Avant l’arrivée des socialistes, a dilapidé intégralement les 19 millions d’euros de la réserve ministérielle, crédits mis à disposition de l’ pour toute l’année 2012 et destinés à aider les collectivités locales dans le besoin.

sarkozy programme economique Sarkozy a dilapidé les 19 millions de la réserve ministérielleCe sont exactement 18 952 326 euros qui ont été engloutis entre le 1er janvier et le 15 mai, date de l’installation du nouveau président de la République. Le rythme de ce chapardage un peu grossier s’est même accéléré dans les jours qui ont précédé la passation des pouvoirs. Et tant pis pour la tradition républicaine qui veut que l’équipe sortante se contente d’utiliser les fonds disponibles au prorata temporis et laisse le reste à ses successeurs…

Le hold-up est d’autant plus remarquable que l’ Elysée n’avait juridiquement aucun droit sur cette ligne de crédits votée par le Parlement pour subventionner des « travaux divers d’intérêt local« . Surnommée « réserve ministérielle » par les spécialistes, elle constitue le pendant gouvernemental de la réserve parlementaire ( voir Quelles associations profitent de la réserve parlementaire ?), qui permet aux députés et sénateurs de distribuer des subventions aux collectivités de leur choix. Et de s’acheter ainsi des fidélités à bon compte.

Inscrits dans un obscur sous-chapitre du budget du ministère de l’ Intérieur, ces crédits sont placés sous la tutelle de la Direction des collectivités locales, laquelle avait pour mission – avant l’arrivée de Sarkozy – d’arroser l’ensemble des partis politiques, tout en privilégiant les élus proches du pouvoir en place.

Mais en 2008, l’ Elysée a mis la main sur ce pactole. Ne faisant confiance qu’à lui-même et à ses collaborateurs directs, Sarkozy a décidé de contrôler personnellement les attributions de subventions. Par lettre du 21 octobre 2008, il a annoncé à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’ Intérieur, que ce bel argent ferait désormais l’objet d’une programmation décidée au niveau de son cabinet. Bon prince, Sarkozy a quand même laissé quelques millions à la disposition de Matignon, de Bercy, et de l’ Intérieur. Ils ont été, eux-aussi, intégralement dépensés ( voir Qui a bénéficié de la réserve ministérielle de Sarkozy ? ).

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Nicolas Sarkozy s’est empressé de distribuer les 19 millions d’euros de la réserve ministérielle avant son départ de l’ Elysée ( voir Sarkozy a dilapidé les 19 millions de la réserve ministérielle).

A qui Nicolas Sarkozy a-t-il distribué la cagnotte ministérielle ?

Les bénéficiaires de la réserve ministérielle ont été sélectionnés avec soin par Nicolas Sarkozy, comme en témoigne la liste des 627 subventions distribuées par l’ex-président en 2012. Tous les dossiers, sauf un, ont été présentés par des personnalités de droite à Nicolas Sarkozy ou à son directeur de cabinet. La seule exception concerne Claude Bartolone, alors président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, qui a décroché – Dieu sait comment – 114 000 euros pour aider son département, en quasi-faillite.

Les autres sollicitations provenaient de députés, de sénateurs ou de petits chefs UMP désireux de bétonner le terrain avant les législatives de juin 2012. Histoire de cajoler dans les sens du poil les électeurs et les maires de leur circonscription, ces quémandeurs ont décroché une subvention élyséenne pour refaire une route, une église ou une bibliothèque… Naturellement, ce sont surtout des communes dirigées par des élus de droite ou sans étiquette qui ont été arrosées. Mais quelques maires de gauche, dragués par l’ UMP, ont pu ramasser des miettes.

Les élus qui ont tendu la main se sont d’abord servis eux-mêmes. Dans l’ Oise, , ancien trésorier de l’ UMP persécuté par les magistrats qui enquêtent sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy ( voir Financement illégal de la campagne de Sarkozy en 2007), a obtenu 340 000 euros pour sa commune de Chantilly, plus connue pour son champ de courses huppé que pour son extrême pauvreté. L’ex-ministre Marc-Philippe Daubresse s’est, lui-aussi, auto-pistonné et a empoché 300 000 euros pour sa ville de Lambersart ( Nord).

De son côté, Jean Castex, alors secrétaire général adjoint de la présidence de la République et candidat aux législatives dans les Pyrénées Orientales, a raflé 228 000 euros, à partager entre 3 communes du département. En pure perte électorale: c’est un socialiste qui a été élu à sa place. Nadine Morano, ministre de la Formation professionnelle sous Sarkozy, et l’ex-secrétaire d’ Etat Laurent Hénart n’ont pas été plus chanceux en Meurthe-et-Moselle: malgré 1 102 300 euros distribués à 39 collectivités locales, l’un et l’autre ont perdu leur mandat parlementaire.

