Bonjour, bonjour,

Qu'on se le dise et qu'on se le rappelle chaque heure, chaque minute. L'Islande a dit non à la dictature Européenne et à celle des marchés. L'Islande a dit oui à la démocratie citoyenne. L'Islande vient de voir sa note relevée par une agence de notation ! Vous savez ces organismes qui font la pluie et le beau temps. Et bien pour une fois, il fait beau en Islande. Pourquoi les merdias n'en parlent pas ? Parce que cela pourrait nous donner des idées tiens ! Les européistes convaincus, c'est-à-dire les sbires de la finance mondiale verraient très très mal l'élection d'un non européiste ! Alors les amis, ce qui leur fait si peur à ces petits messieurs, à ces petites dames, et bien c'est bon pour nous. Il n'y a plus de Gauche / droite, il y a les Pro et les Anti européens, point barre. Sarko / Hollande, les merdias, essaient de nous faire croire le contraire. Ils se battent à coups de mesurettes insipides, ils n'ont aucune vision globale d'une politique d'avenir. Normal, ils ne font que suivre les directives des financiers, des pro-européens. Parler du mariage gay, de l'ouverture des magasins le dimanche, mais grave on s'en fout, grave. On n'en est vraiment plus là. Seulement, ils ne semblent pas s'en apercevoir. Regardez un peu le pauvre candidat Sarko qu'on trimballe sur un terrain préparé, qu'on met en face de gens qui ne feront que lui caresser l'échine, il ne lui en faut pas plus pour s'en aller dormir heureux le type.... Je ne suis même pas certaine qu'il soit conscient d'un millième de nos problèmes.

Bon, sur Internet, une foule de viviers à idées voit le jour, ce qui démontre bien notre intérêt pour la politique, pour notre Pays, mais aussi notre déception face à des politicards opportunistes et si peu concernés par le Peuple. C'est à nous de créer le Monde Nouveau. Eux ne veulent pas que ça change, vous pensez bien ! Imaginez un peu tous ces nantis obligés tout à coup de bâiller devant la source tarie. Ils vivent à crédit pour la plupart, ils sont installés dans leur train de vie et si demain, on dit stop, les gens, à présent vous vivez comme ceux qui vous ont élus, ils vont devenir vert de gris !

Chez : o-pied-humide

Fitch relève la note de l’Islande, qui redevient un emprunteur fiable

Le pays dont il ne faut pas parler puisque c’est semble-t-il un mauvais exemple pour l’union européenne, sort petit à petit de la crise! Pas de mesures d’austérités pour 2012, pas d’augmentations indécentes des taxes, l’Islande qui a préféré faire mourir les banques privées plutôt que de les sauver a non seulement sa situation financière qui s’améliore mais en plus, voit sa note augmentée par l’agence de notation Fitch. Nous aurions tous du être islandais…

L’agence de notation Fitch Ratings a relevé vendredi d’un cran la note de dette long terme de l’Islande, pour la porter à BBB-, ce qui permet au pays, au bord du chaos à l’automne 2008, d’être désormais considéré comme un emprunteur fiable.
Le retour de la note de long terme en devise étrangère de l’Islande dans la catégorie +investissement+ traduit les progrès accomplis par le pays pour restaurer sa stabilité macroéconomique en menant à bien des réformes structurelles et en reconstruisant sa crédibilité financière, a souligné l’agence dans un communiqué.
Fitch était la dernière des trois grandes agences de notation à considérer encore la dette de l’Islande comme un placement spéculatif.
L’agence rappelle que l’Islande a été le premier pays frappé par la crise financière mondiale en 2008 et qu’elle a mené à bien le programme de sauvetage sous l’égide du FMI, achevé en août dernier. 
Malgré quelques revers en chemin, le programme a jeté les bases d’un accès renouvelé aux marchés de capitaux internationaux à la mi-2011 et d’un rebond encourageant de la croissance économique de 3% sur l’ensemble de l’année 2011, note l’agence.
Elle relève également que le déficit primaire du pays (avant les intérêts de la dette) a été considérablement réduit, passant de 6,5% du PIB en 2009 à 0,5% en 2011, et que l’Islande est en bonne voie pour être en excédent primaire en 2012 et en excédent budgétaire en 2014.
Selon Fitch, la dette brute du pays a atteint un sommet à 100% du PIB en 2011, tandis que la dette nette n’est que de 65% en raison des dépôts conséquents auprès de la Banque centrale d’Islande.   Afp

Petit rappel sur la situation Islandaise

Source: realinfos

Argentine : «Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques»

L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.  

