Florence Lamblin : Beyrouth ou biroute ?

Pour les amateurs de produits frais, on n’aime pas trop que l’histoire repasse les plats. Au premier service, une tragédie ; au second, une comédie. Il en va de même de l’écologie, sachant que cette dernière est sûrement sujet trop sérieux pour l’abandonner aux écologistes.

Jadis, René Dumont, candidat à l’élection présidentielle de 1974, nous alertait sur les dangers encourus par notre commune planète. Antoine Waechter faisait de même lors de celle de 1988, osant transgresser les clivages de droite et gauche. Tout comme James Ephraim Lovelock, gourou de l’écologie à l’anglaise, auteur de La Terre est un être vivant – hypothèse Gaïa, incontournable essai dans lequel il met à mal le bréviaire écolo-gauchiste, selon lequel les humains seraient méchants et la nature gentille.

Pour lui, le trou de la couche d’ozone n’est que péripétie : cet essayiste hors du commun a le sens de l’histoire et du temps, lent, qui l’accompagne.

Pour Florence Lamblin, c’est une autre affaire, elle qui a d’autres trous à boucher que celui de la couche d’ozone. Trous financiers de ses parents, « tradition familiale de fraude fiscale », à en croire Le Parisien du 19 octobre dernier. Et autres orifices que le site Sexécolo, spécialisé dans les canards frissonnants et les boules vibrantes qui te font revenir l’amour de ton mari et la promotion au bureau, sympathique petite PME française, serait chargé de combler.

Là, ce n’est plus du lourd, mais de l’énorme, du maousse, du costaud.

Depuis, le site Sexécolo, dont elle est actionnaire, est aux abonnés absents. Ne demeurent plus que quelques mails de clients plus ou moins contents. Ainsi, les produits en question tardaient à pénétrer la fente des boites à lettres, toujours à en croire Le Parisien.

Qu’importe… Dans le plaisir, l’attente compte autant que l’accomplissement de la chose. Ensuite, son associé dans la vente de pistolet à moustaches, c’est un SAS de Gérard de Villiers à lui tout seul.

Isaac Khaski, beyrouthin d’origine, bassiste honorable, dans les années 80, dans le groupe Édith Nylon, comme les bas du même nom. Dans le genre new-wave à la française, Mathématiques modernes tenait un peu mieux la route ; enfin, c’est une autre histoire. Mais depuis, ce bienfaiteur de la féminité aura au moins gagné ses galons au service de la France.

En 2008, il était candidat écolo dans le XVIe arrondissement parisien sur une liste menée par un transsexuel, Pascal ou Pascal(e) Ourbih.

Décidément, j’adore les écolos : sans eux, la vie politique serait si morne…