Le Parlement, première victime du mariage pour tous.

Chemin faisant et mépris des objections aidant, le pouvoir a été amené à s’asseoir sur le débat public afin d’éteindre l’incendie qu’il avait lui-même allumé (c’est ce que l’on appelle avoir le feu au cul). En procédant de la sorte, il a montré le peu de cas qu’il faisait du Parlement. En transformant ce dernier en simple chambre d’enregistrement, il a achevé de mettre à jour ce que tout le monde savait déjà : les Assemblées ne servent à rien ! Elles ne sont composées (à de rares exceptions près) que de godillots surnuméraires, plus attentifs à ne pas déplaire au parti pour garder leurs fromages, qu’à défendre des convictions qu’ils n’ont plus depuis longtemps. À force de se coopter, les parlementaires sont devenus des clones interchangeables qui ne font qu’agiter l’écume d’une marée qu’ils ne peuvent plus endiguer depuis belle lurette.

Mariage homo par les mairesAjoutez à cela, l’extrême lassitude (pour dire le moins) que les électeurs ressentent devant la pression fiscale toujours plus forte à laquelle ils sont soumis et vous obtenez une défiance sans précédent vis-à-vis des élus de la nation. Les fondements de la démocratie représentative sont atteints quand ceux qui votent ne se reconnaissent plus dans ceux qu’ils élisent. La désinvolture avec laquelle « Moi Président » traite la représentation nationale achève le tableau. La seule vraie radicalisation qui émerge des « Manifs pour tous » ce n’est pas l’homophobie c’est la parlementarophobie. Nos élus ne sont tout bonnement pas légitimes pour bouleverser à ce point notre société.

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Même si cette promesse était écrite en tout petits caractères sur le programme du « tout mou », très peu de gens ont élu ses copains pour ça. Bien que cette affirmation fasse hurler Alain Duhamel, elle est plus que fondée. Les Députés et, dans une moindre mesure, les Sénateurs sont là pour manifester le consentement du Peuple, qu’ils représentent, à l’impôt. En contrepartie, ils sont supposés contrôler l’usage que le pouvoir fait de l’argent des contribuables (ouarf, ouarf, ouarf). Au passage, ils peuvent voter des lois qui sont susceptibles d’être changées, une fois que le Peuple en aura décidé ainsi en changeant de majorité. Voilà pour le principe !...

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