ALEXIS TSIPRAS ET NIKOS MICHALOLIAKOS, LES SEULS SAUVEURS POTENTIELS DE LA GRECE


Imaginez que l'on apprenne que deux ministres de l'UMP et deux du PS ont des comptes en Suisse qui sont alimentés par des multinationales allemandes. Imaginez que le PS ait reçu 1 million d'euros de l'étranger pour financer ses campagnes. Vous seriez scandalisés. Eh bien, c'est ce qu'on voit presque chaque jour ici, des affaires de corruption tombant les unes après les autres. Et je ne vous parle pas de celles qui se murmurent.

Voici quatre ans par exemple, les Grecs avaient découvert que des millions d'euros de Siemens avaient atterri par une série de malencontreux hasards sur des comptes en Suisse. Et que par d'autres hasards tout aussi heureux, ces comptes appartenaient à leurs députés...

Comme Tasos Mantelis, ancien ministre socialistes des Transports à qui Siemens avait "ouvert" (par totale inadvertance) un compte helvète et y déposait des sommes par tranches de 200.000 à 250.000 euros.
Le Ministre de la Défense Akis Tsochatzopoulos (socialiste) s'est retrouvé lui aussi avec des euros arrivant sur son compte par erreur d'aiguillage. Tout comme le Ministre de l'Intérieur Christos Markoyiannakis. Tout comme Giorgos Alogoskoufis le Ministre des Finances, pourtant bien placé pour le contrôle des changes, ha ha ha. Les deux derniers étaient des élus de Nouvelle Démocratie, l'équivalent de l'UMP.

Le problème vira ensuite au cauchemar puisque chaque parti politique sortait une affaire de corruption concernant l'autre (cela ne vous rappelle rien?) pour étouffer le bruit média fait autour du sien. Par exemple la Ministre du Tourisme Angela Gerekou a été obligée de démissioner parce que son mari avait oublié de payer plusieurs millions d'euros de ses impôts, une fuite venant du Ministère des... Finances. Un autre député, Evangelos Meimarakis, président du parlement grec, rien que ça, s'est retrouvé, lui, dans une mega affaire d'évasion et de blanchiement de 10 milliards d'euros au profit d'autres députés et politiciens.

Au début, les députés et ministres du Pasok et de la NlleDemocratie ont absolument tout fait pour que ces affaires soient étouffées. Mais une fois révélées, elles se sont ensuite transformées en réglements de comptes et pugilats entre socialistes et démocrates. Les anciens Ministres des Finances socialistes Yiorgos Papakonstantinou et Evangelos Venizelos, eux, sont même officiellement accusés par Alexis Tsipras d'avoir protégé les 2.000 fraudeurs grecs de la liste Lagarde et d'avoir tenté de mettre en prison le journaliste qui l'a publiée en novembre 2012. Les faits lui donnent hélas raison. Qui peut en effet lever la main de la Justice grecque avec une telle vitesse si ce n'est les grands partis politiques aux commandes?

Il ne faut dès lors pas s'étonner que les Grecs de la rue aient fini par devenir sympathisants néo-fascistes de Chrissy Avgi ou bien sympathisants marxistes-communistes via le Syriza qui accuse, aujourd'hui même, le Premier Ministre Mr Samaras "de n'être qu'un bon représentant lobbyiste de tous les intérêts étrangers qui ne veulent que piller intégralement la Grèce et endetter son peuple au maximum".

Un discours qui, forcément, éveille en ce moment la colère et le ressentiment dans la Grèce profonde qui a vu l'inflation, la vraie, monter à 27% en un an.

Imaginez aussi qu'entre 1999 et 2009, il a été payé aux haut fonctionnaires grecs plus de 26 millions d'euros (trouvés et prouvés) en diverses enveloppes et pots de vin par des multinationales américaines et européennes. Maintenant, calculez les montants des pots de vins non découverts car en Grèce, il faut graisser la patte, c'est bien connu... C'est une tradition ancestrale, une coutume locale comme boire le café ou trinquer à l'ouzo. Une fois qu'on a compris ça, on peut avancer. Les Allemands de Siemens l'avaient parfaitement compris : - ) Depuis longtemps. Les Américains aussi. Ne vous étonnez pas alors de voir les députés grecs vendre leur pays avec autant de facilité...

Du coup Alexis Tsipras et Nikos Michaloliakos sortent totalement du lot, et apparaissent comme les seuls "sauveurs" potentiels du pays. Les autres politiques, dans leur très grande majorité, ne sont que des "vendus". Au sens propre du terme. Regardez la terrible vérité assénée par Michaloliakos ci-dessous: "Quand la junte militaire est partie, la dette de la Grèce était à zéro.". Bienvenue en Grèce.

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Dès le début, l’UE a été une institution de corruption et de transfert.

