Diffusion de « Persepolis » en Tunisie : amende pour « atteinte au sacré ».

Le patron de la chaîne Nessma jugé pour « atteinte au sacré » après la diffusion l’an dernier du film franco-iranien « Persepolis » a été condamné ce jeudi par un tribunal tunisien au paiement d’une amende de 2 400 dinars (1 200 euros). Un jugement qui intervient alors que la situation des journalistes ne s’est guère améliorée dans la Tunisie post-Ben Ali.


La représentation d’Allah dans « Persepolis »

(De Tunis) « Libres jusqu’à quand ? » Le slogan de Reporters sans frontières, qui a ouvert un bureau à Tunis en octobre 2011, s’avère plus que jamais d’actualité. La situation des journalistes, à peine libérés du joug de la dictature, ne s’est jamais vraiment améliorée.

Selon leur syndicat national (SNJT), on dénombre une agression par semaine. « Il y a eu une tentative de musellement systématique des journalistes par tous les gouvernements qui se sont succédé depuis la révolution », déplore sa présidente Najiba Hamrouni.

Nasreddine Ben Saida, directeur du quotidien Ettounissia, à qui une photo dénudée publiée en une a valu un mois de prison, regrette « une escalade indigne de la révolution et jamais vue même sous la dictature ».

Constat amer alors que l’Unesco célèbre ce jeudi la Journée mondiale de la liberté de presse en Tunisie, posant ce droit comme condition essentielle du développement...Suite

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Persepolis de Marjane Satrapi:

Thomas Sotinel dans Le Monde : « Persepolis est l’adaptation par Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi de la bande dessinée en quatre volumes et à succès réalisée par cette dernière entre 2000 et 2003 (éd. L’Association), dans laquelle elle évoque un fragment décisif de sa vie, de la chute du régime du Chah en Iran en 1978 (Marjane a 8 ans) jusqu’à l’exil en Autriche de l’adolescente rebelle qu’elle est devenue six ans plus tard.
Que l’on considère ce qui le sépare (le mouvement, la fictionnalisation) ou ce qui le relie (le noir et blanc, le réalisme stylisé dépouillé du trait) à la BD, ce film témoigne de qualités humaines et artistiques qui le destinent, bien au-delà de la trame historique et du drame intime, à un public universel. »

Le conseil de la grand-mère : "reste toujours digne et intègre à toi-même".

Marjane et son oncle.

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