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Air Sarko One : deux fours à 175 000 € HT ! !

C'est dans le rapport de la Cour des comptes que l'on apprend à quel point l'arrogance, l'indécence, la mégamomanie de Nicolas Sarkozy n'a pas de limite. En effet les plaisirs gustatifs du Président de la République passent outre tous les autres intérêts y compris ceux de la Nation.

La mauvaise ironie veut qu'au moment où Nicolas Sarkozy, tordant à nouveau le droit constitutionnel et la sacro sainte règle de la séparation des pouvoirs, envoie une lettre aux élus de la République française afin de les supplier d'accepter la fameuse règle d'or budgétaire, le rapport de la Cour des comptes nous conte cet extravagant caprice de gosse capricieux et dépensier (Blog de Leparmentier du Monde) : C’était pour le confort du président de la République. Et l’entourage de Nicolas Sarkozy n’a pas lésiné sur la dépense pour équiper le nouvel A330 présidentiel, livré en novembre 2010. Il a fait installer dans l’avion deux fours d’un prix de 75 000 euros pour griller -et pas seulement réchauffer comme c’est la norme- les aliments ; il a fait désactiver une porte de l’appareil située dans le bureau présidentiel et installé une isolation phonique et thermique ; enfin, des rideaux électriques ont été installés sur les hublots. Facture totale : 2,24 millions d’euros sans que l’Elysée cille. 

A ces 75 000 € s'ajoutent une partie des frais d'étude (700 000 € HT !! ) pour les installations privées de Nicolas Sarkozy ("la mise en place d'une motorisation des rideaux d'occultation des hublots" (plus de 310.000 euros) et la "désactivation d'une porte de l'appareil" (près d'1,2 M). Sans compter les frais d'études pour toutes ces installations (près de 700.000 euros) Le NouvelObs). Ce qui veut dire que, si on fait un pro rata, il y a 35 000 € de ces études pour ces deux fours ce qui la amène à 110 000 € auxquels s'ajoute la TVA, puisque l'Etat par définition ne récupère pas cette TVA, soit une dépense de 131 560 € pour que Nicolas Sarkozy puisse avoir du bar grillé au fenouil. Cette indécence saute aux yeux quand on sait la date de la livraison du Air Sarko One : novembre 2010, c'est-à-dire en pleine crise économico-financière. Le triste sort des Français, la nécessité de faire des économies pour tous (cette fameuse règle d'or) n'ont pas fait trembler NIcolas Sarkozy qui a dû trépigner de joie quand il a pu faire joujou avec son Air Sarko One et se faire apporter un steack à la plancha. 

Cette annonce de ce mépris absolu pour l'intérêt de la Nation arrive à un jour près où l'on découvre une explosion du chômage pour juin (Libération) : Le nombre de demandeurs d'emploi avait fortement augmenté en mai. En juin, il explose : quelque 4.103.700 personnes sont désormais inscrites à Pôle emploi en France métropolitaine. Il y a ceux qui travaillent un peu (moins de 78h dans le mois pour la catégorie B, plus de 78h pour la C) et qui voudraient bien trouver une activité moins réduite. Ceux-là sont moins nombreux en juin, respectivement -0,8 et -0,5% par rapport à mai. Pourtant, ce sont ces deux catégories qui ont explosé ces derniers mois : +9,3% sur un an.

Elle tombe aussi quand on apprend cette autre explosiion très inquiétante du déficit tant budgétaire que du commerce extérieur et surtout cette extraordinaire impudence de Christine Lagarde qui met en garde (ah ah) la France justement contre son laisser aller (Le Monde). Elle ne manque pas de culot elle qui est co-responsable de la montée du chômage et de ce déficit qu'elle fustige maintenant qu'elle a la casquette du FMI sur ses permanentes. Quelle ironie alors que Nicolas Sarkozy l'a soutenue, a fait payer par nous, pauvres bougres de Français, sa campagne aurès du FMI, elle lui envoie un direct dans les dents en accusant la France d'être un mauvais élève, un très mauvais élève (Les Echos : La note sévère du FMI à l’élève France). On voit là toute la duplicité de cette énonomiste extraordinaire, en fait elle ne peut que se plier à son rôle. Du reste ses avocats ont crié victoire avec toute la mauvaise foi dont sait user un baveux quand le Conseil d'état a rejeté trois recours, les deux de deux contribuables car ils n'étaient pas fondés à faire ce recours et celui de Courson car il était trop tardif, dans l'affaire Tapie. Ils ont transformé un jugement de forme en jugement de fond alors que rien du fond n'a été jugé.

