LA CRISE ECOLOGIQUE PLANETAIRE

 UNE FORMIDABLE OPPORTUNITE POUR REPRENDRE LE CHEMIN DE L’HUMANISME ET REVOIR LE SENS DE L’EXISTENCE HUMAINE 

Dans son ivresse moderniste, l’homme, pendant deux siècles, avait oublié qu’elle aussi est un être vivant et que sa santé et sa survie, dont dépendent notre propre santé et notre propre survie, sont étroitement conditionnées par un délicat équilibre entre de multiples facteurs climatiques, énergétiques et géologiques d’une complexité peut-être aussi grande que ceux qui régissent l’équilibre vital d’un corps humain.

Nous avons des raisons de nous inquiéter et fort heureusement pour nous, nos responsabilités face aux profondes perturbations qui se manifestent sur la terre ne sont pas dissimulées et chacun peut maintenant en prendre la mesure mais simultanément cette situation est bien loin d’ être seulement négative : la terre nous donne une providentielle leçon d’humilité dont nous avions bien besoin et dont nous pouvons profiter, non seulement, bien sûr, pour rectifier nos erreurs mais aussi et surtout pour reprendre en mains notre propre évolution par un prodigieux saut de conscience en avant.

Si les responsables scientifiques, sociologiques et politiques dont vous faites partie sont réellement conscients des enjeux de la situation, s’ils savent poser un regard global sur celle-ci et s’ils sont vraiment décidés à agir en faveur de la vie, il semble que la première question qu’ils doivent se poser sera la suivante : « pourquoi en sommes-nous arrivés là ? »

Tous les êtres vivants, toutes les énergies actives sur la planète sont non seulement reliées entre eux et entre elles, mais ils sont aussi reliés au passé proche et lointain et aucun responsable planétaire actuel susceptible de prendre des décisions au nom de millions d’hommes ne peut à notre époque faire abstraction de cette globalisation spatiale et temporelle, paramètre essentiel et scientifique du fonctionnement vital de la terre.

La réponse doit dépasser le cadre purement technique et scientifique de la situation, elle doit être élaborée à partir d’un élargissement considérable de notre point de vue sur l’humanité et sur le sens de sa présence sur terre, ce n’est qu’ainsi que cette crise nous fera progresser au plan conscientiel. Le regard étroitement analytique et cartésien est dépassé et c’est même lui qui nous a aveuglé pendant plusieurs siècles.

Je vous donne un exemple pour illustrer ce propos : si un enfant trébuche en marchant sur un trottoir et se fracture le genou, on peut décider, comme solution, après l’avoir soigné, qu’il faut remettre à sa place le pavé qui dépassait, ou encore qu’il faut changer l’épaisseur des semelles de ses chaussures que l’on suppose trop épaisses, mais on peut aussi en profiter pour lui enseigner l’intérêt d’être plus attentif en toutes occasions. Il y a une différence profonde entre les deux premières solutions et la troisième : avec les deux premières , nous faisons évoluer le trottoir ou les chaussures, avec la troisième, nous faisons évoluer l’enfant, nous le rendons plus responsable de ses actes, le vrai progrès c’est cela. Dans les deux premiers cas, l’enfant n’aura pas profité de la leçon et d’autres mésaventures seront la conséquence de son inattention persistante...

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En fait, le matérialisme, pour la masse des êtres humains, consiste à nourrir l’ énorme machine techno-économiste en produisant toujours plus pour consommer toujours plus, car cette machine fonctionnant elle-même de façon dualiste et compétitive, est condamnée à une inflation consuméro-productiviste permanente qui dévore la conscience des êtres humains en les maintenant sous l’hypnose de l’avidité matérielle et de la peur du non-emploi.

Le règne humain est encore dans son adolescence. Les religions pas plus que le matérialisme ne lui ont permis de mûrir parce que le sens du mot « liberté » a toujours été manipulé sémantiquement par les créateurs de la plupart des religions et encore plus par les idéologues et leaders du matérialisme.

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La liberté, en effet, est la véritable clé de la maturation du genre humain, la liberté ne peut surgir que du dedans de chaque individu, elle est une énergie centrifuge. C’est de lui-même, avant tout, que l’être humain doit se libérer, de son attachement, et même si beaucoup de religions, notamment certaines, ne laissent pas beaucoup de place à la spontanéité de chaque conscience pour que la liberté fleurisse en lui, le matérialisme est encore bien pire, car institutionnalisant le culte de la possession de biens matériels et le mercantilisme généralisé, il ramène l’homme à sa nature la plus primitive et animale et à la phase infantile de la croissance du bébé. qui porte tout à sa bouche pour tout avaler...Suite

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