mercredi 22 février 2012

Nicolas Dupont-Aignan : Mis à l'amende pour avoir défendu la liberté !

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. » Georges Clemenceau

Mis à l'amende pour avoir défendu la liberté !

Aux questions d’actualité, pour la première fois de ma vie de député, le Président de l’Assemblée Nationale a voulu me sanctionner au seul motif que je brandissais l’image d’un chèque de 140 milliards d’euros représentant la somme que les députés vont affecter ce soir, dans l’indifférence générale au Mécanisme Européen de Stabilité (MES).

Pour le Président Accoyer il est donc plus grave de défendre la séparation des pouvoirs et le rôle de l’Assemblée Nationale que de voter la soumission budgétaire de la France à un organisme international basé au Luxembourg et dont les directeurs bénéficieront de l’immunité totale.

C’est le monde à l’envers !

Celui qui est censé défendre les droits du Parlement blâme symboliquement l’un des seuls députés qui s’indigne en séance de voir rayer de la carte la souveraineté budgétaire de la France.

M. Accoyer ne supportant visiblement pas qu’un gaulliste comme moi montre à la télévision la dette extravagante que le gouvernement et la majorité vont contracter pour sauver un système financier devenu fou.

Je suis fier d’avoir pu, à ma façon, attirer l’attention des Français sur ce qui se trame.

Par Nicolas Dupont-Aignan

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MES : le nouveau dictateur européen

Imaginez un continent en faillite économique et financière à cause d'une monnaie unique qui aurait été plaquée sur des économies bien trop différentes pour la supporter.

Imaginez que cette monnaie ne soit en réalité qu'un prétexte pour obliger les États membres à emprunter sur les marchés financiers plutôt que de se financer sans payer d’intérêts auprès de leur propre banque centrale.

Imaginez que certains peuples souffrent tellement qu'ils soient au bord de la révolution.

Imaginez que - face à la révolte populaire et pour sauver le racket organisé par l'Union Européenne au profit des banques - les chefs d'Etat complices soient prêts à toutes les dérives autoritaires.

Imaginez par exemple qu'ils se mettent d'accord pour fonder une institution opaque dont les employés jouiront de l'immunité, une institution non élue, abritée dans le paradis fiscal luxembourgeois et qui pourra prélever par la force des centaines de milliards sur les Etats européens dans un délai record.

Une institution étrangère qui aurait donc le droit de piocher dans les caisses de l'Etat mais que l'ensemble de la classe politique d'un pays - la France par exemple - s'apprêterait pourtant à entériner. Une institution qui échapperait aux droits nationaux, un monstre institutionnel dont la naissance ne ferait pourtant pas la une des médias et ne déchaînerait pas la passion des éditorialistes qui la regarderaient même d'un œil bienveillant.

Imaginez que cette institution soit par ailleurs totalement inefficace puisqu'elle prétendrait résoudre la crise de la dette en y ajoutant un peu plus de dette.

Imaginez que la France s'apprêterait d'ores et déjà à injecter « de manière irrévocable et inconditionnelle » une contribution immédiate de 16,3 milliards sans parler de la garantie s’élevant à la somme astronomique de 140 milliards alors qu'on supprimerait des policiers dans les commissariats, des infirmières dans les hôpitaux et des professeurs dans les collèges pour économiser seulement quelques centaines de millions.

Scénario digne d'un mauvais roman d'anticipation ? Mode de fonctionnement d'une mafia internationale ?

Et bien non vous ne rêvez pas : ce cauchemar est en train de se réaliser dans la plus grande discrétion. L'Assemblée Nationale française s'apprête à voter demain la première étape de la mise en œuvre de ce projet fou, le Mécanisme Européen de Stabilité (MES).

Et bien sûr, aucun référendum, aucune consultation populaire n'est prévue pour ce nouveau traité !

Je serai demain à l'Assemblée Nationale l’un des seuls députés de la nation à m'opposer à cette nouvelle dictature. Le seul député à défendre ce qui est pourtant l'essence même de notre démocratie, le fruit de la révolution 1789, à savoir le droit du peuple de contrôler l'impôt qu’il doit payer.

L’un des rares députés à résister à un nouveau coup d'Etat simplifié, à savoir le transfert en toute illégalité à une autorité internationale soumise à aucun contrôle démocratique de pouvoirs qui relèvent par nature de la souveraineté populaire.

http://www.debout-la-republique.fr/nda2012

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