Je le dis comme je le pense : il y a quelque chose d’obscène dans l’agitation pipolo-médiatico-politique que l’on constate autour de l’enlèvement des jeunes lycéennes nigérianes. Politiciens de première ou de seconde classe, histrions du “show-business” et demi-mondaines jouent des coudes pour apparaître sur la photo avec l’affichette #BringBackOurGirls : les “jeux olympiques” de l’indignation. Cela ne fait évidemment pas avancer d’un poil la libération des ces infortunées jeunes filles, mais, au moyen de ce mouvement de sidération planétaire organisé pour toucher non pas les cœurs mais les boyaux des gens, cela fera certainement progresser les intérêts impériaux étatsuniens en Afrique en justifiant les interventions de l’Empire qui ont commencé et vont se poursuivre au Nigéria, soyez tranquille. Et vous pouvez aussi être tranquilles sur les “brillants” résultats qui s’ensuivront, et notamment pour les chrétiens africains. Que le gouvernement américain se moque des chrétiens nigérians – comme des chrétiens égyptiens, irakiens, syriens… (complétez les points de suspension) – cela ne se discute même pas. L’analyste étatsunien Paul Joseph Watson vient d’en asséner une nouvelle preuve dans son article publié le 8 mai dernier dans Infowars dont il est le rédacteur en chef. Un blogueur français au nom assez curieux (Sam La Touch !) en a fait une traduction. En voici de bons extraits…

[L]orsque [Hillary] Clinton a été avertie en 2012 que le groupe [Boko Haram] avait été responsable du massacre de centaines de chrétiens dans le cadre d’une tentative brutale d’islamiser le Nigeria et d’effacer le christianisme, elle n’a rien fait et le Département d’État a refusé d’ajouter le groupe à la liste des organisations terroristes malgré la pression énorme du Congrès, de la CIA et du FBI. Au cours de la visite de Clinton au Nigeria en août 2012, elle a été alertée dans une lettre ouverte par le pasteur Ayo Oritsejafor de l’Association chrétienne du Nigeria. Oritsejafor est une figure marquante au Nigeria et a témoigné aux États-Unis lors d’une audience du Congrès en juillet 2012. Dans sa lettre, Oritsejafor note que le Département d’État, dirigé à l’époque par Clinton [aujourd’hui c’est une autre “lumière” qui est à sa tête : John Kerry], a eu recours à « des distorsions, des omissions et, dans certains cas à une dénaturation claire des faits sur le terrain » au Nigeria en 2011 à une époque où 700 églises ont été détruites et des centaines de chrétiens massacrés par des terroristes de Boko Haram, ce qui représente « la plus grande attaque unique sur la chrétienté dans l’histoire du monde contemporain sur la planète ». Le département d’État d’Hillary Clinton a complètement omis ces attaques dans son rapport de 2011, qui a rapporté à tort que plus de musulmans que de chrétiens sont morts dans les attaques. Comme Oritsejafor le souligne, 88,3 % des attaques ont ciblé les chrétiens, tandis que seulement 2,9 % concernaient les musulmans. Une des raisons potentielle pour lequel le Département d’État a fermé les yeux face à la vague de terreur menée par Boko Haram en 2011 est le fait que l’administration Obama armait simultanément et soutenait les mêmes groupes Al-Qaïdistes alliés à Boko Haram en Afrique.

Je vous invite à lire la suite de la traduction : les derniers paragraphes confirment ce que je dénonçais ici, à savoir la fourniture de Boko Haram en armements de l’OTAN

 Source 

l'auteur  ⁄ Daniel Hamiche

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