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Hommage à Monsieur Georges Brassens
 
 
Vous avez ranimé auprès de vils potaches,
Notre Grammaire de la France ; Ce flambeau,
Que le monde entier nous envie et s'amourache,
Ainsi que de Paris jusqu'au Pont Mirabeau.
 
 
Merveilleux chanteur aux admirables moustaches,
Du quatorzième en passant au Parc Monceau
Gouaille et brio pour  vous moquer des Ganaches
Et votre amour de la femme de Fontainebleau.
 
 
Toujours avec verve et délicieux Panache
Se moquant un peu des flics; vils curés et Bedeau,
A qui vous vouez un amour assez Vache.
 
 
Même envers les cons et les affreux Barbeau,
Des Faubourgs Parisiens ; Pigalle et ses Apaches.
La France et Français vous tirent leurs Chapeaux.
 
 
Nicolas Descamino
 
 
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CHANSON POUR L'AUVERGNAT
 
Elle est à toi cette chanson
Toi l'auvergnat qui sans façons
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid

Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez

Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d'un feu de joie

Toi l'auvergnat quand tu mourras
Quand le croque-mort t'emporteras
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façons
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim

Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeuner

Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d'un grand festin

Toi l'hôtesse quand tu mourras
Quand le croque-mort t'emporteras
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façons
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris

Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir amener

Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d'un grand soleil

Toi l'étranger quand tu mourras
Quand le croque-mort t'emporteras
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel
 
  A mon père qui repose sous un arbre...
 
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