Hollande ou la manipulation permanente

28895b4d

La trahison de Cahuzac a soi-disant sonné la fin de ce socialisme pur et dur qui pouvait donner des leçons de morale au monde entier. Hollande a joué les vierges effarouchées et a été « dévasté » par ces révélations. Quelle rigolade !

Hollande, sur ce sujet comme sur bien d’autres, trompe les français. Hollande a été très tôt tout à fait proche de la « bande des 40 voleurs » de Mitterrand, ces bandits de grand chemin qui ont spolié la France durant 14 ans.

En 1982, Mitterrand, à la dérive dans l’opinion et auprès des socialistes eux-mêmes, cherchait une parade médiatique. Il confia alors au jeune Hollande la tâche de manipuler la presse – à la fois contre la droite et contre la gauche non soumise – afin de remonter dans les sondages.

Cela a commencé avec l’Opération Caton. Hollande et son acolyte André Bercoff ont écrit un livre sous le nom d’emprunt de Caton. Ce Caton se faisait passer pour un déçu de la droite et déballait des secrets assassins sur Chirac, puisés chez des amis magistrats de gauche. L’affaire a fait long feu puisque Chirac a été élu royalement à la Mairie de Paris.

La petite cellule de désinformation de Hollande s’est étoffée avec l’arrivée de Jacques Pilhan, qui a introduit les méthodes de manipulation de l’opinion avec notamment les fuites organisées par des magistrats. Puis, avec Jean-Marc Salmon, Hollande a ouvert rue de Varenne, un « salon » de la manipulation où il recevait le tout-Paris de la gauche médiatique : journalistes, reporters, directeurs de publication, intermédiaires divers, présentateurs télé,… Il avait table ouverte pour tous ces faiseurs d’opinion de gauche et utilisait bruits de couloir et fuites contrôlées pour attaquer ses cibles : Chirac, Balladur, Jospin et surtout Rocard que Mitterrand exécrait. Cette cellule est restée active à travers les années et est intervenue dans tous les coups tordus du précédent quinquennat, contre Sarkozy, Woerth, ou consorts.

Après les élections présidentielles de 1988, par un effet surprenant du hasard, le financement de la campagne présidentielle de Mitterrand a commencé à poindre son nez.

L’inspecteur Gaudino découvrait en 1989 des mécanismes de financement illégaux de la campagne à travers la société URBA à Marseille. A Paris, un mécanisme équivalent était mis à jour avec la société GRACO. Dans les deux cas, les mécanismes de détournement d’argent public étaient les mêmes : rétro-commissions sur les marchés de travaux, cabinets d’études fictifs. En fait l’affaire URBA-GRACO n’était que la partie émergée de l’iceberg car le parti socialiste – comme l’ancienne SFIO – tirait toujours l’essentiel de ses fonds occultes de rétro-subventions versées par des chefs d’état Africains participant à l’Internationale Socialiste. Une autre source de financement était Mr Bettencourt, qui avait été protégé par Mitterrand à la Libération et qui renvoyait ainsi l’ascenseur.

Mitterrand avait un homme de main efficace : Henri Nallet. C’était son chef de campagne, mouillé jusqu’au cou. Il a été nommé Garde des Sceaux, non pas pour faire le bien des justiciables, mais pour déminer, révoquer, muter, afin de couvrir au mieux les traces des turpitudes mitterrandiennes. L’inspecteur Gaudino ou le juge Jean-Pierre ont été les victimes de Nallet le nettoyeur.

Le risque encouru par Mitterrand était considérable. Compte tenu des lois en vigueur alors, si des financements illicites et par conséquent une fraude électorale étaient avérés, le mandat de Mitterrand à la Présidence pouvait être révoqué. La Mitterrandie, mais au-delà tout le parti socialiste, était aux abois et des ennemis jurés se sont alors ligués pour éteindre le feu avant qu’il ne gagne le palais. L’équipe de pompiers était constituée de Rocard, Arpaillange, Jox, Mauroy et Hollande.

Nos comploteurs ont présenté à l’automne 1989 une loi dite de moralisation du financement des partis (ça ne s’invente pas !). Elle a fait polémique avec la droite et notamment le sénat. Lors du second vote devant l’assemblée nationale en 1990, un infamant article 19 a été ajouté subrepticement. Cet article garantissait que « la clarification du financement des activités politiques amnistie les auteurs de détournements de fonds au profit des politiques ». En somme, une loi d’autoamnistie !

