Aujourd'hui, on se demande pourquoi Sarko a vendu l'or de la France en 2004. Certains avancent qu'ils n'étaient pas devin pour prévoir que l'or allait augmenter sa valeur de 94 %.  L'once d'or est passée de 409,72 dollars à 1 384,21 dollars. Les ventes ont continué de 2004 à 2011. Et là, il ne peut plus dire qu'il ne savait pas. A moins d'être complètement bouché.

Voici un article de 2004 qui déjà dénonce une incohérence de la politique budgétaire, déjà à l'époque. La perte se chiffre aujourd'hui à près de 20 milliards d'euros. 

13 avril 2004
Les filons de Sarkozy
Bercy veut vendre de l’or de la Banque de France. Une nouvelle incohérence de la politique budgétaire.

Nicolas Sarkozy a-t-il trouvé le nouvel eldorado des finances publiques françaises ? Le ministre des Finances envisagerait de vendre rapidement une centaine de tonnes d’or des réserves de la Banque de France (1), croit pouvoir confirmer le Parisien dans son édition de samedi. Nicolas Sarkozy indiquait jeudi sur TF1 que cette vente " est une idée à creuser (…) à deux conditions ". La première est d’obtenir l’accord du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et la seconde consiste à ne pas utiliser ces financements pour des dépenses de fonctionnement. Les réserves d’or pourraient alors servir, selon l’hôte de Bercy, à " réduire la dette " (2).
En voulant piocher dans le stock d’or de la Banque de France, le ministre des Finances ne fait que reprendre à son tour une idée de Jean-Pierre Raffarin qui, le 8 février dernier, l’avait lui-même reprise du chancelier allemand Gerhard Schroëder.

Cette idée ressemble beaucoup à une " pseudo-solution ". D’une part parce que les montants évoqués sont complètement disproportionnés. En effet, pour contourner le traité de Maastricht qui oblige la France à maintenir le produit de toute vente d’or dans les comptes de la Banque de France, Bercy envisagerait, selon le Parisien, de placer le produit de la vente sur un compte spécial restant aux mains de la Banque centrale. Bercy ne ferait alors qu’utiliser les intérêts que rapporterait ce compte. Le journal estime ce montant d’intérêts à 33 millions d’euros par an, soit une goutte d’eau comparée aux 40 milliards d’euros que la France doit chaque année débourser en intérêts de la dette publique.
CRISE_DU_LOGEMENT

D’autre part, les réserves d’or de la Banque de France, même si elles ont perdu de leur importance depuis 1944 (3), constituent toujours un actif important dans le bilan comptable de l’institut d’émission. Ce dernier, avec la Banque centrale européenne, peut utiliser cette réserve en or en dernier recours, en cas de crise monétaire grave. Boucher ainsi les trous des finances publiques est inefficace. Cette solution bancale revient à utiliser un moyen de prévention face aux aléas monétaires internationaux pour combler les lacunes d’une gestion publique inefficace et injuste. MM. Raffarin et Sarkozy devraient plutôt s’interroger sur le manque à gagner pour les comptes publics, l’emploi et la croissance des 20 milliards d’euros linkd’exonérations annuelles de cotisations sociales patronales ainsi que des nouveaux allégements de taxe professionnelle promis par Jacques Chirac au MEDEF.

Sébastien Ganet SUITE ICI

Voir aussi cet article

Vente des stocks d’or de la France par Sarkozy

  771Share

« Depuis 5 ans, la France a vendu 500 tonnes d’or pour acheter des devises en Dollars et en Yens. » Était-ce une bonne affaire ? Où est passé le produit de la vente ?

En 2004, dès sa prise de fonctions au ministère de l’économie des finances et de l’industrie, Nicolas Sarkozy avait décidé de vendre une partie importante du stock d’or de la Banque de France afin de résorber les déficits publics. Sur cinq ans, la Banque de France était chargée de vendre 500 à 600 tonnes d’or et d’accroître en parallèle ses réserves en devises. Cette vente s’est déroulée au moment même où le marché des devises était plus instable que jamais et alors que les cours de l’or s’envolaient.

Le stock d’or de la Banque de France est ainsi passé de 3024 tonnes en 2004 à 2719 tonnes au 31 décembre 2006.

Cette vente sur cinq ans intervient alors que le cours de l’or s’est envolé sur les marchés mondiaux. A la Bourse de Paris, le lingot d’or était côté autour de 10.000 euros en 2004, il avoisine dorénavant les 25.000 euros. SUITE ICI

 On peut dire que Sarko a du PIF ! C'est le genre de dirigeant qui sait prévoir, hein ! La plus grande qualité d'un dirigeant est de savoir anticiper, de se projeter dans l'avenir, et bien comme ça, on est fixés !

141008_FS_AH_OR