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Edwy Plenel, le fondateur du site d'informations qui a révélé l'affaire Cahuzac, déclare dans un entretien, qui sera diffusé en intégralité dimanche, que Mediapart a encore d'autres informations justifiant un « sursaut démocratique et social ». 

Edwy Plenel dans les locaux de Mediapart. - AFP
      Edwy Plenel dans les locaux de Mediapart. - AFP   

      Après l'affaire Cahuzac, le site d'informations Mediapart promet d'autres révélations que son fondateur qualifie de « scandale républicain ».   

« Mediapart, après cette affaire Cahuzac, va avoir d'autres informations qui vont aller dans ce sens là et qui vont poser cette question, dont je sais le caractère lourd, il nous faut un sursaut démocratique et social », explique Edwy Plenel, dans un extrait de l'émission « Le monde vu par... » publié ce vendredi par France Ô. L'intégralité de cet entretien sera diffusée dimanche 7 avril à 12 heures sur la chaîne télévisée.   

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« On ne peut pas continuer à être dirigé par des gens qui se croient au-dessus des lois qu'ils votent », ajoute-t-il. Prié de dire si la France se dirige vers un « scandale d'Etat », Edwy Plenel répond : « Vers un scandale républicain car c'est toute la République qui est concernée ».   

Devant l'intérêt suscité par le court extrait de France Ô et les révélations promises, le fondateur de Mediapart a tenu à calmer le jeu vendredi après-midi. « A ceux qu'affole une vidéo de France Ô : Mediapart travaille à son rythme et une info n'existe qu'une fois publiée », a précisé Edwy Plenel sur le réseau social.

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Voir aussi : La droite tenait-elle Cahuzac par la barbichette ?

Tenez-vous bien. Figurez-vous que vient d’être déposé, sur le bureau de l’Assemblée Nationale, un projet de loi "Cahuzac".

Que préconise-t-il ? Que les gros fraudeurs du fisc qui cachent leurs magots dans les paradis fiscaux étrangers soient amnistiés et, qu’en cas de rapatriement, ils soient – ce n’est pas une blague! – quasiment dispensés d’impôts. Même s’ils ont dissimulé au fisc d’énormes fortunes, ils ne devront acquitter qu’une taxe de 5 %, c’est-à-dire moins que la première tranche imposable appliquée aux salariés les plus modestes. Et aucune pénalité ne leur sera imposée pour avoir commis un délit. Or, qui est à l’origine de cette initiative honteuse ? Les derniers amis socialistes de Cahuzac ? Non, les députés UMP.

Du coup, certaines bizarreries prennent un curieux sens. Ainsi, lors du colloque consacré à la sécurité organisé par Jean-François Copé, François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Pierre Moscovici ont été attaqués avec une rare virulence, mais Cahuzac plutôt excusé, sinon défendu...suite

 

Révélation sur France Ô : Cahuzac n'est que le... par franceo
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