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Non-affaire Leonarda : lettre ouverte à Hollande, le Pujadas du pauvre

Copie du courriel envoyé ce jour à Hollande, le Pujadas du pauvre, en réaction à son intervention télévisée.

Monsieur le Président de la République,

Cessez de ridiculiser et la France et le Peuple Français dont vous avez la charge et de rabaisser la fonction que vous exercez en son nom!

Comment se peut-il que, toutes affaires cessantes, le président de la 5e puissance mondiale se prononce, lors d’une allocution télévisée, tel un vulgaire présentateur du 20h, l’air solennel et grave, le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges, sur le sort d’une famille de traine-savates (je vise les parents, les enfants subissent le sort de parents irresponsables) expulsée de la manière la plus légale qui soit, mais qui fait grand bruit et semble fragiliser le peu de pouvoir que les autorités européennes, non élues, vous concèdent ?

Comment se peut-il que vous vous abaissiez à commenter une décision de justice qui renvoie chez eux des parents délinquants en situation illégale sur le territoire Français, menteurs, cogneur (pour le père), voleurs, incapables d’élever leurs enfants sans le soutien de la solidarité nationale, oisifs vivant aux crochets de citoyens durs à la tâche, respectueux des lois et payant impôts et taxes à n’en plus pouvoir?

Comment se peut-il que, contre l’avis d’une majorité de Français, vous autorisiez une jeune fille expulsée selon la loi à revenir poursuivre ses études en France alors que le père, qui se contre fiche des lois de la République, fait savoir sur toutes les antennes que, autorisé ou pas, il reviendra avec sa famille bénéficier de toutes les largesses que la République, bonne fille, princesse sans dot, accorde aux étrangers illégaux ou pas.

Par là, vous insultez tous les étrangers honnêtes et laborieux, au parcours respectueux des lois, qui s’intègrent, s’assimilent, subviennent à leurs besoins sans solliciter la solidarité nationale, élèvent leurs enfants dans l’amour de leur nouvelle patrie et en adoptent les codes!

Par là, vous insultez également les citoyens Français, pour qui leur Patrie est leur seul bien, conscients de leurs droits et de leurs devoirs, qui souffrent en silence (plus pour longtemps) de voir leurs dirigeants les mener à la catastrophe.

Avant de vous quitter, je me permettrai de vous suggérer de dire à votre compagne – dont le statut est incertain, je ne parle pas du statut marital, dont je me contre fiche, mais de son statut de première dame, inexistant de par la constitution, qui lui accorde certains privilèges et par là uniquement des devoirs – et puisqu’elle s’est permis de donner son avis sur le sujet, qu’elle n’a pas à interférer dans les affaires de la Nation et qu’il ne manque pas de Français nécessiteux dont elle pourrait soulager la peine.

Et de lui rappeler, puisque lorsqu’elle vous accompagna dernièrement lors de votre séjour en Afrique du Sud, elle sembla s’intéresser au sort des lesbiennes africaines (noble cause, j’en conviens étant moi-même homosexuel) qu’il lui suffit de se rendre au-delà du périphérique, dans les territoires perdus de la République, sous bonne escorte, voile, robe longue et grand frères « protecteurs » en option, pour rencontrer des hommes et des femmes homosexuels de diverses origines qui, s’ils sortent du « placard » creusent leurs propres tombes. Ceux-là sont Français et vivent déjà sous le régime de la charia discriminante, misogyne et homophobe sans que leur sort vous émeuve.

A quant une prochaine intervention télévisée sur ce sujet, monsieur le président ?

Je vous prie d’agréer, monsieur le président, l’expression de mes salutations Républicaines et Laïques les plus vives.

 Philippe le Breton 

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 Revenons a l'essentiel !

Comment va Leonarda et sa famille de voleurs ce matin ? Elle a fait pipi ?  Caca ? A t-elle bien déjeuner entre 2 cigarettes ? La France a peur ! La France  est inquiète ! Rendez-vous compte ! Presque 24 heures sans nouvelles de la  nouvelle égérie de la république française. Mais comment fait Flanby pour  continuer à respirer ?