L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna (REUTERS)

L'ancien ministre de l'Economie argentin Roberto Lavagna, 69 ans, est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne décide immédiatement de se passer de « l'aide » du Fonds monétaire international (FMI) et des marchés financiers. Quelques pistes à suivre pour la Grèce.

Quelles sont les grandes similitudes entre la crise argentine de 2001-2002 et la crise grecque ?

Au plan économique, tout est semblable. L'Argentine avait établi une parité fixe entre le peso et le dollar, la Grèce est ficelée à l'euro, perdant ainsi le contrôle de sa monnaie. Un taux de change fixe associant des pays à forte productivité et d'autres dont la compétitivité est beaucoup plus faible ne peut qu'engendrer une crise. La Grèce est déjà dans sa quatrième année de récession, l'Argentine l'était également. Le déficit fiscal, le déficit des comptes courants, la chute vertigineuse du PIB, l'endettement, l'explosion du chômage... toutes les grandes données macro-économiques sont similaires. En revanche, la situation sociale de la Grèce est bien meilleure que celle de l'Argentine à l'époque. Au plan institutionnel, l'Argentine était par ailleurs un pays isolé alors que la Grèce fait partie de l'ensemble économique le plus puissant du monde.

Comment avez-vous tiré l'Argentine du chaos ?

Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j'ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la sortie de crise.. Le mois suivant, j'étais à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et leur expliquer que nos rapports allaient s'en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d'euros. Les deux ont été des échecs retentissants et certaines voix s'élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires.

Je n'ai pas voulu suivre cette voie et j'ai expliqué au Fonds que nous ne voulions plus de prêt et que nous sortirions seuls de la crise. La seule chose que j'ai demandé était un roll over partiel de toutes les échéances. Je me suis également engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car nous affichions notre volonté de fixer nous même notre propre politique économique. J'ai du leur expliquer trois fois de suite ma position avant qu'ils finissent par comprendre. A partir de là nous avons arrêté de soutenir financièrement les banques alors que le FMI nous l'imposait, exigeant même que nous privatisions la Banque de la Nation. Mais comme nous étions sorti du jeu, le Fonds n'avait plus de moyen de pression sur l'Argentine!

Vous avez donc oeuvré contre le FMI et vos principaux créanciers ?

Le sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est absurde. Après 4 ans de crise on ne peut pas continuer à prélever l'argent aux mêmes. Or c'est exactement ce qu'on veut imposer à la Grèce! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s'est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l'était l'Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne.

Selon vous les plans d'austérité et de rigueur ne sont pas nécessaires mais c'est pourtant ce qu'on impose à la Grèce...

A tort car l'argent prêté risque de ne jamais être remboursé et le déficit fiscal grec est plus élevé aujourd'hui qu'avant la première injection d'argent frais. Ce sont les mêmes éternelles erreurs. C'est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu'on a faite nous, c'est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les fonctionnaires du FMI nous ont alors dit que nous violions les règles essentielles du capitalisme! Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui obère une relance par la croissance.
Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme.

Vous devez avoir beaucoup d'ennemis chez les banquiers...

Ils me détestent! Ce qui ne les a pas empêché de frapper à notre porte pour nous prêter de l'argent 48 heures exactement après que nous avons terminé la restructuration de notre dette en 2005! Or j'ai refusé ces offres intéressées en leur répondant que nous ne reviendrons pas sur le marché financier avant 2014 car nous n'en avons plus besoin. Pourquoi 2014, simplement parce qu'a cette époque la dette sera seulement de 30% du PIB, la moitié des critères européens de Maastricht! Je pense qu'un pays comme l'Argentine ne doit pas être tout le temps présent sur le marché financier. C'est un risque beaucoup trop grand d'augmenter à nouveau la dette. Le problème c'est que ce sont les banquiers eux-mêmes qui estiment qu'il est positif pour l'image d'un pays d'emprunter à l'international. Il est clair que si je vendais des tomates, je trouverai très bien qu'on en mange! Eux ils vendent de l'argent.

Libération.fr

Recueilli par Gérard Thomas, à Buenos Aires