En Seine-et-Marne, Jean-François a eu la main plus heureuse: il a été brillamment réélu, après avoir décroché 54 subventions pour un montant total de 550 067 euros. François Baroin a appliqué la même recette victorieuse dans sa circonscription de l’ Aube, avec 258 000 euros de subvention.

Gagnants, eux-aussi, les ex-ministres Dominique Bussereau ( Charente-Maritime), Laurent Wauquiez et une dizaine d’autres députés UMP. Une bonne pluie de subventions avant le scrutin a fait prospérer leur score électoral…

L’ Elysée a aussi pris soin d’abreuver quelques élus centristes qui menaçaient de faire sécession avant la présidentielle. Le patron du Nouveau Centre, Hervé Morin, a ainsi touché une subvention de 167 500 euros pour sa commune d’ Epaignes ( Eure). Ses amis de Loir-et-Cher Maurice Leroy et Nicolas Perruchot ont eu droit à 571 000 euros de subventions pour arroser leurs fiefs électoraux.

Hollande n’a plus qu’à doubler la dose pour espérer gagner les prochaines élections…

source: le canard enchainé

Le 25 septembre 2012, François Fillon réunissait au Sénat les parlementaires soutenant sa candidature à la tête de l'UMP.

Le R-UMP (Rassemblement-Union pour un mouvement populaire) est né. Les statuts de ce septième groupe parlementaire de l'Assemblée nationale ont été déposés mardi 27 novembre dans la soirée et publiés au Journal officiel mercredi 28. Troisième groupe d'opposition, il compte pour le moment 68 députés et un président, François Fillon, candidat malheureux à la présidence de l'UMP.

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Lire aussi : M. Fillon annonce la création d'un nouveau groupe parlementaire

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"L'argent des politiques" (Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, 2009) suite :

...La Commission nationale des comptes de campagne a aussi épinglé l'état-major du candidat Sarkozy pour ses "frais de bouche". Les cadres de l'UMP avaient un sacré coup de fourchette. Plus de 50 000 euros de petits déjeuners, déjeuners et plateaux-repas servis au quartier général de campagne ou de repas ris à proximité du siège, rue d'Enghien à Paris, n'ont pas été remboursés. Motif : " Le caractère électoral n'a pu être démontré. " En clair, il s'agissait de déjeuners amicaux entre militants !

Autre objet de curiosité de la commission : 11 499 euros de billets d'avion, qui correspondent à un déplacement entre Paris et Clermont-ferrand effectué dans le cadre de la campagne, le 27 avril 2007, une semaine avant le premier tout de l'élection présidentielle. La commission à noté un " sur-coût de 3 100 euros " et expliqué qu'il avait été engendré par le fait que l'avion a dû faire un détour par Biarritz pour la convenance personnelle d'un soutient du candidat ". La " personnalité " en question, Michèle Alliot-Marie, a demandé à faire un (léger) détour par le Pays basque pour passer quelques heures à Saint-Jean-de-Luz, là où elle réside, avant d'aller soutenir son ami Nicolas...Les dérives ne sont pas l'apanage d'un camp.

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Ce sont les fins limiers de la commission nationale des comptes de campagne qui sont donc chargés des investigations qui sont rarement gênantes, marais elles recèlent quelques perles. Ségolène Royal est une jolie femme. Elle le sait et en joue. En 2007, la candidate socialiste n'a pas lésiné sur les moyens pour séduire le plus grand nombre. Et ce n'est pas une simple formule. dans le cadre de la campagne de 2007, elle a facturé 51 659 euros de frais de maquillage et de coiffure à l'Etat. La madone du PS était accompagnée  en permanence d'une maquilleuse, alors que nombre de chaînes de télévision disposant de leur propre personnel. " Un caprice de diva ", tranche un membre de la commission. Lors des meetings et interviews télévisés, le candidat Sarkozy a tenu lui aussi à se montrer sous son meilleur jour. Un sens du détail qui a coûté la bagatelle de 34 445 euros ! Le candidat avait passé un contrat avec une société, qui s'était engagée à mettre à disposition vingt-quatre heures sur vingt-quatre une esthéticienne ! Il fallait qu'il soit disponible dans l'heure, que ce soit pour aller à Nice ou en Guadeloupe "raconte un conseillé...

A gauche, l'équipe de Ségolène Royal a franchi plusieurs fois la ligne jaune. Et pas seulement au rayon produits de beauté. La commission a ainsi refusé de rembourser certaines dépense correspondant à des déplacement de collaborateurs en décembre 2006 qu'elle a jugé sans rapport avec la campagne de la candidate. Elle a également rejeté " 53 581 euros d'achat d'appareil de mesure de détection de fréquences " effectué par l'équipe de Royal... pour détecter les écoutes téléphoniques clandestines...

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