entreprise (CE) d’EDF, la justice est passée. Huit personnes  physiques, ainsi que quatre personnes morales dont la CGT et le journal L’Humanité, ont été condamnées mercredi. Leur tort ? Avoir été responsables de  détournements de fond, d'abus de confiance, de complicité ou encore de  recel. Et la liste aurait pu s’allonger.

La tempête Christian en images 
© Max PPP 
Le CCAS, un CE pas comme les autres. Après de nombreuses alertes  puis un premier rapport au vitriol de la Cour des comptes en 2007, la  justice s’est penchée sur le CE d’EDF, la Caisse centrale des activités  sociales (CCAS). Une structure hors norme puisqu’elle bénéficiait en 2012 d’un budget de 650 millions euros,  record inégalé en France pour un CE. Et, autre anomalie, la CCAS est  financée grâce à une ponction équivalent à 1% de son chiffre d’affaires, là où les autres CE reçoivent en général 1% de la masse salariale, soit dix fois moins. Des moyens colossaux qui, en l’absence de contrôle  externe, ont suscité des dérives et conduit la justice à se pencher sur  son cas.


Un verdict plus sévère que prévu. Si le tribunal a écarté les  accusations d’escroqueries et d’enrichissement personnel, il a en  revanche condamné huit personnes physiques et quatre personnes morales,  reconnues coupables d'abus de confiance, de complicité ou recel de ce  chef. Elles ont été condamnées à des peines de 2 mois à 18 mois avec  sursis et à des amendes de 4.000 à 75.000 euros.
Un verdict plus sévère qu’attendu puisque dans ses réquisitions le  procureur Serge Roques avait réclamé des peines de 6 à 18 mois avec  sursis et des amendes moins élevées de 7.500 et 10.000 euros. De leur  côté, les avocats des prévenus avaient plaidé la relaxe.

L’austérité avant la croissance 
© MAXPPP 
Ce qui leur est reproché. D’avoir détourné de l’argent pour  financer des emplois fictifs et des prestations au bénéfice de la CGT et de la fédération des mines et de l'énergie (FNME-CGT). Dans le détail,  Jean Lavielle, ancien président du conseil d'administration de la CCAS  présenté par le tribunal comme "le personnage central" du dossier, a  écopé de 18 mois de prison avec sursis et de 4.000 euros d'amende.  L'ancien directeur général de la caisse, Jean-Paul Blandino, a été  condamné à 8 mois de prison avec sursis.
La sénatrice PCF Brigitte Gonthier-Maurin, reconnue coupable d'avoir  occupé un emploi fictif payé par la CCAS, où elle était censée  travailler auprès du président Lavielle alors qu'elle exerçait ses  activités à la fédération du parti communiste des Hauts-de-Seine, s'est  vu infliger 10 mois de prison avec sursis.
Parmi les personnes morales, la CGT et la fédération CGT des mines et  de l'énergie (FNME-CGT) ont été condamnés à 20.000 euros d'amende pour  "recel d'abus de confiance". La Société nouvelle du journal L'Humanité  (SNJH) et l'Institut de formation de recherche et de promotion (IFOREP), financé par la CCAS et qui avait réalisé la captation des images de la  grande scène de la fête de l'Humanité de 1997 à 2005, ont chacun été  condamnés à 75.000 euros d'amende. Pour le tribunal, cette prestation  avait été fournie sans réelle contrepartie et coûté 1,11 millions  d'euros, entièrement pris en charge par la CCAS.


 
© MAXPPP 
Cela aurait pu être pire. La justice a donc décidé de frapper  plus fort que le procureur ne le souhaitait mais la facture aurait pu  être encore plus lourde pour les prévenus. Car une victime, et pas des  moindres, a décidé de ne plus se constituer partie civile : EDF s’est  désisté en juin, juste à l’ouverture du procès, ce qui lui a valu d’être encore accusé d’acheter la paix sociale. Quant à la CCAS, pourtant  première victime de ces détournements, elle n’a jamais souhaité réclamer réparation. Et a même contesté l’existence même de telles dérives, ce  qui a renforcé les accusations d’être contrôlée en sous-main par la CGT.
Côté justice, une page est donc tournée, moins noircie qu’attendue. Côté gouvernance, le chemin reste encore long : dans son dernier rapport datant de 2011, la Cour des comptes note que, malgré les rappels à l’ordre, la gestion  du CCAS reste problématique. La faute à une "organisation insuffisamment réformée", une gestion "peu économe, peu transparente et peu contrôlée" avec "de graves carences", notamment en matière d'achats.
(source Europe 1)