On raconte aux populations, qu’elles doivent par « solidarité européenne » contribuer de plus en plus de milliards «pour sauver la Grèce». Nous devrions donc ou augmenter les impôts ou réduire les prestations sociales, afin de générer les moyens nécessaires pour aider la Grèce.

Non seulement les raisons mais aussi les conséquences sont des jugements fallacieux :

1. Les prétendues aides à la Grèce ne vont pas à la population ou à l’économie grecques, mais sont tout de suite détournées vers les banques vautours internationales, qui exigent de haut taux d’intérêt pour leurs prêts accordés à la Grèce. En réalité, l’on n’aide pas la Grèce, mais on alimente les banques internationales, pour qu’elles ne doivent surtout pas faire d’amortissements sur l’argent perdu avec leurs emprunts d’Etat grecs.

2. Lors de la première tranche du premier soi-disant plan de sauvetage, l’Allemagne a payé 10,8 milliards d’euros à la Grèce. Dans la même semaine, les capitalistes grecs ont sorti du pays la même somme en capitaux fugitifs. Le paiement n’a donc rien apporté, sauf de frapper les contribuables allemands de manière insensée. Et l’évasion fiscale en Grèce continue. Plus nous payons des aides financières, plus les capitaux fugitifs augmentent.

3. Dès le début, l’UE a été une institution de corruption et de transfert. Elle a depuis longtemps octroyé le plus de subventions à la Grèce – un tiers de cet argent venait de l’Allemagne. De 2004 à 2008, 24,4% de tous les transferts de l’UE sont allés à la Grèce. 20 années de subventions n’ont apparemment pas amélioré le pouvoir économique de la Grèce, mais l’a plutôt habituée au goutte-à-goutte durable.

Pourquoi l’Allemagne a-t-elle accepté un tel gaspillage de ses propres ressources? Pourquoi aucun gouvernement n’a protesté contre cette saignée insensée? Et pourquoi continue-t-on à réinjecter de l’argent?

4. Les Etats membres subventionnés ne se sont pas contentés des subventions annuelles payées par les Etats solides – en particulier par l’Allemagne –, mais ils se sont par surcroit endettés encore plus que les Etats donateurs. Pendant qu’en 2010 la zone Euro toute entière était endettée en moyenne avec 85% de leur pouvoir économique (PIB) (l’Allemagne avec 2% de moins), la Grèce en est arrivée à 143%. En 2010, le niveau de la dette grecque s’élevait à 329 milliards d’euros, entre temps ce sont plus de 360 milliards.

Entre-temps la Grèce a sans cesse promis qu’elle allait s’améliorer et se raffermir – exactement comme maintenant.

5. La Grèce a été introduite dans l’UE par la haute finance américaine (la bande à Goldman-Sachs) d’une manière frauduleuse et n’a pas le droit de se désendetter par une faillite d’Etat, parce que sinon les crédits de la haute finance seraient perdus. C’est pourquoi, dans la discussion d’assainissement, il n’est jamais question de «participation privée», mais seulement, que les autres citoyens européens doivent se porter garant et assumer les dettes. Pour solde, la Grèce est un passage d’essai pour l’union de dettes et de responsabilité voulue par la haute finance, c’est-à-dire la responsabilité totale de tous les pays de la zone Euro – notamment de l’Allemagne – pour tous les crédits de la haute finance dans les pays européens. Ou exprimé différemment: Avec l’aide de la Grèce et des autres pays surendettés, on installe pour toute l’Europe un esclavage de la dette et une obligation de payer tribut au profit de l’impérialisme financier américain.

6. La Commission européenne, qui aspire depuis longtemps à davantage de centralisme et de pouvoir et à moins de droits nationaux, tire à la même ficelle. Le Pacte budgétaire et le MES étaient une percée décisive pour l’abolition des Etats nationaux en Europe, déjà initiée dans le Traité de Lisbonne, et d’une l’instauration d’un gouvernement central régnant sur des provinces européens – comme l’a exprimé ouvertement le porte-parole de l’UE Juncker.

Avec la poursuite de distributions d’argent à la Grèce, on améliore rien, on ne fait que prolonger la situation. On n’aiderait pas la Grèce, uniquement les banques créancières grecques. Si le MES ne peut être stoppé, nous serons, en revanche, face à la menace de devoir endosser la responsabilité totale pour les dettes grecques et celles de tous les autres pays européens.

Dans la crise actuelle de l’euro, il ne s’agit pas de l’Europe, mais de savoir qui doit payer pour l’imprudence des dettes: les banques créancières, les Etats qui se sont endettés, ou tous ensemble, inclus les pays solides. Le MES exige la troisième variante. Mais cela ne représente nullement une solution, uniquement un ralentissement qui ne conduira pas seulement à la faillite de certains pays, mais à un effondrement total du système de l’euro ou à l’évaporation inflationniste des valeurs en euros.

Source: mecanopolis.org