On parle toujours beaucoup de tous ces présidents plus ou moins indignes du globe, alors là rendons hommage à ce super président

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UN PRIX NOBEL POUR MOI ? LA RÉPONSE DU PRÉSIDENT JOSÉ MUJICA (Presidente do Uruguay) :
 
"Il paraît que je suis pressenti pour le prix Nobel de la Paix ! C'est du grand n'importe quoi !
Auriez-vous perdu la tête ?
Si on devait me décerner ce prix-là ou un autre du même acabit, ce serait un honneur pour les gens, les petites gens de mon pays ; l'argent nous permettrait de construire des logements pour les gens les plus pauvres.
 
Il ne faut pas oublier qu'en Uruguay, beaucoup de femmes élèvent seules 4 ou 5 enfants ; les hommes bien souvent les ont abandonnées ; alors nous essayons de loger ces familles monoparentales le plus dignement possible.
Dans cette optique, oui, un tel prix aurait du sens.
 
Toutefois, la paix, c'est à l'intérieur de nous même que nous la trouvons, et cette paix, elle est partout dans mon pays : dans les rues, dans les saluts de mes amis, dans les bars, dans les maisons les plus humbles, chez les personnes les plus simples.
 
Dans mon pays, je vais tranquille par les rues, si je le souhaite, je peux aller manger n'importe où, sans le tralala inhérent à la fonction de chef d'état.."
 
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José Mujica, alias "Pepe". A 78 ans, le président uruguayen est sans doute le chef d'état le plus atypique du monde. Socialiste, humaniste, anticonsumériste, Pepe n'a pas changé sa façon de vivre : dans sa ferme, à cultiver ses champs.        

C'est un pays de la taille d'un confetti, enclavé entre les géants brésilien et argentin. L'Uruguay, 3,5 millons d'habitants, un mode de vie à l'européenne, un pays marqué par douze ans de dictature militaire. A sa tête : José Mujica dit "Pepe".

  
  
Pepe Mujica © Benjamin Illy, Le Mouv'     

Pepe, est un homme du peuple, "El Hombre del pueblo". Ancien "Tupamaro", combattant de la guerilla urbaine de gauche durement réprimée pendant les années 60, il a été emprisonné durant 14 ans sous la dictature, torturé, tout comme sa femme Lucia Topolansky, aujourd'hui sénatrice.

  
  
                                                        De la prison à la présidence

Depuis, Jose Mujica a déposé les armes pour s'engager sur la voie démocratique. Cofondateur du Mouvement de Participation Populaire (MPP) il accède à la fonction suprême le 29 novembre 2009. En 2012 à Rio de Janeiro, il monte à la tribune de la conférence Onusienne sur le développement durable.

Le monde découvre un vieux bonhomme sans cravate qui place les puissants face à leurs contradictions sans sourciller. La légende de Pepe est en marche.     

L'homme du terroir

Pepe ne vit pas sous les ors de la république. Pour le trouver, il faut se rendre au Rincon del Cerro, dans la banlieue de Montevideo, la capitale. 

  
Rincon del Cerro. Derrière les arbres à droite, la ferme présidentielle. © Benjamin Illy, Le Mouv'

Le président horticulteur se définit lui-même comme un "vieux libertaire". Pragmatique, il recommande de consommer moins pour vivre plus. Il n'a pour seul bien que sa vieille Coccinnelle et reverse 90% de son taitement présidentiel (environ 9000 euros par mois) à des organisations caritatives.

Pour moi la sobriété, la façon de vivre, ça traduit ma manière de penser. Je ne vais pas changer ça sous prétexte que je suis président [...] Je pense que l'on se rapproche beaucoup plus du bonheur si on est capables d'avoir un bagage léger, si on n'est pas soumis à des besoins matériels qui nous rendent esclaves.


Atypique, franc du collier, Pepe bénéficie d'une grande notoriété en  Uruguay. Son discours simple et humaniste séduit aussi hors des  frontières. Pablo Garcia de Castro, 23 ans, étudiant en journalisme, a rejoint Montevideo il y a un an, touché par l'allocution iconoclaste de Pepe à Rio.

Mujica

José Mujica vit avec 680 € par mois, le salaire moyen de son pays. «On m’appelle « le président le plus pauvre », mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui ne travaillent que pour essayer de garder un train de vie dispendieux, et en veulent toujours plus».