Pour en revenir sur les caprices de Nicolas Sarkozy et ses dépenses somptuaires en voilà deux autres exemples : 

La cour s’inquiète du coût des voyages en France du président, qui n’ont pas baissé. Son déplacement à Colombey-les-deux Eglises pour célébrer les quarante ans du décès du général de Gaule a coûté 284 000 euros. En septembre 2010, la visite de la grotte de Lascaux, en Dordogne, en compagnie de Carla Bruni et de son fils Aurélien, a coûté 130 000euros. Et encore, ces calculs n’intègrent pas le coût des nombreuses forces de sécurité mobilisées.

On se demande s'il ne fait pas mieux que la Cour d'Angleterre où chacun de ses déplacement vaut le Mariage de Kate et William. Du reste il lui faut trois avions pour aller à Bruxelles quand Merckel ou Cameron usent du train pour des déplacements de cette envergure (mais nous avons des raisons magiques en France qui font préférer Air Sarko One au train, raisons qui ne semblent pas convaincre les services des deux autres responsables politiques, y compris ceux de la sécurité, et pourtant le Royaule Uni et son Commonwealth et son histoire n'a rien à envier en matière de représentativé et de petite gloriole notre République). La Cour a donné un satisfecit global à la gestion de l'Elysée, sauf ces détails comme dirait l'autre, en oubliant que le transparent et très honnête Sarkozy, a déporté ses sondages vers les services du GIC dont le budget a été multiplié par deux et vers d'autres minsitères camouflant ainsi ces dépenses-là, et bien que ces sondages restent opaques au sein de l'Elysée et encore bien dispendieux (Mediapart : Pierre Giacometti et Patrick Buisson ont vu leurs contrats de conseils en communication avec l'Elysée modifiés. Mais au vu du rapport annuel de la Cour des comptes sur la présidence de la République, les coûts restent importants, et l'opacité de mise.).

Cet homme ne manque d'aucune indécence et d'aucun culot. Il se montre comme le sauveur de la Nation, respectueux de la dépense de ses moindres deniers quand parailleurs il dépense sans compter pour ses petits caprices et qu'il est responsable de nos déficits abyssaux. Il nous fait croire, grâce à la complicité retrouvée de la presse, que la Grèce a été sauvée grâce à lui, alors qu'il s'est applati devant Merckel, qu'il n'a pas agi en 2008 quand il était encore temps, que cela aurait coûté bien moins cher, et que la France était à la tête de l'Europe et que la crise était à ses débuts brutaux et que c'est à ce mement-là qu'il fallait faire en encore mieux et plus vaste et plus cohérent et plus solidaire ce qui a été fait la semaine dernière. Du reste après Moody's, Standard & Poor's vient de baisser à nouveau la note de la Grèce (Le Figaro : Après le coup de massue de Moody's, l'agence de notation a placé la note du pays à deux crans du défaut de paiement. Le plan européen « n'est pas favorable aux investisseurs », selon elle./Après sa consœur Moody's, l'agence de notation Standard & Poor's sanctionne la Grèce. Elle a annoncé ce mercredi l'abaissement de la note du pays à « CC », avec une perspective négative. Athènes se retrouve à deux crans du défaut de paiement. Le plan d'aide présenté jeudi dernier par les dirigeants européens placera de facto la Grèce en situation de « défaut sélectif », argumente l'agence. ), la bourse continue de baisser et n'a pas eu le sursaut attendu (sauf deux jours), et l'effet domino n'est pas loin avec dans son viseur la France.

Il va bien falloir que la France renvoie à Cap Nègre Nicolas Sarkozy afin que son bébé ne soit pas laissé à l'abandon et qu'il fasse son job de père.

 

Chut ! Il y a bien un four (et même deux) dans "Air Sarko One"

Le Figaro salue "une gestion plus rigoureuse" de l'Elysée

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75 000 euros, parce que c'est meilleur grillé que réchauffé. A la lecture du billet de blog du journaliste du Monde Arnaud Leparmentier, publié lundi 25 juillet, certains s'étonneront du prix des deux fours installés dans l'avion présidentiel, "pour griller - et pas seulement réchauffer comme c'est la norme - les aliments". Un luxe épinglé par le rapport annuel (document PDF) de la Cour des comptes sur le budget de l'Elysée (qui salue néanmoins une meilleure gestion). L'Elysée l'avait pourtant démenti lors de la mise en service de l'appareil.

Equiper le nouvel A330 présidentiel, livré en novembre 2010 et parfois surnommé "Air Sarko One", a coûté cher. "2,24 millions d’euros" dépensés "sans que l’Elysée cille", pour deux fours à 75 243 euros hors taxes, la désactivation d'une porte située dans le bureau présidentiel, une isolation phonique et thermique, et des rideaux électriques, souligne Arnaud Leparmentier, accrédité à l'Elysée pour Le Monde,en se basant sur le dernier rapport de la Cour des comptes. Didier Migaud, Premier président de la cour, y juge une partie de cet équipement superflue : "Si la motorisation des rideaux d’occultation se justifie par des exigences de sécurité, pour le reste, la cour constate que la commande a été maintenue en l’état par l’état-major particulier malgré le montant des devis." Au total, l'aménagement du nouvel avion présidentiel aura coûté 76 millions d’euros. "Un prix comparable, rappelle Leparmentier, aux sommes consacrées par l’Allemagne qui renouvelait au même moment sa flotte."