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Il y a des milliers de SDF dans la rue. Voilà un bon sujet compassionnel. Des gens qui n’ont pas de toit, rien, et qui vaudraient bien quelques manifestations. Mais eux ne mentent pas. Ils ne vont pas de micro en micro. Ils ne dégradent pas leur appartement : ils n’en ont pas. Ils replient le carton qui leur sert de lit. Ils ne disent rien. Ils meurent en silence...

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Léonarda a très bien compris le système. Elle vaut de l’or.

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Beaucoup moins important que le sort d'une fausse réfugiée kosovar. Comme les agriculteurs, les suicides de travailleurs et des serviteurs de l’État n'inquiètent pas nos élites. 

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François Bayrou, président du MoDem, a réagi ce dimanche lors du Grand Rendez-vous d’Europe 1 – Le Monde – i>Télé :

«Aujourd’hui que pensent 80% des Français de l’affaire Leonarda ? Ils pensent que le pouvoir a perdu la boussole. Ils pensent qu’on est dans une situation absolument plus maîtrisée dans lequel l’Etat décide une minute après le contraire de ce qu’il a décidé et justifié une minute avant. On est dans l’incohérence».

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On conseiller décrira un jour, dans un ouvrage sans  succès, ces moments dans les salons bourgeois de la République au cours desquels  le président Hollande et quelques-uns ont soupesé, hésité, tergiversé avant de  s’arrêter sur la plus mauvaise possibilité. Après l’intervention, auront-ils  contemplé l’immensité du champ de ruines, ou se seront-ils, plus sûrement,  confortés et finalement convaincus d’avoir fait le choix qui s’imposait ? Il  faudrait une plume politique et psychologue pour saisir ce moment de bascule du  quinquennat où l’incapacité du président est apparue en pleine lumière.

L’affaire Leonarda est devenue l’affaire Hollande. Car, avec  Hollande, "le fond, c’est la forme qui remonte à la surface" , et  François Hollande s’est illustré tel qu’en lui-même : président de sa majorité  et non des Français, président incapable de trancher, et donc d’être président.  Inapte à la fonction.

Une intervention qui n’aurait pas dû être

Cette séquence sidérante commence par un président qui a, en  même temps que la scoumoune, le sens du contretemps : alors que la France est à  Brignoles (à raison, ou déraison), le président est en Afrique du Sud pour une  visite au but méconnu et tandis que commence à gronder l’affaire Leonarda, sa compagne danse à  Soweto. Alors enfin qu’on l’exhorte à parler - oubliant au passage le Premier  Ministre, ce Ayrault translucide - c’est encore elle, elle qui n’est rien et n’a  aucune légitimité politique, qui est déléguée pour s’exprimer.

Elle culmine avec cet incroyable direct depuis l’Elysée. Le  président de la République s’exprime sur le cas d’une personne seule, qui a  certes été expulsée, interpellée à un moment peu opportun, mais qui n’a pas été  victime de brutalités policières. Rien qui mette à ce point en cause les  fameuses valeurs de la République. Là où un communiqué de la présidence aurait  suffi, au mieux une intervention à l’occasion d’un déplacement, il s’exprime, et  il s’exprime dans une allocution vidéo, depuis le palais de l’Elysée,  inévitablement flanqué des drapeaux, et en direct.

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C’est aussi que cette intervention n’est pas  justifiée par le sort de Leonarda. Elle est un prétexte, une occasion, pas le  vrai motif de préoccupation. Si François Hollande intervient, c’est par souci de  sa majorité.

Par souci de la gauche car ce qui est en cause, c’est la  cohésion de la majorité, ce sont les valeurs de gauche, c’est ce camp  qui se disloque quand certains en son sein accusent un ministre de ne pas être  républicain, d’arrêter des enfants comme on raflait les enfants juifs. Le seul  feu qu’il veuille éteindre, c’est celui qui a couvé dans son camp, avant d’éclater dans ces deux petites manifestations lycéennes, dont on sait quels réseaux les  provoquent et quels messages ils envoient en les mobilisant. Francois Hollande les a d’ailleurs cités dès les premières secondes de son intervention, Bernard  Poignant l’a confirmé, et Stéphane Le Foll, l’un de ses plus proches, a rapidement invoqué la "mobilisation [bien relative] de la  jeunesse" . C’est bien là le seul motif de l’intervention.

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