L'ART DE BIEN COMPRENDRE LE JEU
 
"Le monde se divise en trois catégories de gens:
- un très petit nombre qui fait se produire les événements,
- un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir,
- et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."
Nicholas Murray Butler (président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR - Council on Foreign Relations)

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Le millefeuille est une pâtisserie qui nous reste sur l'estomac

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Cet empilement d'échelons administratifs est unique au monde. Il est largement injustifié, sauf si l'on considère comme légitimes et dignes d'être récompensées sur les deniers publics les motivations de carriérisme, d'ambition personnelle, d'orgueil, d'enrichissement qui animent ceux qui sont prêts à tout faire pour empêcher ou ralentir toute tentative de rationalisation et d'optimisation de cet enchevêtrement infernal : les élus eux-mêmes. On a rarement vu quelqu'un scier la branche sur laquelle il est confortablement assis. C'est pourquoi rien ne change.

Ce qu'il faudrait c'est, de temps à autre, nommer à la présidence une espèce de dictateur sorti de nulle part (et surtout pas de l'ENA) n'ayant ni amis politiques à protéger, ni ambition, ni espoir de réélection, avec une liste de missions suicides à accomplir dans les cinq années de son mandat. La remise à plat de l'organisation administrative serait l'une des missions fixées (et l'enseignement, la fiscalité...). Ensuite, on pourrait revenir au délicieux régime des partis et de la sacro-sainte démocratie où le plus abruti dispose d'une voix pesant autant que celle du plus informé et du plus réfléchi. Alors, les Français pourraient à nouveau élire un Hollande-bis ou un Sarkozy-bis après l'avoir écouté pendant trois mois leur raconter des balivernes dans de grands meetings électoraux ou leur débiter des anaphores subtiles dans des débats télévisés.

Un quart de siècle plus tard, il faudrait remettre à nouveau un dictateur en fonction pour nettoyer les dégâts démagogiques commis par les élus "républicains" dans l'intervalle démocratique.

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