L’élection, en 2009, de José Mujica, deuxième président de gauche de l’histoire de l’Uruguay, ce petit pays souvent en avance sur son temps, aurait pu passer quasi inaperçue. Ce n’est pas le premier dirigeant de la région à ne pas appartenir au sérail politique. Et la presse tant latino-américaine qu’internationale l’a longtemps ignoré. Mais ce vieux guérillero rescapé des cachots de la dictature a une vraie particularité : il semble insensible aux sirènes du pouvoir, ­cultive son quotidien d’“homme normal”, en refusant tout protocole et 90 % de son salaire présidentiel. Il continue à dire ce qu’il pense – au grand dam de ceux qui souhaiteraient un président avec plus de prestance… Et n’a pas peur de lancer des pavés dans la mare, telle la légalisation totale du cannabis dans une région où la lutte contre le trafic de drogue est une question prioritaire. Un président normal, un vrai, en somme ?

« On m’appelle « le président le plus pauvre », mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui ne travaillent que pour essayer de garder un train de vie dispendieux, et en veulent toujours plus », dit-il. « C’est une question de liberté. Si vous n’avez pas beaucoup de biens, alors vous n’avez pas besoin de travailler toute votre vie comme un esclave pour les garder, et donc vous avez plus de temps pour vous-même », conclut-il 

Le seul « luxe » du président est une Coccinelle bleue, achetée en 1987. Il continue de vivre sur sa ferme et refuse d’aménager au Palais Présidentiel.

Dans la Cocc' de Pepe © Benjamin Illy, Le Mouv'    

Agriculteur de métier et membre de la guérilla pendant les années de la dictature militaire, il a reçu six balles dans le corps et passé 14 années en prison dans des conditions difficiles (isolement et torture) avant d’être libéré en 1985, quand l’Uruguay est devenue une démocratie. Il est devenu député en 1995, puis sénateur, Ministre de l’agriculture et Président en 2010.

Vous avez entendu parler de l’Islande, qui a refusé de s’agenouiller devant la finance, qui refuse également d’adopter une politique d’austérité comme dans les autres pays d’Europe et qui va jusqu’à réécrire sa constitution, travail confié à une commission citoyenne tirée au sort…

Eh bien, il y a un autre petit pays qui pourrait inspirer les grands.. Il s’agit de l’Uruguay.

L’Uruguay fut l’un des premiers pays du monde à abolir la peine de mort, en 1907. Six ans plus tard, il autorisait les femmes à réclamer le divorce. Déjà en 1877 le pays avait décrété l’école publique, gratuite et quasi laïque, bien avant Jules Ferry. L’Uruguay est le pays le moins corrompu du continent sud-américain, et un des plus heureux.

Critiquant «l’hypocrisie» des sociétés modernes et des dirigeants mondiaux, José Mujica a lancé en juin un vaste débat, qui a dépassé les frontières de ce petit pays de 3,3 millions d’habitants, sur la production et la vente de cannabis sous contrôle de l’État, afin de lutter contre le trafic et la toxicomanie. Loi très controversée même dans son pays, mais adoptée.

Et enfin il a dépénalisé l’avortement sous certaines conditions et depuis octobre 2012 il est légalisé, même si Mujica reconnaît des blocages «philosophiques, religieux, intimes», jusque dans les rangs de son parti. Cette question «devrait être résolue par un vote direct de toutes les femmes d’Uruguay. Et que nous, les hommes, nous nous taisions!», s’emporte-t-il.

On parle toujours beaucoup de tous ces présidents plus ou moins indignes du globe, alors là, rendons hommage à ce super président : »Pépé Mujica »!

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Le président uruguayen, José Mujica, chez lui, dans sa ferme, à l’écart de Montevideo, le 25 juin 2013. | MARIO GOLDMAN/AFP

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Le président de l’Uruguay, José Mujica, parle d’amour et d’aventure à l’assemblée générale de l’ONU

Il y a ceux dont la prestation était attendue et puis il y a celui que personne n’a vu venir : le Latino-américain qui a créé la surprise à New York a été José Mujica, le président de l’Uruguay, avec un discours au souffle poétique et prophétique :

Le discours de Pepe Mujica évite la langue de bois onusienne

Tous ces propos étaient prévisibles.

Sans prétendre ravir la vedette à ses grands voisins, c’est le président uruguayen José Mujica qui a vraiment surpris à la tribune de l’ONU.

« Je viens du Sud, du carrefour de l’Atlantique et du Rio de la Plata ».