Evidemment, les députés socialistes non directement concernés par ces affaires – il y en avait tout de même quelques-uns – se sont retrouvés devant un dilemme : soit ils votaient cette loi et participaient à une opération de dissimulation de malversations, soit ils votaient contre et faisaient exploser le système. Le courage l’a emporté et la loi a été votée pratiquement à l’unanimité. Très peu de socialistes étaient néanmoins en séance : courageusement, ils ont préféré laisser leur clef de vote à un tiers pour faire le sale boulot à leur place. Sont-ils de ce fait exonérés de leur responsabilité ?

Qui était au pouvoir et à l’assemblée alors :

  • Rocard était Premier Ministre,
  • Hollande était député de la première circonscription de Corrèze,
  • Ségolène était député des Deux Sèvres,
  • Mélenchon était Sénateur de l’Essonne,
  • Jospin avait été Directeur de Campagne de Mitterrand et évidemment ne savait rien. Tout comme il n’a jamais rien su par la suite sur le financement de sa propre campagne,
  • Mauroy était député de la première circonscription du Nord,
  • DSK était député de la troisième circonscription de Loire Atlantique,
  • L’inénarrable Baylet, condamné en 2003 et 2007 pour affairisme, puis remis en examen en 2008, était député de la deuxième circonscription du Tarn et Garonne.

Il serait intéressant que nos amis journalistes posent aujourd’hui la question à Hollande : lors du vote de cet ignoble article 19, a-t-il fui comme un lapin ou a-t-il tourné sa clef de vote lui-même ?

Hollande a été mêlé à toutes les magouilles de l’ère Mitterrand, mais évidemment maintenant il n’est au courant de rien : l’affaire Elf, les turpitudes de « papa m’a dit », les manipulations contre Jean Edern Hallier, tout cela il ne connaît pas !

Eris_populaire_fabius_ayrault_hollande_valls_moscovici_taubira_5581b

Aujourd’hui Hollande le Vierge, le Passe-Muraille, le Normal, se présente comme un jeune puceau aux mains totalement blanches. Sous Mitterrand, il a été l’Ange Blanc voletant avec légèreté au milieu des chauves-souris d’une mafia bien organisée !

blog_hollande_j_ai_tant_aime_cahuzac

L’affaire Cahuzac n’est qu’une broutille en comparaison des turpitudes de l’ère Mitterrand auxquelles Hollande a participé. Hollande a « amnistié » Mitterrand qui avait volé mais il condamne Cahuzac qui a simplement dissimulé.

Son indignation actuelle, c’est de la Comedia del Arte, et son coup de bâton au fripon, une vaste rigolade.

Si Hollande veut moraliser la classe politique qu’il commence par balayer devant sa porte car les immondices se sont accumulées.

Ah oui vraiment, la morale est enfin revenue au pouvoir !

 

DANTON source

534390_197343150390051_924851831_n

De plus en plus de personnes sont conscientes que le monde ne tourne pas rond mais ne voient pas avec exactitude ce qui en est la cause.

Résister au système, c’est offrir une alternative à ces personnes.

La première tâche du résistant consiste à s’informer et à réfléchir sur l’état actuel du monde et sur les causes qui ont fait du monde ce qu’il est aujourd’hui. Ensuite, il s’agit de documenter la population. Les personnes qui sont à la recherche d’informations qu’elles ne trouveront pas dans les médias officiels et qui cherchent une opposition possible au système doivent pouvoir trouver cette alternative.

Eveiller les consciences est donc la tâche principale du résistant. On ne peut pas combattre le système de face mais on peut agir parallèlement à lui sous forme de réseaux de groupes de réflexion et d’information.


Les principales armes du système pour assurer sa pérennité sont la peur et la division. Quant au moteur de ces deux armes c’est l’ignorance.

L’oligarchie maintient la population dans l’ignorance pour mieux la contrôler. Car cette oligarchie est nécessairement consciente des bases bancales du système et il ne faudrait pas que la masse ouvre les yeux, entraînant la fin des privilèges des oligarques.

Informer la population, c’est mettre fin à l’ignorance, en conséquence de quoi c’est aussi mettre fin à la peur et aux divisions.

La stratégie première pour résister au système consiste donc à multiplier les sources d’informations alternatives...

facebook.com/pages/Libre-expression