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Il fut un temps pas si lointain où être écologiste signifiait qu'on aimait et défendait la nature. Les petites fleurs, le gazouillis des oiseaux, le petite maison dans la prairie. Désormais, leurs héritiers ne jurent plus que par le béton, encore le béton, toujours plus de béton. Mais du béton social bien sûr !

Cécile Duflot est prête à tout pour cela, même à brader des terrains qui appartiennent à l'Etat ou à des entreprises publiques comme la SNCF ou l'Assistance publique, alors qu'ils pourraient être vendus à prix d'or et réduire les énormes déficits publics. Mais au diable l'avarice et les avaricieux, les comptes et les comptables, tout doit être sacrifié à ce cher vieux béton ! Et pour les récalcitrants, pour les communes qui ne veulent pas de ça chez elles, Duflot sort son gros bâton : des amendes énormes comme en paient les gangsters dans les films noirs américains. Certains maires ont beau hurler qu'ils n'ont pas la place, pas de terrain pour construire, Cécile Duflot n'en a cure.

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Elle veut son béton partout, même dans les petites communes de l'Île-de-France. Il ne faut pas prendre au pied de la lettre ses arguments technocratiques sur la pénurie de logements sociaux. Ses arrières-pensées sont avant tout sociologiques. Et idéologiques. Cécile Duflot et ses amis verts n'ont que mépris pour cette nouvelle manie des Français de s'installer loin des grandes villes, et se retrouver au calme dans leur home sweet home avec jardin, que les spécialistes appellent le périurbain.

Ces Français qui se croient amoureux de la nature n'on pas compris qu'aux yeux des Verts et de leurs amis de gauche, ils ne sont que des beaufs franchouillards qui menacent le vivre-ensemble. Duflot veut les forcer à réintégrer les HLM d'où ils n'auraient jamais dû sortir. Dans les clapiers les lapins ! Sans le dire, les Verts ont bien compris que ces Français fuyaient la banlieue et ses nuisances - délinquance, violence, niveau scolaire qui s'effondre - entraînées par un flot continu d'immigration.

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Rien qu'en Île-de-France, quatre-vingt mille étrangers débarquent chaque année. Des familles souvent nombreuses qu'il faut loger. Mais les banlieusards en fuite ne veulent plus se retrouver en minorité au milieu d'immigrés. Ils ne veulent pas d'HLM. Ils ont élu leur maire avec un mandat impératif de ne pas couler le moindre béton. L'édile est donc pris en étau entre les rigueurs de la loi SRU, les discours moralisateurs de la gauche qui fait semblant de croire que les riches veulent se protéger des pauvres - alors que ce sont des pauvres qui se protègent d'autres pauvres -, et les fureurs des électeurs, qui appartiennent souvent à une modeste classe moyenne. Pour ceux-ci, les HLM, c'est l'enfer qu'ils ont fui ; pour Duflot, les Verts, et la gauche,  'est le vivre-ensemble qu'il faut restaurer. Vivre-ensemble obligatoire et béton pour tous ! Qu'est-ce qu'on dit à Mme Duflot ? Merci, madame Duflot !

Le bûcher des vaniteux (Eric Zemmour) septembre 2012

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