Est-il normal de confier l’Europe à des anciens banquiers de Goldman Sachs ?

Recruter des banquiers comme pompiers de l’Europe, telle semble être la politique des dirigeants européens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête.

Mario Draghi nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE), Loukas Papadimos nouveau 1er ministre grec et Mario Monti nouveau 1er ministre italien, trois financiers promus dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à dissimuler des milliards d'euros d'emprunts d'Etat...

Mario Draghi, Loukas Papadimos, Mario Monti, trois banquiers formés initialement aux Etats-Unis, sans parler de l’économiste portugais Antonio Borges qui a été mis en place à la tête du département Europe du FMI par DSK ou de Paul Achieltner, conseiller du directeur général du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) président du géant allemand de l'assurance Allianz et qui a travaillé douze ans pour la banque d'affaires américaine...

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Aujourd’hui, leur rôle va être sans doute de préserver les intérêts des banques dans l’actuelle crise européenne. Leur programme est tracé d'avance, quoi qu'en pensent les peuples, réduction des dépenses publiques, diminution des prestations sociales, réforme libérale de l'économie.

Mario Draghi a fait ses études chez les Jésuites. Il est licencié en économie et commerce à l'université de Rome "La Sapienza" en 1970 et diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été de 1991 à 2001 directeur général du Ministère du Trésor, chargé des privatisations. A ce titre, il a été membre du conseil d'administration de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI). De 2002 à 2005 il est le vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d'affaires mondiale. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006.

Loukas Papadimos est diplômé lui aussi du Massachussetts Institute of Technology. Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce, poste qu’il occupait lorsque la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la BCE. Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants dont le parti socialiste grec (PASOK).

Mario Monti est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004, d’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression…) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg - selon Wikipédia - il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union Européenne avec le G20 viennent de l’imposer comme président du conseil italien.

Un gouvernement Goldman Sachs aux commandes de l’Europe

La banque Goldman Sachs est surnommée aux Etats-Unis « government Sachs » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux Etats les dettes pourries des banques, lors de la crise financière.

L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le métier de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière en étant impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « subprimes », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.

La nomination de ces trois hommes clarifie d’une certaine façon les choses. Avec la BCE notamment, ils défendent non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques. Une étude britannique citée récemment par le journal Les Echos a le mérite de quantifier nettement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au mécanisme européen de stabilité financière mis en place par la BCE, le FMI et l’UE, l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 € aujourd’hui à 1.450 € demain !

Le « sauvetage » de la Grèce et de l’Italie, est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s’agit de transférer l’essentiel de la dette grecque - mais aussi espagnole et irlandaise - des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l’inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens.

Comme le disent les Indignés espagnols, « ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! ». Le Parlement européen a voté le « paquet gouvernance » qui réforme le pacte de stabilité en renforçant les contraintes sur les budgets nationaux et les sanctions contre les pays en infraction. Le Conseil européen a parachevé le travail par la suite. Enfin, avec l’accord européen du 26 octobre dernier, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ont voulu faire croire à l’opinion publique européenne qu’on était sur la bonne voiemani_wall_stret

Mais pour se donner enfin les moyens de résoudre durablement la crise, nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, d’une modification des statuts de la BCE, d’une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe.

Or, rien n’indique que nous allons dans ce sens. Une mesure pourtant simple et efficace n’a même pas été prise par les chefs d’Etat européens : que la BCE prête aux Etats à 1,25 % comme elle le fait aux banques privées qui, elles, prêtent ensuite à 18 % à la Grèce. Cette mesure ne cesse d’être refusée par l'Allemagne et par la BCE, qui se retranchent derrière le traité de Lisbonne qui l'interdit…

 

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Autre mesure renvoyée une nouvelle fois aux calendes grecques : une simple taxe sur les transactions financières, qui la plupart du temps sont purement spéculatives et n’apportent rien à l’économie réelle, suffirait à redresser les finances publiques de tous les états européens...

C’est pourquoi aujourd’hui, une avancée réelle pour obtenir une modification des traités allant dans le bon sens, ne peut advenir que si un gouvernement français futur montrait une vraie fermeté dans sa politique de récupération de souveraineté, en particulier monétaire, cette vraie fermeté consistant à être prêt si nécessaire à sortir de l'Union européenne…

Auteur de l'article

Albert Ricchi

http://reformeraujourdhui.blogspot.com/

Photo Créative Commons : Mario Monti par aeneastudio (http://www.flickr.com/photos/aeneastudio/6334039005/)

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A présent plus la peine de faire mumuse à voter pour les pantins du bipartisme, fini la plaisanterie, c’est Goldman sachs qui nomme directement les premiers ministres !
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On peut tout à fait dire qu’il s’agit de la fin de la démocratie ou de l’illusion démocratique Européenne, à présent ils assument au grand jour la dictature totale des banques.
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à ce rythme là il y a de quoi s’inquiéter pour ce qui nous restait de libertés, seront nous privés de notre petit théâtre électoral en 2012 ?
Qui sera le technocrate parachuté par la secte Goldman Sachs pour remplacer le Pantin Sarko ?
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Vont ils verrouiller le net (hostile aux sectes bancaires) comme en chine ?
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Seul point positif : Les masques sont définitivement tombés et l’illusion démocratique aussi.
L’ennemi est à présent clairement identifié et la lutte va pouvoir commencer.

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CRISE FINANCIERE : LES RESULTATS ECONOMIQUES DE SARKOZY SONT DESASTREUX POUR LA FRANCE

Depuis son élection en 2007, la dette française a évolué dans la manière suivante selon l'INSEE :

À la fin de l'année de 2006 la dette était de 1152,2 milliards d'euros, soit 64,1 % du PIB.
À la fin mars 2011 la dette était de 1646,1 milliards d'euros, soit 84,5 % du PIB.
À aujourd'hui la dette de la France vient de dépasser les 1708 milliards d'euros.

Pendant le mandat de Sarkozy la dette française aura augmenté de plus de 700 milliards d'euros.


Déficit du commerce extérieur français :

En 2006 il était de 29 milliards d'euros.
En 2007 il était de 42 milliards d'euros.
En 2008 il était de 56 milliards d'euros.
En 2009 il était de 44 milliards d'euros.
En 2010 il était de 51 milliards d'euros.
Sur les 12 derniers mois il est de 67 milliards d'euros et atteindra les 75 milliards d'euros en 2011.

L'augmentation de la dette publique de plus de 700 milliards d'euros et un déficit du commerce extérieur de 75 milliards d'euros sont deux paramètres majeurs qui montrent une France sur le déclin, incapable de maîtriser ses budgets auxquels vient s'ajouter une perte de compétitivité sans précédent.

La France n'est plus gouvernée puisqu'elle subit de plein fouet les éléments extérieurs, mais elle n'est aussi plus gérée au regard de ces chiffres dégradation.

Sarkozy ne maîtrise plus rien, il ne tient plus la barre et nous allons à la dérive. Les résultats de la Bourse de ces derniers jours montrent bien que les mesures prises n’ont pas rassuré les marchés

Gérard Doiteau
Adhérent UMP
HANDICAP ET CITOYENNETE
http://etsinousaussi.typepad.fr/et_si_nous_aussi_les_pers

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