Ces révélations de la Cour des comptes rappellent les rumeurs qui avaient entouré le renouvellement de la flotte présidentielle française. Et plus particulièrement, cette dépêche annonçant l'installation d'un four à pizza dans "Air Sarko One", ou ce billet du Canard enchaîné qui, en juillet 2010, croyait savoir que le Président y avait fait mettre une "baignoire sabot ". Comme le signalait l'article publié l'an dernier par Libération sur le sujet, l'Elysée avait démenti ces deux informations. Reste que, pizza ou pas, si l'on se rapporte aux journaux télévisés de l'époque, les contribuables ignoraient l'existence de fours à 75 000 euros dans l'A330 présidentiel. Malgré des infographies détaillées, qui font état de d'un "lit double king-size", d'"une salle de bain sans baignoire mais avec une douche", d'"une salle de réunion 15 places"...

   
 

Pourtant, comme le souligne Leparmentier sur son blog, "les deux déplacements ne sont pas vraiment comparables: en 2010, M. Sarkozy a effectué une visite éclair d’un jour, le lundi, précédé d’un week-end privé, tandis qu’il s’était éternisé à New-York en 2009, en pleine crise financière, du lundi au jeudi."

Comme on pouvait s'y attendre, ce rapport de la Cour des comptes sur l'Elysée a fait l'objet de présentations contrastées dans la presse française, notamment dans les titres. Si Libération le résume d'un "peut mieux faire"; Le Figaro salue la "gestion plus rigoureuse" de l'Elysée. A ce propos, d'ailleurs, n'oubliez pas que vous pouvez participer à notre grand concours de l'été en aidant Le Figaro à mettre en valeur encore mieux,comme elle le mérite, l'action du gouvernement français. Les premiers épisodes sont ici ou ici.

Mise à jour - 27 juillet : Le Président étant pressé d'étrenner son nouvel avion, l'Etat a acheté un Airbus ancien pour le prix d'un appareil plus récent. Et pour éviter tout problème, il a fallu acheter des moteurs neufs. C'est ce qu'indique le rapport de la Cour des comptes consacré au budget de l'Elysée. Et ce que rapporte sur son blog Arnaud Leparmentier. Il s'afflige du surcoût total du nouvel appareil : 33,5 millions d'euros.

C'est le calendrier imposé par l'état major particulier de Nicolas Sarkozy qui a pesé sur le renouvellement de la flotte présidentielle. En effet, le 15 février 2008, dans un courrier adressé à Matignon, il exige que le nouvel avion du président soit prêt à l’été 2010. "De cette exigence vont naître de considérables surcoûts", commente Leparmentier, en se basant sur le rapport annuel de la Cour des comptes (document PDF). D'abord parce que, "au lieu de lancer un appel d’offres conforme au droit commun, la direction générale de l’armement a préféré une procédure de marchés négociés avec mise en concurrence mais sans publicité préalable". Les risques financiers et de délais étant trop importants, deux des trois sociétés sollicitées se sont désistées moins d'un mois après la réception du dossier de consultation et c’est la société Sabena Technics qui a remporté le marché. Celle-ci achète l'Airbus 45 millions d'euros à la société de location ILFC et le revend 50 millions d'euros à l'Etat. "Premier surcoût identifié par la cour des comptes, 5 millions d’euros", note Leparmentier.

L'avion, aujourd'hui surnommé "Air Sarko One", a été mis en service en 1998 et totalise 50 000 heures de vol. Comme le signale la Cour des comptes, avec les 50 millions d'euros qu'il lui coûté, l'Etat aurait pu acquérir un Airbus mis en service en 2003 et totalisant seulement 15 000 heures de vol, celui-là même qu'Air France proposait d'acheter en avril 2008. "Bref, l’Etat a acheté du vieux au prix du récent, et cela a fini par lui coûter 23,4 millions d’euros", déplore le journaliste. "En effet, échaudé par des incidents intervenus sur les moteurs des vieux A319 gouvernementaux, l’Elysée a demander de «fiabiliser» les deux moteurs de l’A330 «afin d’exclure tout risque de défaillance». (…) Ce qui a accru le coût du marché de 9,7%."

Toutes dépenses confondues, "Air Sarko One" a coûté 259,5 millions d’euros, contre 226 millions prévus initialement.

( Par Camille Hamet )

Trouvé sur :http://www.arretsurimages.net/index.php

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