Avec ces mots, il a entamé une évocation lyrique et ironique du petit Uruguay, jadis considéré la Suisse de l’Amérique latine : « La social-démocratie a été inventée en Uruguay, pourrions-nous dire ». Ensuite, « les Uruguayens ont passé cinquante ans sans croissance, à remémorer leur victoire au stade du Maracanã, lors de la Coupe du monde de football de 1950 ». Du haut de ses 78 ans, l’ancien guérillero Tupamaro mêle histoire personnelle et histoire nationale : « Mes erreurs étaient le produit de mon temps, je les assume. Mais il y a des fois où j’ai envie de crier : si seulement nous avions la force de l’époque où nous cultivions autant l’Utopie ! »

Les mots de « Pepe » Mujica, plus débonnaire que jamais, ont sans doute réveillé l’assemblée générale. Dans un même élan, le président uruguayen a lié la dette sociale et la survie de la planète : « Au lieu de faire la guerre, il faudrait mettre en œuvre une politique néo-keynésienne à l’échelle planétaire, pour abolir les problèmes les plus honteux. » Comment ?« Le monde requiert des règles globales qui respectent les avancées des sciences », ajoute Mujica. Hélas, « l’ONU languit et se bureaucratise faute de pouvoir et d’autonomie, et de reconnaissance démocratique du monde fragile qui constitue la majorité ».

Reprenant à son compte l’inquiétude des écologistes les plus visionnaires, si ce n’est apocalyptiques, Pepe Mujica dresse un réquisitoire contre une civilisation mensongère, qui a érigé un idéal illusoire, insupportable pour les ressources de la Terre : « Civilisation contre la simplicité, contre la sobriété, contre tous les cycles naturels, et ce qui est pire, civilisation contre la liberté que suppose d’avoir le temps pour vivre les relations humaines, l’amour, l’amitié, l’aventure, la solidarité, la famille… » Les murs du siège de l’ONU résonnent encore des paroles prophétiques du président uruguayen 

France/Uruguay: FORCEMENT, L'UN DE CES 2 PAYS EST PLUS "CIVILISE" .

L'UN DE CES 2 PAYS EST PLUS "CIVILISE" . Lequel et pourquoi....

MUJICA Urugay

hollande bormes

  Lire Ici

Ses résultats font rêver les pays voisins : les salaires ont progressé de 36,6 % en sept ans, grâce notamment à une croissance économique de 6,4 %. Le taux de chômage (5,3%) est au plus bas. et 13,7 % des uruguayens vivent sous le seuil de pauvreté, soit une baisse de cinq points en un an. L'analphabétisme a quasiment disparu et tous les enfants sont scolarisés. Aucun des pays du Mercosur n'a des indicateurs aussi bons, à tel point que de nombreux migrants de pays voisins (Argentine et Brésil notamment), mais aussi d'Espagne et d'Italie, viennent en nombre croissant s'installer en Uruguay.

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Commentaires sur On parle toujours beaucoup de tous ces présidents plus ou moins indignes du globe, alors là rendons hommage à ce super président

    Bonjour Brigitte !

    Merci pour cette page sur un Président qui remet les choses en place et rappelle quelques vérités simples pour nous remettre les pieds sur terre.

    " Un président pour le peuple et par le peuple. Voilà ce qu'il nous faut ! "

    Et un remerciement appuyé pour votre diverses pages instructives de votre blog qui fait avancer la prise de conscience d'une information différente…

    Pierre

    Posté par Pierre, lundi 30 septembre 2013 à 10:06 | | Répondre
  • Merci à vous Pierre de me lire régulièrement .
    On rêverait d'avoir un tel président ! Bon, on n'en demande pas autant malgré tout, on se contenterait d' un président simple comme la chancelière allemande, ce serait déjà inespéré...Mais ne rêvons pas, chez nous, sous les ors de la République, un De Gaulle ne reviendra pas.

    Magnifique la dernière allocution de ce président à l'ONU, et surtout sa conclusion "...« Civilisation contre la simplicité, contre la sobriété, contre tous les cycles naturels, et ce qui est pire, civilisation contre la liberté que suppose d’avoir le temps pour vivre les relations humaines, l’amour, l’amitié, l’aventure, la solidarité, la famille… ». Amicalement,

    Posté par bic, lundi 30 septembre 2013 à 10:13 | | Répondre
  • •••••••••••••••••••••• L'intégrité ça existe ! •••••••••••••••••
    \\\\\\\\\\\\\\ CARAMBA ! VIVA EL PRESIDENTE ! \\\\\\\\\\\

    VIDEO. Uruguay : José Mujica, chef d'Etat le plus modeste du monde

    http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/video-uruguay-jose-mujica-chef-d-etat-le-plus-modeste-du-monde_435168.html

    Posté par Pierre, mardi 15 octobre 2013 à 10:37 | | Répondre
  • C'est un président populiste disent ses opposants ! On peut toujours rêver, chez nous, jamais un tel homme ne sera à la tête de quoique ce soit d'autre... qu'une petite ferme !

    Posté par bichau, mardi 15 octobre 2013 à 10:52 | | Répondre
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