Sur la photo on peut voir : "... cho..." écrit sur le bouclier, "Polícia de Choque". Il s'agit bien du nouvel équipement des "policiers de choc" du brésil.

10301276_798021593544278_8762285322326357621_n3

Expulsion de familles autour du stade de Maracanà (Rio) : 

10311371_798018996877871_5249352570258435316_n4

10367691_647568355335103_354536657578415663_n2

10447641_647568405335098_3186522131233375730_n1

Une photo, tirée lundi dans la station de métro Ana Rosa, quand les "policiers de choc" ont vidé les grévistes.

10450871_798016400211464_3102348852677450142_n5

C'est la coupe du Monde !

Nous voilà en pleine coupe du Monde au Brésil et pas n'importe laquelle !

Celle de la pauvreté qui demande une justice sociale, une protection qu'un Pays riche comme le leur pourrait facilement mettre en place.

Détrompez-vous, les moyens qui seront déployé sur le foot médiatique  fera engranger au Pays entre 8 et 9 milliards d'euros au PIB Brésilien !

Outre les gains immédiats, les événements comme la Coupe du Monde et les JMJ donnent «une visibilité au Brésil» qui aurait demandé «des décennies» en temps ordinaire.

ip000726.jpg

"Vous, chers jeunes, vous êtes souvent déçus par des faits (...) de corruption de personnes, qui au lieu de chercher le bien commun, cherchent leur propre intérêt", a lancé le pape lors de la visite d'une favela à Rio en marge des JMJ.
En faisant allusion à la fronde sociale des jeunes Brésiliens contre la corruption et l'indigence des services publics de base, il a ajouté : "ne vous découragez jamais. La réalité peut changer, l'homme peut changer", a-t-il lancé.

Avant d'ajouter sa recommandation aux jeunes "qui avez une sensibilité spéciale contre les injustices": "cherchez, vous les premiers, à apporter le bien, à ne pas vous habituer au mal, mais à le vaincre".

Manifestations, violences régulières, et un climat de tension extrême entre la population, exaspérée par la vie chère et le coût de l‘évènement, et les forces de l’ordre qui tentent de réguler la situation.

Certes, la vitrine sera belle mais derrière, c'est tout une population qui souffre d'insécurité lié à a la drogue et de pauvreté.

Coupures d'eau, pannes d'électricité ect...

Elle est belle la coupe ! deux Mondes qui s’affrontent !

Bl5CpBAIMAAOXIT.jpg:large

Mais la coupe est pleine, De récentes attaques contre la police dans des favélas «pacifiées» de Rio de Janeiro montrent que le crime organisé n'a pas dit son dernier mot !

On parle même de missiles qui seraient déployés sur des toits d'immeubles...

606x340_264742.jpg?1398247834

Après la mise en place de la réforme urbaine, et bien qu’elle ait mis fin aux préoccupations relatives aux cortiços, (rapidement disparus du centre), les contradictions de l’espace urbain carioca s’aggravent. La rénovation du centre-ville continue d’en expulser les plus pauvres tandis que l’embellissement de l’élégante zone sud continue d’attirer les investisseurs au détriment de la zone nord (des classes moyennes) et surtout de la zone suburbaine (du prolétariat). Ce nouveau type d’habitat, les favelas, se répand rapidement sur les terrains inoccupés, aux titres de propriété douteux et/ou sans intérêt pour les promoteurs immobiliers.
Bien que perçues comme un problème social et esthétique, les favelas s’étendent et se multiplient en raison de la décadence de l’agriculture et de l’industrialisation, engendrant d’intenses mouvements migratoires en direction des villes. Les pouvoirs publics n’ont guère réagi face à ces migrations, dans la mesure où l’accroissement de la main-d’œuvre bon marché s’avère nécessaire pour une industrie en plein essor.

Rio de Janeiro qui accueillera quelques matches de la Coupe du Monde , puis les jeux Olympiques en 2016. Soucieuse de soigner son image internationale, la seconde ville du Brésil multiplie les « aménagements urbains ». Et en profite pour expulser arbitrairement des milliers d’habitants de favelas.

Au cœur de cette politique d’expulsion, une "bourse de loyer" proposée par la mairie doit théoriquement aider les habitants à se loger sur le marché locatif classique.  Ainsi la mairie a-t-elle proposée aux habitants de la favela da Paz une allocation de 350R$ (115€) versée mensuellement pendant deux ans.

Mais aujourd’hui, une maison avec une pièce et une salle de bain vaut 900R$ par mois dans le quartier. Personne ne peut payer la différence.

toybook-78.jpg

Pendant ce temps, le Comité populaire de São Paulo, qui rassemble les mouvements sociaux critiquant la Coupe du monde, fait office d‘attaché de presse, en orientant les journalistes étrangers dans la favela. A entendre André énumérer les nationalités des reporters allemands, américains, hollandais, anglais ou espagnols, on comprend que cette favela criera bientôt sa colère devant les caméras du monde entier.

Une publicité dont ce serait bien passé la mairie, soucieuse de présenter le plus grand stade brésilien comme un don fait aux classes populaires de la zone Est.

Dans les négociations en cours, il est acté que 101 familles, dont celles qui habitent dans des maisons en bois ultra-précaires au bord de l’eau, devront être relogées en priorité dans des immeubles en cours de construction. Pour les 276 autres familles, il faudra attendre 2016. Des promesses non-écrites, qui suscitent espoir et méfiance dans la favela. Les plus anciens se souviennent qu’on leur avait déjà parlé de plan de relogement en 2004, lorsque la municipalité était venu faire le cadastre.

ech_campagne_br14_foot_favela_flyer_2965

Des dizaines de familles sans eau courante, les coupures d’électricité dès qu’il pleut. Mais aussi les maisons en bois qui menacent de s’effondrer, les rats énormes qui pourrissent la vie des habitants, et la pénurie de médecins, bien souvent à l’origine de la mort prématurée d’un voisin.

Alors ! Pour quelle équipe serez-vous ?

Les blings blings  avec des joueurs qui touchent des sommes colossales qui oscillent entre 10 et + de 40 millions d'€ / an ?

coupe-du-monde-555x330.jpg

Ou bien pour la justice sociale et contre la pauvreté ?

brazil-batch-seven_WIDE10-600x400.jpg

(ce billet est réalisé au travers de quelques recherches sur le net)

Par laurent cuenca