Gaspillage et dysfonctionnements : les dessous de l'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale / AFP

Bruno Botella, rédacteur en chef du Mensuel "Acteurs Publics" et auteur du livre "Petits secrets et grands privilèges de l'Assemblée nationale" aux Éditions du Moment, a enquêté sur les dysfonctionnements et le gaspillage du palais Bourbon.

L’Assemblée nationale possède près de 133.000 m2 de locaux dans Paris. Selon Bruno Botella, elle a récemment acquis plus de 4000 m2 pour près de 60 millions d'euros.

128 millions d'euros ont également été dépensés pour la rénovation le 101, rue de l'Université, la plus grosse surface après le palais Bourbon.

La Cour des comptes a, quant à elle, presque "été chassée de l'Assemblée".

Un député sur 8 aurait embauché sa femme ou son fils.
Une démarche désormais contrée par les concours pour les fonctionnaires de l'Assemblée. En revanche, concernant ses proches collaborateurs (attachés parlementaires), le député peut embaucher qui il souhaite.

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VMH : le bras droit de Bernard Arnault décroche le jackpot avec ses stock-options

Antonio Belloni, directeur général délégué de LVMH

Antonio Belloni, directeur général délégué de LVMH / AFP

Pour gagner des millions d'euros d'un coup, il y a le loto... et puis les stock-options. Juste avant la fin de l'année 2012, le bras droit de Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH, a fait une opération financière extraordinairement juteuse. En toute légalité, Antonio Belloni a revendu une partie de ses titres. Bilan de l'opération : 11 millions d'euros de plus-value.

Un procédé légal, mais polémique

Le directeur général délégué de LVMH a réalisé cette belle opération en 24 heures. Il ne percevra pas ces 11 millions d'euros tels quels, puisqu'ils seront taxés à plus de 60%.

LVMH ne distribue plus de stock-options (ces actions accordées à un tarif avantageux) à ses collaborateurs depuis plus de trois ans, mais Antonio Belloni fait partie de la maison depuis 2001. Il a d'ailleurs déjà réalisé la même opération en 2010.

Le procédé utilisé par Antonio  Belloni est légal, puisqu'il est permis par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF). Mais en ces temps de crise, il est dans le collimateur du gouvernement, qui voulait alourdir la taxation actuelle. La mesure a été  retoquée sur ce point par le Conseil Constitutionnel, en même temps que  la taxe à 75%, le 29 décembre dernier. François Hollande désirait un impôt entre 68 et 73%.  "Confiscatoire", a estimé le Conseil constitutionnel qui a ramené la barre à 64,5% du gain.

Antonio Belloni réussit en attendant un joli coup et gonfle encore un peu plus son compte en banque, déjà bien garni. Surnommé un temps "le salarié le mieux payé de France", il avait gagné il y a quatre ans 5,5 millions d'euros, rien qu'en salaire.

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